Jean Imbert dévoile sa cabane secrète en Bretagne : « mon refuge loin de Paris »
Il fait partie des chefs les plus médiatisés de France, entre ses émissions télé et son étoile au Plaza Athénée. Mais loin des projecteurs parisiens, Jean Imbert a un endroit secret où il recharge les batteries. Une cabane en bois, perdue dans les pins bretons, où il retrouve un rythme de vie aux antipodes de son quotidien de star des fourneaux.

Le double visage de Jean Imbert, entre Paris et la Bretagne
Depuis son sacre dans Top Chef en 2012, le chef n’a jamais vraiment ralenti. Il enchaîne les ouvertures, les collaborations et les distinctions, jusqu’à décrocher une étoile au Guide Michelin pour son restaurant au sein du Plaza Athénée, l’un des palaces les plus prestigieux de la capitale. Un rythme effréné, digne des plus grandes success-stories de la gastronomie française, à l’image de parcours qui inspirent aussi d’autres figures publiques marquantes.
Mais à plusieurs centaines de kilomètres de Paris, une tout autre version du chef existe. Celle d’un homme qui range sa toque pour enfiler des bottes de jardinage, qui troque les cuisines étoilées contre un potager bio. Cette dualité, il ne la cache pas : c’est même elle qui semble le nourrir le plus, un peu comme ces territoires français qui révèlent leurs plus beaux trésors loin des sentiers battus.
Car pour Jean Imbert, la Bretagne n’est pas qu’un lieu de vacances. C’est un territoire d’inspiration, un réservoir de produits qu’il affectionne particulièrement et qu’il réintègre ensuite dans sa cuisine parisienne. Un aller-retour permanent entre deux mondes qui, à première vue, n’ont rien en commun.
À Fréhel, une cabane sur pilotis pensée pour l’écologie
C’est à Fréhel, près des Sables-d’Or-les-Pins, que Jean Imbert a fait construire sa retraite. Une cabane sur pilotis de 84 m², entièrement en bois, nichée au milieu des pins avec vue dégagée sur la nature environnante. Rien n’a été laissé au hasard dans sa conception, à l’image de ces projets qui misent sur les panneaux solaires pour limiter leur impact.
Le chauffage de la maison est justement assuré par des panneaux solaires, un choix cohérent avec l’esprit écologique qui a guidé tout le projet. À l’intérieur, la décoration mélange influences marines, mobilier contemporain et objets chargés de souvenirs personnels. Les immenses baies vitrées ouvrent la maison sur la forêt, tandis que la chambre, volontairement épurée, invite au repos plutôt qu’à l’agitation.
Le chef résume lui-même ce que représente cet endroit : « Ma cabane est l’endroit où je suis le plus inspiré et détendu. C’est mon refuge loin de Paris, où je passe des moments précieux avec ma famille et mes amis. » Une déclaration qui en dit long sur ce que ce lieu représente réellement pour lui.

Un potager en permaculture, ancré dans les souvenirs d’enfance
Autour de la cabane s’étend un potager bio de près de 150 m², cultivé selon les principes de la permaculture. Accompagné par l’association Fermes d’Avenir, ce jardin ne sert pas seulement à produire des légumes pour ses séjours : il est aussi pensé comme un lieu de transmission autour d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement, un peu à la manière des projets de jardinage qui réservent leur lot de surprises.
Ce potager fait directement écho aux racines profondes de Jean Imbert. Comme il l’a confié, « toutes mes madeleines de Proust, mes souvenirs d’enfance sont liés à la cuisine avec ma famille dans cette belle région ». Une phrase qui éclaire tout le reste : cette cabane n’est pas un simple caprice de chef étoilé, c’est un retour aux sources, littéralement planté dans la terre bretonne, à des lieues des souvenirs d’enfance qui ont disparu pour beaucoup.
En 2023, le chef avait exceptionnellement ouvert les portes de sa cabane via une opération avec Airbnb. Quelques voyageurs chanceux avaient pu y réserver un séjour gratuit, dîner compris, préparé par Jean Imbert lui-même. Cette parenthèse n’existe plus aujourd’hui : la cabane est redevenue strictement privée, réservée au chef et à ses proches, ce qui rend cette expérience passée d’autant plus rare.
Entre les cuisines dorées du Plaza Athénée et une cabane en bois plantée dans les pins bretons, Jean Imbert a trouvé son équilibre : celui qui nourrit autant l’homme que le chef. Reste à savoir si, un jour, il rouvrira les portes de ce sanctuaire au public.