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« Il me touche mon zizi » : le fils de 4 ans de Julie Pujols raconte, la justice relaxe l’accusé

Publié par Hannah le 12 Juil 2026 à 15:16
« Il me touche mon zizi » : le fils de 4 ans de Julie Pujols raconte, la justice relaxe l'accusé

Une phrase glaçante, prononcée par un enfant de 4 ans. C’est ce qui a bouleversé la vie de Julie Pujols, journaliste et influenceuse, au printemps 2025. Quinze mois plus tard, la décision de justice tombe, et elle refuse de se taire.

Un aveu d’enfant qui change tout

Tout commence début avril 2025, dans une école du 11e arrondissement de Paris. Deux petites filles de la classe de moyenne section, celle du fils de Julie Pujols, rapportent avoir subi des attouchements de la part d’un animateur du périscolaire. L’information circule, les parents s’inquiètent, et certains décident d’interroger discrètement leurs propres enfants.

Deux jours après ces premiers signalements, Julie Pujols demande à son fils, alors âgé de 4 ans, s’il connaît cet animateur. La réponse tombe, sans détour : « Oui, D, il me touche mon ziz* et mes fe**es ». Une phrase que la journaliste dit ne jamais pouvoir oublier. Ce type de basculement brutal du quotidien laisse des traces durables dans une famille, bien après les faits eux-mêmes.

Elle choisit alors de préserver son fils, de ne rien révéler publiquement, le temps que la justice fasse son travail. Un silence tenu pendant plus d’un an, à l’image de certains combats juridiques silencieux menés loin des caméras avant d’éclater au grand jour.

Quinze mois de procédure et un procès décisif

Entre le signalement initial et le verdict, les familles concernées traversent quinze longs mois de procédure judiciaire. Accompagnées de leurs avocates, elles rassemblent les éléments, répètent les auditions, attendent. Le procès se tient finalement le 26 mai 2026.

Julie Pujols est présente au tribunal lors du délibéré. Quand la décision tombe, ce n’est pas seulement la relaxe de l’accusé qui la marque. C’est ce qu’elle représente à ses yeux, un signal envoyé à toutes les familles françaises confrontées à ce type de situation. Un cas qui rappelle, dans un registre différent, comment une décision de justice peut relancer un débat de société entier, à l’image d’autres polémiques judiciaires récentes.

« Ce n’est pas tant cette décision qui nous a outrés finalement (…), mais plutôt le message immensément méprisant qui nous a été envoyé à nous tous, parents de France », écrit-elle sur Instagram. Pour elle, le verdict traduit une réalité plus large : celle d’une parole de l’enfant jamais réellement prise au sérieux devant un tribunal.

Le silence qu’il faudra pourtant lui imposer

Ce qui frappe le plus dans le témoignage de Julie Pujols, c’est le paradoxe qu’elle décrit avec une lucidité rare. Son fils, aujourd’hui âgé de 5 ans, a eu le courage de mettre des mots précis sur ce qu’il a vécu. Et pourtant, c’est à sa mère qu’incombe désormais la tâche impossible de lui expliquer pourquoi cela n’a pas suffi.

« Il m’est impossible de lui dévoiler la cruelle réalité de la justice de notre pays. Du haut de ses 5 ans, comme nous, il ne la comprendrait pas », confie-t-elle, dans un message qui a profondément touché ses abonnés. Cette phrase résume à elle seule le sentiment d’impuissance ressenti par de nombreux parents dans des affaires similaires, où la vulnérabilité d’un enfant se heurte à la lenteur ou à l’issue d’un système judiciaire.

En rendant public ce combat, Julie Pujols ne cherche pas la compassion. Elle veut que d’autres familles, confrontées au même silence institutionnel, sachent qu’elles ne sont pas seules. Son message, largement partagé, relance un débat sensible sur la manière dont la justice française traite la parole des tout-petits face à des accusations d’attouchements.

Une phrase d’enfant, un procès, une relaxe : trois mots qui résument un an et demi de combat pour une mère qui refuse désormais de se taire. Que faudra-t-il changer pour que la parole des plus jeunes pèse enfin devant un tribunal ?

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