« J’ai du mal à parler au passé » : un an après, Laurent Baffie confie le deuil impossible de Thierry Ardisson
Un an déjà, et pourtant rien n’est vraiment passé. Le 14 juillet 2025, la France apprenait la mort de Thierry Ardisson, emporté à 76 ans par un cancer du foie qui le rongeait depuis treize ans. Parmi les proches les plus marqués, un nom revient sans cesse : Laurent Baffie, son ami et complice de plateau pendant des années. Un an après, l’humoriste lève enfin le voile sur l’ampleur réelle de son chagrin.

Un an après, la blessure reste ouverte
Il faut se replacer un an en arrière pour mesurer le choc. La disparition de Thierry Ardisson avait sidéré le petit écran, où l’homme en noir incarnait à lui seul toute une époque de télévision provocatrice et libre. Quelques mois après, invité de C à vous, Laurent Baffie livrait déjà un premier hommage bouleversant.
« Il était très rock and roll et il a regardé la mort en face d’une façon assez rock’n’roll. Il force l’admiration », confiait-il alors, qualifiant son ami de « génie ». Des mots forts, mais qui laissaient deviner qu’un an ne suffirait pas à cicatriser une telle perte.
C’est cette blessure que l’humoriste vient de rouvrir publiquement, avec une sincérité rare pour quelqu’un habitué à jouer les amateurs de blagues et de piques bien senties.
Car derrière l’image du fauteur de trouble télévisuel se cache une amitié forgée sur des années de complicité. Une relation qui, comme d’autres histoires marquantes de célébrités françaises, a fini par dépasser le simple cadre professionnel.
« On est devenus amis » : le récit d’une complicité télévisuelle
Dans une interview croisée pour Paris Match aux côtés d’Audrey Crespo-Mara, veuve de l’animateur, publiée le 14 juillet 2026, Laurent Baffie a posé les mots justes sur son état émotionnel. « Le deuil n’est pas encore totalement fait. Le passé, le présent, le rire et les larmes vont se mélanger », a-t-il prévenu, avant de raconter la genèse de leur amitié.
Pendant plusieurs années, les deux hommes ont travaillé côte à côte, d’abord sur Tout le monde en parle, puis sur Salut les Terriens. Une collaboration qui a fait naître bien plus qu’une relation de travail. « Il adorait que je le fasse rire et j’adorais le faire rire. Voilà comment on est devenus amis », a-t-il résumé, avec la simplicité de ceux qui n’ont jamais eu besoin de grandes déclarations.
Cette proximité, le public la ressentait déjà à l’écran, dans ces échanges complices qui ont marqué toute une génération de téléspectateurs. Un peu comme certaines figures qui ont changé une époque, Thierry Ardisson et son fidèle acolyte ont imposé un style que personne n’a jamais vraiment réussi à reproduire depuis.

« La deuxième veuve » : le mot qui résume tout
C’est dans cette même interview que Laurent Baffie a livré la confidence la plus troublante, celle qui donne toute sa mesure à l’intensité de leur lien. « J’avais l’impression d’être la deuxième veuve de Thierry. C’est fou comme les gens nous associaient », a-t-il plaisanté auprès de Paris Match, avant d’admettre plus gravement : « Ça m’a bouleversé. Je n’ai pas encore accepté sa disparition. »
L’humoriste reconnaît aujourd’hui avoir « du mal à parler au passé » de celui qui fut son partenaire de plateau pendant tant d’années. Une difficulté qu’il a choisi de transformer en hommage, en consacrant un épisode anniversaire de son podcast Coloscopie à la mémoire de Thierry Ardisson, avec Audrey Crespo-Mara comme invitée.
C’est lors de cet échange que la journaliste a révélé le dernier souhait glissé par son époux avant sa mort.
« Il m’a dit qu’il voulait que je sois heureuse, que je refasse ma vie, que j’étais faite pour être aimée », s’est-elle souvenue, avant de raconter sa réponse : « Je peux te faire toutes les promesses que tu veux, mais celle-là, n’y pense même pas.
» Un échange qui en dit long sur la vie sans Thierry Ardisson que doivent désormais construire ceux qui l’ont le plus aimé.
Un an après, ni le rire ni les larmes n’ont réussi à faire leur tri chez Laurent Baffie. Et si le deuil ne se termine jamais vraiment, il continue au moins de se raconter, une confidence à la fois.