« Trouver un compagnon pour la fin de ma vie » : à 64 ans, Lio raconte pourquoi elle a fait vœu de célibat pendant 15 ans

Six enfants, quatre pères différents, et une carrière construite entre deux ruptures. À 64 ans, Lio n’a jamais caché grand-chose de sa vie amoureuse, entre passions dévorantes et blessures profondes. Mais derrière les paillettes de Banana Split, une décision bien plus radicale s’est jouée il y a quinze ans. Elle nous explique enfin pourquoi elle a choisi de tout arrêter, et ce qu’elle espère retrouver aujourd’hui.
Une vie sentimentale marquée par les blessures
Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos, alias Lio, ne s’est jamais présentée comme une sainte de l’amour. Elle le dit elle-même : côté cœur, elle se sent « millionnaire » en erreurs. Une formule qui pourrait faire sourire si elle ne cachait pas des années de désillusions bien réelles.
Parmi ces épisodes marquants, sa relation avec le musicien Alexis Zad, père de ses jumelles, a laissé des traces profondes. La chanteuse y a été confrontée à des violences conjugales, une expérience qui a durablement changé son rapport aux relations amoureuses.
Difficile, dans ces conditions, de ne pas questionner le modèle qu’on nous vend depuis toujours. Lio a fini par tout remettre à plat, jusqu’à sa manière même de concevoir l’amour hétérosexuel dans lequel elle s’était longtemps inscrite, comme tant d’autres avant elle. Une remise en question qui allait la conduire vers un choix inattendu, presque à contre-courant de tout ce qu’on attend d’une figure publique de sa notoriété.
Le choix radical du célibat pour tout reconstruire
C’est à 50 ans que Lio a décidé de tirer un trait sur sa vie sentimentale, du moins temporairement. « J’ai pris le temps de déconstruire l’amour quand j’ai arrêté à 50 ans », confie-t-elle à Télé-Loisirs, à l’occasion de sa présidence du jury Révélation du 52ᵉ Festival du cinéma américain de Deauville.
Une abstinence assumée depuis près de quinze ans, loin d’être un renoncement subi. Pour l’artiste, il s’agissait avant tout de sortir d’un schéma répétitif, celui qui l’avait menée d’une déception à une autre. Un travail intérieur qui rappelle que certaines décisions radicales ne se prennent qu’après avoir touché le fond.
Elle regrette d’ailleurs ouvertement ce cycle qui semblait la ramener toujours vers le même type de partenaire : « c’est quand même à chaque fois les mêmes que tu choisis ! » Une lucidité rare, presque brutale, sur ses propres mécanismes de séduction et d’attachement.
Pourquoi elle n’a pas fermé la porte à l’amour
Contrairement à ce que son long célibat pourrait laisser penser, Lio n’a pas renoncé à l’idée d’aimer à nouveau. Elle raconte s’être fait une promesse à elle-même, presque comme un pacte intime : « Je me suis dit ‘Écoute Vanda, il faut que tu réfléchisses si tu veux avoir une chance, à la fin de ta vie, de trouver une compagne ou un compagnon qui t’irait.’ »
La formulation est révélatrice. Lio ne cherche plus un partenaire selon les codes hétérosexuels stricts qu’elle a longtemps suivis. Elle ouvre désormais la porte à toutes les possibilités, homme ou femme, du moment que la relation ne reproduit pas le fameux « bourbier » dont elle parle avec un sourire amer.
Cette parenthèse dans sa vie amoureuse a aussi coïncidé avec des choix professionnels qu’elle regrette, comme ses refus de rôles marquants dans L’Été meurtrier ou Mauvais sang, des décisions prises, selon elle, « par amour », avant qu’elle n’ait « déconstruit ce que c’était que l’amour ». Une trajectoire qu’on peut suivre en nous suivant ou en nous ajoutant à vos favoris pour ne rien manquer de ses prochaines confidences.
Quinze ans de silence amoureux pour, peut-être, choisir enfin la bonne personne. Lio ne cherche plus la passion à tout prix : elle cherche la solidité. Et vous, à quel âge accepte-t-on vraiment de changer sa façon d’aimer ?