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« Elle a beaucoup compté dans ma vie » : le SMS de Laura Smet qui a tout appris à Jean-Louis Borloo

Publié par Cassandre le 24 Avr 2026 à 8:02

C’est par un simple texto, envoyé au petit matin du 17 avril, que Jean-Louis Borloo a appris la disparition de Nathalie Baye. L’expéditrice n’était autre que Laura Smet, la fille de l’actrice — celle qu’il a connue enfant, du temps où il partageait la vie de sa mère. Dans les colonnes du Parisien, l’ancien ministre livre un hommage d’une pudeur rare, à l’image de la femme qu’il décrit. Un témoignage qui révèle une Nathalie Baye que le grand public n’a peut-être jamais vraiment connue.

Laura Smet Leo Enfant

Un lien que ni le temps ni la séparation n’ont entamé

Jean-Louis Borloo et Nathalie Baye ont partagé une histoire d’amour à la fin des années 1980. Une relation que l’homme politique n’a jamais étalée publiquement — et dont il refuse encore aujourd’hui de livrer les détails intimes. « Elle a beaucoup compté dans ma vie mais je n’ai pas envie d’étaler tout ça », confie-t-il simplement.

Pourtant, malgré la rupture et les décennies écoulées, le fil n’a jamais été coupé. Borloo décrit « un respect réciproque et une affection indéniable » qui ont survécu à tout. Suffisamment solide pour que Laura Smet pense à lui envoyer ce message, le matin même de la mort de sa mère. Laura, qui avait mis sa vie entre parenthèses pour accompagner Nathalie Baye dans ses derniers mois, savait visiblement que cet homme-là devait être prévenu en personne.

La preuve la plus tangible de ce lien ? La présence de Borloo au mariage de Laura Smet avec Raphaël Lancrey-Javal, au Cap-Ferret, en 2019. « Je l’ai connue très petite. On ne se voit pas beaucoup, mais j’étais tellement heureux à son mariage », raconte-t-il avec émotion. Ce jour-là, il était accompagné de son épouse, la journaliste Béatrice Schönberg. Mais ce qui frappe le plus dans ses mots, c’est ce qu’il ne dit pas de Laura — et ce qu’il ajoute sur Nathalie.

« Tout sauf une femme people »

L’image médiatique de Nathalie Baye, c’est celle d’une star césarisée, compagne de Johnny Hallyday, figure incontournable du cinéma français. Borloo balaie cette image d’un revers de phrase : « Elle était tout sauf une femme people. »

Laura Smet en deuil lors des obsèques de Johnny Hallyday, le regard pensif

Le portrait qu’il brosse ressemble davantage à celui d’une intellectuelle discrète qu’à celui d’une icône de tapis rouge. Passionnée de marche, de lecture, de théâtre et de peinture, celle qui s’est éteinte à 77 ans « détestait les mondanités », affirme-t-il. Un trait de caractère que confirment d’ailleurs ceux qui l’ont côtoyée en dehors des plateaux.

L’ancien ministre fait aussi une distinction éclairante sur son métier : « C’était d’abord une comédienne avant d’être une actrice. » Derrière cette nuance, il y a l’idée d’une artiste pour qui le jeu était un artisanat, un travail de précision, pas un exercice de séduction médiatique. Borloo se souvient d’une femme « très rigoureuse sur le corps », exigeante envers elle-même, avec une discipline que le public ne soupçonnait pas forcément.

Mais cette rigueur n’excluait pas la légèreté. « C’était aussi une fille très drôle », glisse-t-il, comme pour corriger le portrait un peu austère qui pourrait se dessiner. Un mélange d’exigence et d’humour que seuls les proches pouvaient percevoir, loin des interviews calibrées. Et c’est justement cette femme-là, celle des coulisses, que la maladie a fini par rattraper.

La maladie à corps de Lewy, ce mal invisible

Nathalie Baye luttait depuis plusieurs années contre la maladie à corps de Lewy, une affection neurodégénérative encore mal connue du grand public. Cette pathologie, qui avait également touché la présentatrice Catherine Laborde, provoque des troubles cognitifs, des hallucinations et une dégradation progressive des fonctions motrices.

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Les signes avant-coureurs étaient apparus progressivement. En 2020, une hospitalisation liée à des complications broncho-pulmonaires avait constitué un premier signal d’alerte. Plus récemment, son absence aux Journées de la rose de Doué-la-Fontaine, à l’été 2025, avait été officiellement justifiée par des « raisons médicales ». Michel Drucker avait d’ailleurs révélé le moment où l’actrice ne pouvait plus cacher sa maladie.

Le Parisien a révélé son décès le 18 avril. Nathalie Baye s’est éteinte la veille, à son domicile parisien. Pour Jean-Louis Borloo, cette disparition est « trop injuste et trop triste ». Et d’insister : « Elle était trop jeune. » À 77 ans, l’actrice avait encore des projets — et surtout un petit-fils, Léo, auquel Borloo pense « surtout », dit-il, aux côtés de Laura.

« Quelqu’un de très rare. Très très rare. »

Intérieur d'une église parisienne baignée de lumière de bougies pour une cérémonie intime

Les derniers mots de Jean-Louis Borloo résonnent comme un épitaphe : « C’était quelqu’un d’une grande pudeur, d’une fidélité absolument à toute épreuve, d’une gentillesse infinie, d’une discrète générosité. C’était quelqu’un de très rare. Très très rare. » La répétition n’est pas un effet de style — elle traduit l’émotion d’un homme qui mesure ce qu’il a perdu.

Il évoque aussi une femme « tournée vers son prochain », qui « essayait de faire le bonheur des autres, parfois même à leur place ». Une phrase qui en dit long sur la personnalité de Nathalie Baye — et sur la charge émotionnelle qu’elle portait en silence. De Philippe Léotard à Johnny Hallyday, les hommes qui ont traversé sa vie ont souvent monopolisé la lumière. Borloo, lui, choisit de braquer le projecteur sur la femme, pas sur la star.

Les obsèques de l’actrice se tiendront ce vendredi 24 avril, à 10 heures, en l’église Saint-Sulpice à Paris. L’inhumation aura lieu ensuite « dans la stricte intimité », selon les informations communiquées par la famille à l’AFP. Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient, de ses partenaires de tournage à ses proches les plus discrets.

Laura Smet, orpheline de ses deux parents en huit ans

Si le témoignage de Borloo touche autant, c’est aussi parce qu’il ramène inévitablement à Laura Smet. À 41 ans, la fille de Nathalie Baye et de Johnny Hallyday se retrouve désormais orpheline de ses deux parents, huit ans seulement après la mort de son père en décembre 2017. « Je pense surtout à Laura et au petit Léo », a tenu à préciser l’ancien ministre.

Le fait qu’elle ait pris le temps, dans les heures les plus sombres, d’envoyer ce texto à l’ex-compagnon de sa mère en dit long sur la femme qu’elle est devenue. Un nouveau chapitre juridique s’ouvre désormais pour elle, après les batailles qui avaient suivi la succession de Johnny. Mais ce matin du 17 avril, il n’était pas question d’héritage — juste d’un message envoyé à quelqu’un qui comptait.

Dans la tourmente médiatique qui entoure chaque disparition de cette famille, entre la réaction controversée de Laeticia Hallyday et les hommages officiels, les mots de Jean-Louis Borloo tranchent par leur sobriété. Pas de grandes envolées, pas de formules toutes faites. Juste un homme qui a aimé une femme, il y a longtemps, et qui n’a jamais cessé de la respecter. « C’était quelqu’un de très rare. » Nathalie Baye l’était, sans doute. Et les mots de ceux qui l’ont vraiment connue le prouvent mieux que n’importe quel hommage officiel.

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