Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« J’étais une proie » : une actrice de Plus belle la vie accuse Patrick Bruel

Publié par Hannah le 02 Juil 2026 à 9:30

Elle a joué dans Plus belle la vie en 2007. Aujourd’hui, elle prend la parole dans une affaire qui secoue le monde du spectacle depuis des mois.

« Je fais partie de ces hommes-là » : quand Patrick Bruel se dénonçait à demi-mot en pleine Bruelmania

Son témoignage, publié par Mediapart, raconte une scène précise dans un taxi. Et une phrase qui, selon elle, résume tout.

Une actrice de Plus belle la vie sort du silence

Son nom, c’est Maïdi Roth. Elle fait partie des femmes qui accusent aujourd’hui Patrick Bruel dans une vaste affaire judiciaire.

« J’ai décidé de parler par solidarité envers les victimes mais aussi pour faire avancer les choses », lance-t-elle dans les colonnes de Mediapart. Une démarche assumée, réfléchie.

Le chanteur, lui, conteste catégoriquement l’ensemble des accusations. Il affirme n’avoir jamais contraint ni agressé qui que ce soit. À ce stade, il reste présumé innocent.

Mais le récit de la comédienne, précis et détaillé, ajoute une nouvelle pièce à un dossier déjà lourd. Retour sur ce qu’elle décrit.

La scène du taxi, minute par minute

Bungalow de plage au soleil couchant, verre d'eau sur la terrasse en bois, ambiance émouvante

Selon Maïdi Roth, tout commence dans une voiture. « On est dans le taxi tous les deux. À l’époque, je sortais des albums, j’étais dans la musique, donc on parle de ça », raconte-t-elle.

Puis, dit-elle, la conversation bascule. « Tout d’un coup, il se jette contre moi et il cherche à m’embrasser. Il met sa main sur mes jambes pour me coincer contre la fenêtre. »

Sa réaction ? Le blocage total. « J’étais en état de sidération », confie-t-elle. Un mot qui revient souvent dans les témoignages de victimes présumées.

Intérieur d'un taxi parisien au crépuscule, siège arrière vide, ambiance tendue

Pour tenter de s’en sortir, elle aurait joué la carte de la diversion. « Fais gaffe, mon mec m’attend à la sortie du taxi », aurait-elle glissé au chanteur.

La réponse qu’elle rapporte est glaçante. « Ce n’est pas grave, je ne suis pas jaloux », lui aurait répondu Patrick Bruel. C’est là que tout bascule dans sa tête.

La phrase qui résume tout selon elle

C’est le cœur de son témoignage. « J’ai compris à ce moment-là qu’il n’y a aucun sentiment. J’étais une proie, un objet à posséder », affirme la comédienne.

Quand le taxi s’arrête, elle dit être sortie de la voiture avec précipitation. Fuir, vite, sans se retourner. Une scène courte, mais marquante.

Ce n’est pourtant que le début de son récit. Deux jours plus tard, elle affirme avoir été témoin d’un autre épisode.

Deux jours plus tard, un second récit

Cette fois, Maïdi Roth dit ne pas avoir été la cible directe. Mais témoin d’une scène qui l’aurait bouleversée.

Voir cette publication sur Instagram

« Je vois une femme sortir en larmes, suffocante. On lui porte secours, on lui apporte de l’eau », raconte-t-elle. La suite, selon la femme concernée, aurait un point de départ presque anodin.

« Elle nous raconte que Monsieur Bruel lui a demandé d’acheter de la crème solaire. Elle est allée dans son bungalow lui apporter et elle s’est fait agresser sexuellement », poursuit l’actrice.

Un récit qui s’ajoute à d’autres témoignages accablants autour du chanteur. Et qui interroge sur ce que l’entourage savait.

Une alerte à la direction… restée sans suite

Face à ces épisodes, Maïdi Roth affirme avoir tiré la sonnette d’alarme. Elle dit avoir alerté la direction d’Unifrance à l’époque.

La réponse qu’elle rapporte laisse songeur. « Oh la la, celui-là, il faut qu’il se tienne tranquille », lui aurait-on répondu. Une phrase qui ressemble à un secret de polichinelle.

Cette histoire d’omerta présumée revient d’ailleurs dans plusieurs récits liés à l’affaire. Le silence, encore et toujours.

Avec d’autres femmes, la comédienne dit avoir voulu comprendre l’ampleur des faits. Et ce qu’elles ont mis noir sur blanc a de quoi glacer.

Une liste d’une dizaine de noms

« On s’est mis de côté et on a fait une liste de ce qu’on savait nous d’agressions qu’on avait eues », révèle Maïdi Roth. Une démarche collective, entre victimes présumées.

Le résultat ? « Il y avait une dizaine de noms », lâche-t-elle. Une comptabilité douloureuse, construite bien avant que l’affaire n’explose médiatiquement.

Ce chiffre fait écho au nombre grandissant d’accusatrices qui se manifestent depuis plusieurs mois. L’affaire ne cesse de prendre de l’ampleur.

Ce que dit Patrick Bruel de son côté

Le chanteur, lui, tient une ligne claire et constante : il nie tout en bloc. Selon ses dires, les relations qu’il a pu avoir ont toujours été consenties et sans aucune violence.

Mis en examen après sa garde à vue, il reste présumé innocent. La justice suit désormais son cours, et ce sera à elle de trancher.

L’affaire, elle, dépasse largement ce seul témoignage. Le chanteur fait face à plusieurs plaintes et à des peines lourdes en cas de condamnation.

Entre l’accusation de Flavie Flament et les témoignages de masseuses, le dossier ne cesse de s’épaissir. Et il divise profondément la France, jusque dans le monde du spectacle.

Une chose est sûre : ces récits, s’ils sont confirmés, devraient peser dans la balance judiciaire. Reste à savoir ce que la justice retiendra.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *