Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Il m’a dénudée et touchée » : Mélanie Page, compagne de Nagui, se confie sur son agression à 15 ans

Publié par Hannah le 15 Juil 2026 à 9:06

Elle est connue pour sa complicité avec Nagui à l’écran comme à la ville, un couple qui dure depuis 26 ans et qui fait rêver. Mais derrière l’image joyeuse de Mélanie Page, il y a une histoire beaucoup plus sombre, restée longtemps secrète. Dans un podcast, la comédienne a choisi de raconter, sans filtre, ce qu’elle a vécu à seulement 15 ans.

nagui melanie page couple

Une love story qui a mis du temps à démarrer

Avant d’être ce duo solide et amoureux que tout le monde connaît, Mélanie Page et Nagui ont vécu un début de relation plutôt chaotique. L’animateur, qui a longtemps cohabité avec l’univers de Cyril Hanouna avant de tracer sa route, a lui-même raconté cette rencontre improbable sur le plateau de N’oubliez pas les paroles.

« La première fois avec ma douce et tendre Mélanie, c’était électrique. Je draguais sa copine en fait dans un premier temps », a-t-il confié, presque amusé par le souvenir. Un rebondissement digne d’une comédie romantique, sauf que la suite n’a pas été simple : Mélanie Page l’a envoyé « bouler pendant des mois » avant de finalement craquer.

Aujourd’hui mariés et toujours aussi complices, les deux ont traversé bien des étapes ensemble, entre projets télévisés et vie de famille. Leur demande en mariage, dans un hélicoptère au-dessus de New York, reste d’ailleurs l’une des anecdotes préférées de la comédienne, un souvenir qu’elle raconte encore avec une émotion intacte, casques sur les oreilles et pilote médusé en toile de fond.

Mais c’est dans un tout autre registre que Mélanie Page s’est confiée récemment, loin des plateaux télé et des anecdotes légères qui font sourire le public depuis des années.

Un témoignage glaçant sur une adolescence marquée par la violence

Invitée du podcast Face à la juge Gruwez, produit par la RTBF, Mélanie Page a levé le voile sur une réalité qu’elle a portée en silence pendant des décennies. « J’ai eu plusieurs malheureuses rencontres… La première, j’avais 15 ans », a-t-elle lâché, la voix posée mais le récit sans détour.

Elle décrit un « vrai prédateur sexuel », qui a profité de sa jeunesse et de sa naïveté pour l’agresser sous un prétexte en apparence anodin : « Sous prétexte de réaliser des photographies, il m’a dénudée et touchée ». Une phrase brute, prononcée avec la distance de celle qui a mis des années à trouver les mots justes.

Ce genre de récit difficile résonne malheureusement chez beaucoup de femmes, mais Mélanie Page a surtout insisté sur un point : à l’époque, personne n’avait su l’entendre ni la protéger. Un silence qui s’explique par le contexte familial dans lequel elle a grandi, entre laisser-faire et manque total de vigilance.

Photographie retournée sur une table basse ancienne

« Ça devait être écrit victime sur ma tronche »

Les révélations les plus marquantes concernent la manière dont ce premier traumatisme a ouvert la porte à d’autres épreuves similaires. « La petite ado que j’étais n’en a parlé absolument à personne, même pas à mes parents, parce que je n’avais pas du tout les armes », explique la comédienne, pointant du doigt l’éducation « soixante-huitarde » reçue à la maison : confiance aveugle, absence totale de mise en garde.

Le résultat, glaçant, c’est que cette première agression n’a pas été isolée. « Ayant vécu ça plusieurs fois… j’ai pas forcément envie de rentrer dans les détails de tout ce que j’ai vécu parce qu’honnêtement, il devait y avoir écrit victime sur ma tronche », confie-t-elle, avec une lucidité qui glace le sang autant qu’elle force le respect.

Loin de s’arrêter à son propre récit, Mélanie Page a voulu transformer sa parole en outil de prévention. Elle met en garde contre un schéma qu’elle a identifié rétrospectivement : « Ça peut être quelqu’un qui est très gentil avec toi au début, qui va vouloir créer une connivence, une complicité… Déjà une adulte qui te parle comme s’il était ado ou jeune comme toi, c’est louche ».

Un conseil limpide, destiné aux parents comme aux ados, qui rappelle que la vigilance commence souvent par une phrase simple, un comportement qui détonne, un adulte qui en fait trop pour se rapprocher d’un mineur.

Ce témoignage rare replace la parole des victimes au centre du débat, à un moment où d’autres affaires impliquant des personnalités publiques refont surface. En osant nommer les choses avec autant de précision, Mélanie Page offre à d’autres femmes une porte de sortie du silence. Et si le vrai courage, c’était justement de parler, même des décennies après ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *