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« Mes poumons fonctionnent sur batterie » : Lola Young, 25 ans, avoue ce que le vapotage lui fait vivre

Publié par Hannah le 01 Oct 2026 à 12:22

Lola Young, 25 ans, n’est pas du genre à mâcher ses mots. Dans une vidéo TikTok, la chanteuse britannique raconte comment le vapotage a changé sa façon de respirer. Elle compare ses poumons à une pile, et l’effort qu’elle ressent lui donne même des idées de salaire. Reste une phrase, tout à la fin, qui laisse perplexe : à quel âge compte-t-elle vraiment arrêter ?

Une prédiction balayée d’un haussement d’épaules

Tout commence par un souvenir. Selon le Daily Mail, quelqu’un aurait prévenu Lola Young qu’un jour, vers 25 ou 26 ans, elle se réveillerait d’un sommeil profond en ressentant les effets du vapotage. Sa réponse d’alors, elle la rapporte elle-même : « nah », accompagné d’un roulement d’yeux.

Ce jour est arrivé, dit-elle à ses abonnés. Elle décrit des poumons qui lui donnent l’impression d’être « une grosse batterie », et une respiration devenue une corvée. Elle ajoute avoir le sentiment qu’on devrait la payer pour respirer, avec un bon salaire de 30 livres de l’heure.

Le ton est humoristique, mais le fond ne l’est pas vraiment. La chanteuse reconnaît que le prix à payer commence à se faire sentir, après plusieurs années d’usage. Et pourtant, elle n’a pas prévu de lever le pied tout de suite.

Ce n’est pas la première fois qu’elle parle de ses addictions. D’ailleurs, d’autres témoignages de vapoteurs, comme celui de ce jeune homme hospitalisé après avoir vapoté toutes les 10 secondes, montrent que l’essoufflement n’a rien d’une anecdote isolée. Mais pour comprendre le calendrier de Lola, il faut regarder la dernière année de sa vie.

Une année de chute, de silence et de reconstruction

Lola Young a pris du recul avec la scène l’an dernier, après s’être effondrée sur scène en septembre 2025. Elle a ensuite révélé, en mars, être en convalescence liée à la drogue. Une confidence qu’elle n’a pas faite à moitié, mais sans entrer dans les détails.

Interrogée par le Sunday Times, elle a préféré préserver sa vie privée. « La guérison est un processus continu », a-t-elle expliqué. « Je ne suis pas un produit fini, mais je vais beaucoup mieux. »

Pressée de préciser, elle a confirmé qu’il s’agissait bien de drogues. Elle a ensuite raconté être passée par un centre « holistique » axé sur l’addiction et la santé mentale. Elle fréquente désormais les Alcooliques anonymes.

Ces combats ne datent pas d’hier. Elle affirme avoir traversé des épreuves similaires pendant l’enregistrement de son album I’m Only F**king Myself, en 2024, évoquant de gros problèmes de santé mentale et une lutte contre l’addiction. Dans ses textes précédents, elle se décrivait déjà comme une « petite accro idiote » essayant d’arrêter la cocaïne.

Le parcours rappelle celui de cet ancienne accro au vapotage qui raconte son périple pour arrêter. Reste à savoir comment la chanteuse justifie son calendrier. C’est là que sa vidéo prend un tour étonnant.

Cigarette électronique posée sur une table en bois

Arrêter à 45 ans : la promesse qui interroge

Voici donc la chute de sa vidéo. Après avoir décrit ses poumons « sur batterie », Lola Young conclut sans trembler : « Je vais essayer d’arrêter quand j’aurai 45 ans. » Vingt ans de vapotage supplémentaires, donc, si elle s’en tient au plan.

Le ton reste celui de la boutade, mais la phrase est claire et rien n’indique, dans la source, qu’elle ait changé d’avis. Sa respiration devenue « laborieuse » n’a, pour l’instant, pas suffi à la faire reculer.

Ce décalage entre le constat et la décision illustre un mécanisme bien connu de la dépendance. On sait que le problème existe, on le raconte même avec humour, mais on repousse l’échéance. Une tactique qui rappelle cet ado qui vapotait l’équivalent de 50 cigarettes par jour avant de payer l’addition.

Le vapotage n’est pourtant pas présenté comme anodin par les experts cités. Les données disent qu’il est bien moins nocif que le tabac, mais pas dénué de risques. Une étude publiée dans Nature Medicine, portant sur plus de 4,5 millions d’anciens fumeurs, suggère même que passer de la cigarette à la vape pourrait ne pas réduire le risque de cancer du poumon.

Et pendant que la chanteuse repousse l’échéance, le gouvernement britannique, lui, accélère.

Ce que le Royaume-Uni change pour les vapoteurs

Les règles se durcissent vite. Une interdiction de vendre des vapes et des produits à la nicotine aux moins de 18 ans doit entrer en vigueur dans tout le pays le 29 octobre. Elle concernera aussi les vapes sans nicotine, les e-liquides et les sachets de nicotine.

Un adulte qui achète pour un mineur commettra une infraction. Vapoter dans sa voiture en présence d’enfants devrait aussi être interdit, et les lieux où fumer est déjà banni deviendront sans vape, des pubs aux transports publics. Certaines zones extérieures, comme les aires de jeux et les abords des écoles, sont aussi concernées, sous réserve de consultation.

Le portefeuille est également visé. Une taxe de 2,20 livres par 10 ml de liquide pourrait coûter jusqu’à 600 livres de plus par an à un gros utilisateur. Un flacon vendu environ 3,99 livres pourrait presque atteindre 7 livres.

Les fumeurs ne sont pas épargnés : +44 pence sur un paquet de 20 cigarettes, soit environ 160 livres par an pour un paquet quotidien. Ces mesures visent à garder le vapotage moins cher que le tabac tout en décourageant les jeunes, un équilibre qui fait débat. Les critiques craignent qu’un prix plus élevé décourage les fumeurs d’utiliser la cigarette électronique pour arrêter.

L’enjeu est de taille : environ 5,4 millions d’adultes britanniques vapotent, contre 4,9 millions qui fument. Pour mesurer ce que cela implique, on peut regarder la façon dont la France a réagi avec l’interdiction des puffs. De son côté, l’association Action on Smoking and Health s’inquiète d’une perception publique du vapotage « loin des preuves ».

Lola Young rit de ses poumons à piles, mais le sujet, lui, est loin d’être une blague pour les autorités. Et la chanteuse n’est pas seule dans ce cas, comme le montre cette étude inédite sur les risques comparés de la vape et de la cigarette.

Une chanteuse de 25 ans qui plaisante sur ses poumons, c’est drôle jusqu’à ce que la respiration devienne un effort. Le plan d’arrêt à 45 ans, lui, reste à prouver.

Et si vous pensiez que la nicotine était la seule habitude difficile à lâcher, cette nouvelle addiction qui tend le couple de Renaud pourrait vous surprendre. Quant à ceux qui croient connaître les chiffres du tabac, ce chiffre de 3 500 milliards de cigarettes par an donne le vertige.

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