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Thierry Lhermitte le croyait huissier : Mimi-Siku apparaît en vidéo et révèle son vrai métier

Publié par Hannah Maline le 24 Oct 2026 à 7:30
Thierry Lhermitte Coluche

Plus de trente ans après sa sortie, Un Indien dans la ville cartonne toujours à chaque diffusion. Dans l’émission Legend, Thierry Lhermitte a raconté ses souvenirs de tournage, puis évoqué le garçon qui jouait son fils. Il pensait tout savoir de lui. Une surprise, filmée à des milliers de kilomètres, a pourtant rectifié son récit, et le vrai métier de Mimi-Siku n’est pas celui qu’il annonçait.

Trente ans après, pourquoi ce film ne quitte-t-il toujours pas nos écrans ?

Certains films vieillissent mal. Un Indien dans la ville, lui, semble défier le temps : à chacune de ses diffusions sur le petit écran, il rassemble encore, comme le rappelle Programme TV. Il vit aussi une seconde jeunesse depuis son arrivée sur Netflix.

Dans Legend, l’émission de Guillaume Pley, Thierry Lhermitte n’a pas caché sa tendresse pour ce tournage. « Tous les jours, il y avait une bonne nouvelle, tous les jours il y avait un truc qui collait bien », s’est-il souvenu. Le genre de phrase que l’on entend rarement à propos d’un plateau de cinéma.

Le succès en salles confirme ce souvenir heureux. Selon la source, le film s’est classé juste derrière Le Roi Lion au nombre d’entrées, un exploit pour une comédie française. L’ancien du Splendid, qui a connu la bande de Gérard Jugnot et de ses compagnons de troupe, a donc de bonnes raisons de se montrer nostalgique.

Mais un film, c’est aussi une distribution. Et celui qui a donné au film son charme le plus inattendu, l’enfant Mimi-Siku, n’a pas du tout suivi la trajectoire que l’on imagine pour un petit prodige du grand écran. Lhermitte, lui, a gardé le contact. Et ce qu’il en dit mérite qu’on s’y arrête.

« Ça ne l’intéressait pas du tout » : ce que Lhermitte disait de son faux fils

Ludwig Briand avait 13 ans au moment du tournage, d’après la source. Face à lui, Lhermitte incarnait un père de famille découvrant un fils inconnu élevé en pleine forêt amazonienne. Le duo a fait rire la France entière.

Pourtant, la suite de la vie du jeune acteur n’a rien eu d’une carrière classique. « Le cinéma, ça ne l’intéressait pas du tout », a lancé Lhermitte dans Legend. Une phrase étonnante pour un enfant qui venait de décrocher l’un des plus gros succès du cinéma français.

L’acteur a aussi livré une indication sur son parcours universitaire. « Il a fait des études de droit et il est devenu huissier », a-t-il affirmé. Une information précise, énoncée avec l’assurance de quelqu’un qui est resté proche de l’ancien enfant star. Dans le même esprit de bande de copains devenus cadres de la vie du cinéma, l’actualité de Christian Clavier rappelle combien les trajectoires peuvent diverger.

C’est là que Guillaume Pley a sorti sa carte. Il a annoncé à son invité que Ludwig Briand lui-même était présent en vidéo, prêt à échanger avec lui. L’écran s’est allumé sur une île lointaine, et Lhermitte a découvert un visage qu’il n’avait peut-être pas vu depuis longtemps.

Installé à Basse-Terre, en Guadeloupe, l’ancien Mimi-Siku a pris la parole. Et il a précisé, avec le sourire, sa fonction exacte : « Je travaille pour le ministère de la justice. Je suis directeur du service de greffe judiciaire et je suis responsable de la gestion informatique pour tout le ressort de la Cour d’Appel de Basse-Terre. » Pas huissier, donc.

Bobine de film ancienne posée sur une table en bois

Greffe, informatique et théâtre d’impro : la vie rangée de l’ex-enfant star

Si vous cherchez la trace d’un Mimi-Siku devenu adulte, la voici : un fonctionnaire du ministère de la Justice, responsable du système informatique de toute une cour d’appel. Un poste sérieux, loin de la métropole et des projecteurs.

Amusé, Thierry Lhermitte lui a demandé si on l’appelait désormais « Maître Mimi-Siku ». Ludwig Briand a répondu qu’on l’interpellait encore ainsi, à cause des rediffusions du film et de son arrivée sur Netflix. Le personnage lui colle à la peau, trente ans plus tard.

Mais l’ancien acteur n’a pas tout à fait quitté la scène. « Je fais du théâtre d’impro ici et du coup je ne suis plus dans le cinéma, mais je continue de faire du théâtre en amateur », a-t-il expliqué. Une façon de garder le goût du jeu sans en dépendre.

Reste la vraie question : pourquoi avoir tourné le dos à un début de carrière aussi prometteur ? Il l’a dit sans détour. « Les tournages se passaient souvent pendant les examens et à un moment donné, il fallait bien choisir aussi. Et puis, je voulais choisir l’endroit où j’allais plutôt que d’être dépendant (…) des autres. »

La réponse tient donc en deux mots : liberté et sécurité. Ludwig Briand a préféré maîtriser son destin plutôt que de dépendre des plateaux et des castings. Ce choix, il l’avait déjà expliqué à Télé-Loisirs avec une simplicité désarmante, et le détail de cette décision est encore plus parlant.

Une carrière close à 18 ans : ce que le bac a changé

Après Un Indien dans la ville, Ludwig Briand a encore joué dans La Caverne de la rose d’or et Un et un font six. Puis il a définitivement mis un terme à sa carrière d’acteur. Le rideau est tombé tôt, et il n’est jamais remonté.

Le déclic date de ses 18 ans. « À mes 18 ans, quand j’ai réussi mon bac, j’ai enchaîné sur des études de droit. Je voulais me consacrer à mes études pour avoir une sécurité », avait-il confié à Télé-Loisirs. Le mot « sécurité » revient comme un fil rouge dans son discours.

Cette lucidité tranche avec l’image d’une vedette que le succès aurait aveuglée. Ludwig Briand reste humble sur cette période. « Je ne me suis jamais vraiment considéré comme une star. Et puis même avec le recul, à peine une étoile filante ! », remarquait-il.

Dans le monde du cinéma, ce type de parcours reste rare. Beaucoup d’anciens enfants acteurs peinent à se défaire d’un rôle culte, alors que lui l’a laissé derrière lui avec élégance. D’autres figures du métier, comme Josiane Balasko, racontent aussi des choix intimes loin des clichés de la célébrité.

Quant à Thierry Lhermitte, son erreur d’un mot, huissier plutôt que greffe judiciaire, n’a rien d’une faute grave. Elle montre surtout combien la vie de l’ex-petit Mimi-Siku s’est éloignée des écrans. Même pour ceux qui l’ont connu, il est devenu quelqu’un d’autre, tout en restant le gamin que la France adore, comme l’avait résumé Michèle Bernier à propos d’autres souvenirs de plateau.

Mimi-Siku n’a pas fini en maître huissier mais en gardien discret de la justice, à Basse-Terre. Son « étoile filante » a laissé place à une vie choisie. Et si vous pensiez que les destins brisés étaient la règle, l’étrange révélation d’un ami de Michel Blanc risque de vous retourner. Quant à celle qui fustigeait l’argent, ce qu’Anémone a vraiment laissé à son fils vaut le détour.

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