Jean-Pierre Foucault condamné à payer près de 470 000 € au fisc : le montage qui a tout fait basculer
Depuis 2017, Jean-Pierre Foucault se battait contre un redressement fiscal portant sur des centaines de milliers d’euros. La Cour de cassation vient de mettre un point final à ce feuilleton judiciaire. Le montant total réclamé donne le vertige : 469 929 euros.

Un bras de fer fiscal de huit ans pour le visage de TF1
Tout commence quand le fisc s’intéresse de près aux déclarations d’ISF du présentateur emblématique de Miss France et du Loto. Les exercices concernés couvrent la période 2011 à 2015, puis s’étendent aux années 2016 et 2017. Premier acte : un redressement de 365 394 euros de rappels d’impôt de solidarité sur la fortune, assorti de pénalités.
Le visage de TF1 refuse de payer. Ses avocats font appel. Ils perdent en 2022. Ils se pourvoient en cassation. Nouveau rejet, confirmé fin mai dernier selon une information révélée par Les Échos. Huit ans de procédure pour un résultat implacable.
À la facture initiale s’ajoutent 104 535 euros supplémentaires pour les exercices 2016-2017. Total de l’addition : près d’un demi-million d’euros. Pour comprendre comment on en arrive là, il faut plonger dans un montage fiscal que beaucoup de contribuables fortunés connaissent bien — et que le fisc surveille de plus en plus près.
Centrales photovoltaïques, loi Girardin et pacte Dutreil : le montage qui n’a pas tenu
Pour alléger ses impôts, Jean-Pierre Foucault avait investi d’importantes sommes dans deux centrales photovoltaïques en Guadeloupe et deux sociétés basées à Saint-Domingue. Ses conseillers avaient activé deux dispositifs fiscaux redoutables : la loi Girardin, pensée pour encourager l’investissement outre-mer, et le pacte Dutreil, qui offre 75 % d’exonération d’ISF.
Le hic, c’est que ce traitement de faveur exige une condition stricte : la structure doit exercer une activité commerciale ou industrielle réelle. Or, les contrôleurs fiscaux ont estimé que les placements du présentateur ne remplissaient pas ce critère.
Mais ce n’est pas tout. Le fisc a aussi tiqué sur les comptes de Parasol Production, la société audiovisuelle de Jean-Pierre Foucault où collabore sa compagne depuis quarante ans, Évelyne Jarre. Selon les contrôleurs, la trésorerie accumulée servait davantage à gérer la fortune personnelle de la star qu’à développer une activité commerciale.
Les liquidités n’avaient « pas vocation à maintenir ou développer l’activité commerciale », tranchent les juges. Résultat : l’exonération d’ISF saute, et l’addition tombe.

Sa villa de Carry-le-Rouet à 180° sur la Méditerranée sera-t-elle épargnée ?
Avec un patrimoine immobilier aussi enviable, la question se pose. Depuis 1989, Jean-Pierre Foucault et Évelyne Jarre vivent dans une superbe demeure à Carry-le-Rouet, petit village côtier situé à trente kilomètres de Marseille. Un véritable « coin de paradis », comme il aime le répéter.
Le 4 avril dernier, le présentateur a d’ailleurs ouvert les portes de sa propriété aux caméras de France 3, dans l’émission Mon côté sud présentée par Carole Gaessler. Vue à 180 degrés sur la Méditerranée, piscine en contrebas, accès privatif direct à la mer. « Quand j’arrive de Paris, la première chose que je fais : je regarde la mer et je respire un grand coup. Et là, ça y est : je revis », confiait-il avec émotion.
La star possède même une pièce secrète remplie d’objets de collection, baptisée « entrée des artistes ». Difficile d’imaginer l’animateur de 78 ans se séparer de ce refuge. Mais avec une ardoise de près de 470 000 euros, le fisc ne fait pas dans le sentiment. Le dernier recours juridique étant épuisé, il n’a plus d’autre choix que de régler la note.
Près d’un demi-million d’euros : c’est le prix d’un montage fiscal qui semblait imparable sur le papier mais qui n’a pas résisté au microscope du fisc. D’autres présentateurs stars détiennent des sociétés similaires. Combien d’entre eux dorment encore tranquilles ?