Trois mois après la mort de Nathalie Baye, Laura Smet confie qui l’aide à tenir

Trois mois. C’est le temps qui sépare Laura Smet du jour où elle a perdu sa mère, Nathalie Baye, emportée par la maladie le 17 avril 2026. Un délai qui n’a rien apaisé, à en croire son message posté ce mercredi 22 juillet sur Instagram. Quatre mots, une photo, et une détresse intacte que l’actrice ne cherche même plus à cacher. Reste une question : comment fait-elle, concrètement, pour continuer à avancer chaque matin ?
Une plaie qui ne s’était jamais vraiment refermée
Le 17 avril 2026, Nathalie Baye s’éteignait à son domicile parisien, à l’âge de 77 ans, victime d’une maladie à corps de Lewy. Cette pathologie neurodégénérative avait rongé peu à peu sa mémoire et ses capacités, avant d’emporter l’une des actrices les plus respectées du cinéma français. L’annonce, faite par communiqué familial dès le lendemain, avait déclenché une vague d’hommages jusqu’à l’Élysée, Emmanuel Macron saluant une comédienne avec qui la France avait « aimé, rêvé, grandi ».
Pour Laura Smet, ce deuil vient rouvrir une blessure jamais totalement cicatrisée depuis la mort de son père, Johnny Hallyday, en 2017. Orpheline de ses deux parents, l’actrice avait déjà confié avoir perdu « la moitié de son cœur » au lendemain du drame. Trois mois plus tard, la publication du 22 juillet, où sa mère apparaît souriante à bord d’un bateau, confirme que le manque reste entier. Un chagrin que son discours bouleversant aux obsèques laissait déjà deviner.
L’hypnose, une méthode qu’elle assume publiquement
Face à cette épreuve, Laura Smet a choisi une voie inattendue : l’hypnose. Dans une story Instagram, elle a expliqué recevoir régulièrement des messages de ses abonnés sur sa façon de traverser ce deuil, avant de répondre sans détour. L’actrice a révélé suivre des séances avec François Diot, un hypnotiseur installé à Paris, qu’elle recommande désormais ouvertement.
« Il m’aide énormément là-dessus, à accepter les choses de la vie, même cruelles », a-t-elle écrit, précisant se sentir « bien mieux » dans sa peau après chaque rendez-vous. Une démarche assumée, loin des circuits plus classiques du soutien psychologique traditionnel. Cette transparence tranche avec la discrétion habituelle de l’actrice, qui avait pourtant déjà évoqué le sacrifice de sa vie personnelle pour accompagner sa mère jusqu’à ses derniers instants. Un choix qui rappelle aussi combien Laura Smet s’était déjà mobilisée bien avant le décès, quand la santé de sa mère l’inquiétait déjà profondément.
Le détail qui change tout dans sa façon de tenir

Ce qui frappe surtout dans ce témoignage, ce n’est pas la méthode en elle-même, mais la manière dont Laura Smet en parle : sans filtre, sans pudeur excessive, comme pour normaliser une étape que beaucoup traversent seuls. Elle n’évoque ni thérapie de groupe ni suivi psychiatrique classique, mais un rituel personnel, régulier, qui l’aide à « accepter les choses de la vie, même cruelles ». Une formule qui en dit long sur l’ampleur de son chagrin trois mois après le drame.
Son mari, Raphaël Lancrey-Javal, et son entourage proche l’épaulent au quotidien, mais c’est bien cette approche thérapeutique qu’elle met en avant publiquement comme véritable moteur pour se lever chaque matin. Un choix de transparence rare pour une actrice habituée à protéger farouchement sa sphère privée, y compris lors des obsèques où ses proches avaient menti sur le lieu d’inhumation pour la préserver. Ce mercredi, en publiant cette photo de sa mère souriante sur un bateau, elle confirme surtout une chose : le deuil ne suit aucun calendrier, et l’hypnose n’efface pas le manque, elle aide simplement à le porter. C’est ce paradoxe qui rend son message si universel, bien au-delà de son statut de fille de Johnny Hallyday et de Nathalie Baye.
Quatre mots suffisent parfois à dire ce que des mois de silence n’ont pas réussi à taire. Laura Smet vient de le prouver, une fois de plus, avec une sincérité qui touche bien au-delà de son cercle de fans. Reste à savoir combien de temps il lui faudra encore pour que ce manque, sans jamais disparaître, devienne simplement plus supportable.