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« 40 fois plus fort qu’une rage de dents » : Marie-Sophie Lacarrau révèle ce que cette goutte d’eau lui a fait subir

Publié par Hannah le 17 Juin 2026 à 19:23
Marie-Sophie Lacarrau (2)

Des millions de Français portent des lentilles de contact sans jamais se douter du danger microscopique qui les guette sous la douche. Marie-Sophie Lacarrau l’a appris de la pire façon possible : un parasite s’est glissé dans son œil et a rongé sa cornée. Deux mois dans l’obscurité totale, une famille contrainte de vivre dans le noir, et des séquelles qui persistent encore aujourd’hui.

Une simple douche, un parasite, et la cornée grignotée

Tout est parti d’un geste anodin que la plupart des porteurs de lentilles reproduisent sans y penser. En 2022, la présentatrice du Journal de 13 heures de TF1 a laissé un filet d’eau entrer en contact avec ses lentilles sous la douche. Ce jour-là, une amibe — un parasite microscopique invisible à l’œil nu — s’est introduite sous la lentille et a commencé à attaquer la surface de sa cornée.

Lors d’un échange avec les lecteurs de Midi Libre ce samedi 13 juin, la journaliste a expliqué la mécanique de l’infection avec une franchise rare. « Un parasite est rentré dans mon œil et a grignoté ma cornée », a-t-elle confié. Le diagnostic porte un nom clinique précis : kératite amibienne. Une pathologie rare mais redoutable, qui touche principalement les porteurs de lentilles et peut conduire à la perte définitive de la vue.

La règle est pourtant simple, rappelle Marie-Sophie Lacarrau : l’eau et les lentilles ne doivent jamais se rencontrer. Ni sous la douche, ni à la piscine, ni même au contact d’un robinet. L’amibe prospère dans l’eau douce et n’attend qu’une surface humide pour se fixer. Quand cette surface, c’est votre œil, les conséquences peuvent être dévastatrices.

La présentatrice insiste sur un autre point crucial : la rapidité du diagnostic. « Si on tombe dans une errance médicale, on peut vraiment perdre la vue d’un œil », alerte-t-elle. Un message qu’elle adresse à tous ceux qui porteraient des lentilles sans connaître ce risque. Après son absence prolongée de l’antenne, son entourage familial a dû se réorganiser entièrement autour de sa convalescence.

Des douleurs « 40 fois plus fortes qu’une rage de dents »

Ce que Marie-Sophie Lacarrau décrit de ses semaines de souffrance donne la mesure de la violence de cette infection. Les douleurs oculaires qu’elle a endurées dépassent tout ce que la plupart des gens peuvent imaginer. Sa comparaison est glaçante : « 40 fois plus fortes qu’une rage de dents ». Pas un pic ponctuel. Une douleur continue, lancinante, qui ne laisse aucun répit.

Pendant près de deux mois, la journaliste est restée confinée chez elle, plongée dans l’obscurité quasi totale. Son organisme ne tolérait plus la moindre stimulation sensorielle. « Vous ne supportez aucun bruit, aucune lumière », a-t-elle raconté. Les volets fermés, les écrans éteints, les conversations à voix basse. Son monde s’est réduit aux quatre murs d’une chambre plongée dans le noir.

Le quotidien le plus banal — manger, se déplacer d’une pièce à l’autre — est devenu un parcours d’obstacles. Chaque photon de lumière artificielle provoquait une souffrance immédiate. Chaque son un peu fort amplifiait le malaise. La présentatrice, habituée à l’exposition quotidienne des plateaux de TF1, s’est retrouvée isolée du monde pendant de longues semaines.

Aujourd’hui, les séquelles persistent. Marie-Sophie Lacarrau conserve une baisse importante de son acuité visuelle. L’infection a laissé des traces sur sa cornée que le temps ne pourra pas effacer complètement. Elle reconnaît cependant avoir eu de la chance : les conséquences auraient pu être bien plus graves, jusqu’à la perte totale de la vue. Mais ce qui l’a peut-être le plus marquée, c’est l’impact sur sa vie familiale.

Lentilles de contact posées près d'un robinet ouvert avec des gouttes d'eau visibles

« Maman arrive, éteins la lumière » : quand toute la famille vit dans le noir

La scène que la présentatrice a confiée aux lecteurs de Midi Libre résume à elle seule la réalité de sa convalescence. Chaque fois qu’elle quittait sa chambre pour rejoindre le salon, le même rituel se répétait. Son mari et ses enfants se passaient le mot en chuchotant : « Maman arrive, éteins la lumière. »

En quelques secondes, le salon plongeait dans l’obscurité. Les écrans s’éteignaient. Les rideaux se fermaient. Toute la famille vivait au rythme de sa photosensibilité. Pierre Bascoul, son compagnon, et leurs enfants ont dû réinventer leur quotidien pendant des semaines, ajustant chaque geste pour protéger ses yeux fragilisés.

Ce témoignage illustre un aspect rarement évoqué des maladies oculaires rares : l’onde de choc sur l’entourage. Les proches ne sont pas seulement spectateurs de la souffrance. Ils deviennent les gardiens permanents d’un environnement adapté, jour et nuit, sans pause. Pour les enfants de la star du JT, voir leur mère incapable de supporter la lumière du jour a forcément laissé une empreinte.

Marie-Sophie Lacarrau espère que son histoire servira d’alerte. Un geste aussi simple que retirer ses lentilles avant la douche peut éviter des mois de calvaire. Elle le répète à chaque prise de parole : l’eau et les lentilles sont un couple mortel. Le parasite ne prévient pas, et quand il frappe, la course contre la montre pour sauver la vue commence.

Une goutte d’eau, un parasite invisible, deux mois dans le noir : le prix d’un geste que des millions de Français répètent chaque jour sans y penser. Si vous portez des lentilles et que vous lisez ces lignes, posez-vous une seule question : les retirez-vous vraiment avant chaque contact avec l’eau ?

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