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« Ils m’ont jeté comme une merde » : Laurent Cabrol lâche tout sur son licenciement d’Europe 1 après 45 ans

Publié par Hannah le 25 Juil 2026 à 9:01

Quarante-cinq ans de carrière balayés en un instant, sans un mot de remerciement. C’est ce qu’a vécu Laurent Cabrol, voix familière d’Europe 1 pendant près d’un demi-siècle. Aujourd’hui, il revient sur cette rupture avec une franchise rare, et sa colère n’a rien perdu de son intensité.

Laurent Cabrol

Une réorganisation qui a tout balayé sur son passage

Retour en arrière. À l’été 2021, Europe 1 décide de revoir intégralement sa grille des programmes. La station veut du neuf, du rajeunissement, une nouvelle dynamique d’audience. Plusieurs animateurs historiques se retrouvent alors sur le carreau, sans distinction d’ancienneté.

Parmi eux, Laurent Cabrol. Un nom qui ne dira peut-être rien aux plus jeunes, mais qui a bercé des générations entières d’auditeurs depuis 1976. Météo, nature, jardinage : ses chroniques faisaient partie du paysage sonore français, un peu comme ces monuments parisiens qu’on croit éternels jusqu’au jour où tout change.

Sauf que voilà : ce jour-là, personne ne l’a prévenu que sa carrière touchait à sa fin de la sorte. Pas de discussion, pas de préparation. Juste un couperet, sec et froid, tombé après quarante-cinq années de loyauté.

Un scénario qui rappelle, toutes proportions gardées, ces histoires de figures publiques qui découvrent, souvent tard, que la reconnaissance n’est pas toujours au rendez-vous après des décennies de bons et loyaux services.

« Sans un adieu, sans un remerciement, sans un verre »

C’est dans les colonnes du Parisien que Laurent Cabrol a choisi de vider son sac. Sa phrase, glaçante de sincérité, a d’ailleurs été relayée sur les réseaux via le compte du quotidien : « Ils m’ont jeté comme une merde. Sans un adieu, sans un remerciement, sans un verre. Sans un euro de plus que mon solde de tout compte. »

Une déclaration qui claque. Elle résume, à elle seule, tout le désarroi d’un homme qui pensait mériter, a minima, un au revoir digne de ce nom. Pas un chèque bonus, pas un privilège : juste un signe, une reconnaissance humaine après 45 ans de bons et loyaux services.

Ce qui frappe dans son témoignage, ce n’est pas tant la brutalité économique de la rupture. C’est l’absence totale de rituel de fin. Pas de pot de départ, pas de discours, pas même quelques mots devant les collègues. Rien.

Pour un professionnel aussi identifié à sa maison, l’absence de ce type de geste symbolique pèse parfois plus lourd qu’une simple question financière. C’est souvent le cas dans ce genre de séparations brutales où le sentiment d’injustice dépasse largement l’aspect matériel.

Laurent Cabrol

Une carrière de 45 ans effacée en quelques minutes

Ce qui rend cette histoire particulièrement dure à avaler, c’est le contraste. Certaines figures publiques réussissent à tourner la page en douceur, avec le temps et les moyens de préparer une nouvelle vie. Pour Laurent Cabrol, la coupure a été immédiate, sans transition.

Ses chroniques sur la nature, la météo et le jardinage lui avaient pourtant valu une fidélité rare de la part du public. Un ton chaleureux, une simplicité assumée, loin des effets de manche : c’est ce cocktail qui avait fait de lui une voix incontournable de la station pendant des décennies.

Le journaliste, qui a également révélé avoir été victime d’une escroquerie lui ayant coûté plus de 50 000 euros, cumule donc les épreuves ces dernières années. Une double peine qui explique sans doute pourquoi il a choisi, cinq ans après les faits, de reparler publiquement de cette blessure.

Car le temps n’a visiblement pas suffi à effacer l’amertume. Laurent Cabrol dit aujourd’hui vouloir avancer, tourner la page. Mais la manière dont s’est achevée son aventure radiophonique reste, à ses yeux, une injustice qu’aucune explication officielle n’est venue réparer.

Cette histoire résonne bien au-delà du monde des médias. Elle raconte ce que ressentent tant de salariés licenciés après une vie de travail : le sentiment d’avoir été un numéro, jamais une personne. Et vous, auriez-vous digéré un départ aussi sec après 45 ans de maison ?

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