« Ils ur*nent dedans, puis me le renversent dessus » : Laura Smet évoque une humiliation traumatisante de son enfance
Un safari au Kenya, des photos dans un magazine, puis le retour en classe. Pour Laura Smet, les vacances en famille ont laissé place à un souvenir qu’elle n’a jamais oublié. Dans un livre paru en octobre, elle raconte une scène d’humiliation en pleine cour d’école. Et le mot qu’elle a posé dessus, ce jour-là, change tout.

Un safari au Kenya, des photos publiées et une cour d’école qui bascule
Tout commence par un voyage. Laura Smet a environ 12 ou 13 ans quand elle part avec ses deux parents, Johnny Hallyday et Nathalie Baye, faire un safari au Kenya. Un moment en famille, comme on en rêve.
Mais à leur retour, un magazine publie des photos du séjour. Selon son récit, elle ne comprend pas tout de suite ce que cela implique. Elle retourne à l’école comme d’habitude.
Ce témoignage figure dans Merci pour le non, le livre d’Élisa Tovati paru le 21 octobre aux éditions du Rocher. Trente ans plus tard, l’actrice s’en souvient avec une précision frappante.
Elle y raconte aussi que ce n’était pas la première fois que son nom pesait sur son quotidien. Bien avant cet épisode, elle avait compris que son rapport au nom Hallyday n’avait rien d’anodin.
Alors, que s’est-il passé exactement dans cette cour ? La réponse est plus dure qu’une simple moquerie.
« Ils urinent dedans… puis me le renversent dessus » : la scène qu’elle n’a jamais oubliée
Voici ce que raconte Laura Smet : des élèves de sa classe l’attrapent dans la cour. Ils se mettent à faire les imbéciles avec un récipient, « comme des enfants qui cherchent à se faire remarquer devant les autres ».
Puis, selon ses mots, cette « bêtise collective » dégénère. Ils urinent dedans, puis le lui renversent dessus, devant tout le monde.
Elle rentre chez elle trempée. Aujourd’hui, elle reconnaît que la scène a « presque quelque chose de grotesque ». Mais pour la petite fille qu’elle était, c’était « une humiliation immense ».
Sa mère, elle, ne minimise rien. Laura Smet raconte que Nathalie Baye comprend immédiatement la gravité de la situation, qu’elle a très peur, et qu’elle appelle l’école ainsi que des avocats. Un deuil récent, celui de l’actrice, a d’ailleurs rendu ces souvenirs plus forts pour certains lecteurs, comme l’évoque la vérité cachée derrière son deuil.
Mais ce n’est pas la réaction de sa mère qui marque le plus. C’est un mot que Laura Smet prononce enfin.

Le mot qui change tout : « C’est du harcèlement »
Avant de lire la suite, un détail : d’autres confidences de Laura Smet montrent combien elle parle peu, mais précisément, de son enfance.
Ce jour-là, selon elle, quelque chose bascule. « Ce n’est plus une histoire d’enfants qui se moquent. C’est autre chose. » Elle raconte avoir réalisé que ce qu’elle vivait n’était pas normal, que ce n’était pas juste de la méchanceté.
Elle le formule alors sans détour : « C’est du harcèlement. » Une prise de conscience qui arrive alors qu’elle grandit déjà avec le sentiment d’être regardée autrement que les autres.
Car l’humiliation de la cour n’était que le point culminant. « Très tôt, j’ai compris que je ne serais jamais juste Laura. Je serais toujours la fille de. Et ça change tout », confie-t-elle à Élisa Tovati.
À l’école, certains professeurs lui lançaient devant toute la classe : « De toute façon, toi, tu n’as pas besoin de faire d’études, ta vie est toute tracée. » Des parents refusaient que leurs enfants viennent chez elle, d’autres imaginaient des fêtes permanentes dans la maison familiale.
Pour une enfant, cela fait beaucoup de regards à porter.
Derrière le nom célèbre, il y avait donc une petite fille trempée dans une cour, et des adultes qui n’avaient rien vu venir. Et si vous voulez savoir comment les enfants de célébrités affrontent la haine, la malédiction qui frappe les enfants de présidents raconte un autre visage de cette pression. Quant à ceux qui se demandent ce que le grand public ignore de cette famille, la phrase de David Hallyday sur son fils Cameron ouvre une autre porte.