« Nous sommes tombés amoureux » : à 82 ans, Michael Douglas avoue la liaison qu’il niait depuis 40 ans
Michael Douglas et Kathleen Turner, c’était l’un des duos les plus électriques des années 80. Pendant plus de quarante ans, la même question a flotté autour d’eux : était-ce seulement du cinéma ? À 82 ans, l’acteur livre enfin sa version, noir sur blanc, dans ses mémoires. Et elle ne ressemble pas du tout à celle qu’il racontait jusque-là.

Une alchimie à l’écran qui a toujours fait jaser
Retour en 1984. À la poursuite du diamant vert (Romancing the Stone) sort en salles, et le public tombe sous le charme du tandem formé par Michael Douglas et Kathleen Turner. Leur complicité crève l’écran. Trop, peut-être, pour que tout le monde y croie.
Dès cette époque, les rumeurs courent. Les spectateurs sont persuadés que les deux stars vivent quelque chose en coulisses. Les intéressés, eux, ont toujours maintenu une version officielle, polie et bien rodée.
Il faut dire que la situation de l’acteur était délicate. Selon les extraits de ses mémoires, Douglas était alors séparé de Diandra Luker, mais toujours légalement marié avec elle. Le couple avait un fils, Cameron.
Ce contexte explique pourquoi le silence a duré si longtemps. Il y avait une épouse, un enfant, une image publique à préserver. Et le mensonge, d’après l’acteur, avait un but précis.
Dans l’intervalle, la carrière de Douglas a explosé : Fatal Attraction, Basic Instinct, et un mariage avec l’un de ces couples de stars que le temps a parfois fait oublier n’a rien changé à la curiosité du public. Mais qu’est-ce qui l’a poussé à parler, aujourd’hui ?
La version officielle, longtemps répétée, s’effondre
La réponse tient en un livre. One Helluva Ride, les mémoires de Douglas, doit sortir le 6 octobre. Un extrait a été publié par le magazine People, et c’est là que tout bascule.
L’acteur y commence par rappeler la version d’époque. « L’histoire officielle était la suivante : oui, nous avions une alchimie incroyable, oui, nous étions tous les deux, comme le disait Kathleen, de terribles dragueurs, et oui, nous étions tentés, mais il ne s’est jamais rien passé », écrit-il.
Puis il retourne la table. Selon lui, ce récit n’était pas là pour protéger les deux acteurs, mais son épouse d’alors. Le mensonge aurait été collectif, entretenu pour éviter de la blesser publiquement.
Autre détail qui rend l’aveu plus troublant : cette confession arrive plus de quatre décennies après les faits. Douglas est marié à Catherine Zeta-Jones depuis 2000. Rien ne l’obligeait à rouvrir ce chapitre.
Alors, qu’écrit-il exactement ? « La vérité, c’est que pendant la production de Romancing the Stone, Kathleen et moi sommes tombés éperdument amoureux et avons commencé une relation », avoue-t-il. Une liaison, donc, bel et bien. Mais pas une simple aventure sans lendemain, et c’est là que son récit devient plus intime.

Les repas, les nuits à l’hôtel, puis la visite qui a tout arrêté
Quand une star brise le silence sur sa vie amoureuse, c’est rarement pour livrer un simple détail. Ici, Douglas insiste : « Ce n’était pas une aventure d’un soir ; ça s’est développé naturellement à cause de notre travail en commun, de la pression qui pesait sur nous, du respect et de l’affection que nous avions l’un pour l’autre, et de l’attirance mutuelle. »
Il décrit aussi les coulisses. Les deux acteurs prenaient leurs repas ensemble, puis il se glissait la nuit dans la chambre d’hôtel de sa partenaire. Personne sur le plateau n’était au courant, d’après son récit.
La liaison aurait duré jusqu’à une visite : celle de Diandra Luker sur le tournage au Mexique, avec leur fils. « Diandra est devenue suspicieuse. L’intuition féminine, je suppose », écrit-il.
À un moment, elle se serait retrouvée seule avec Kathleen Turner et lui aurait rappelé que le couple était toujours marié. Sa lecture des termes de la séparation différait de celle de son mari. L’actrice, elle, ne voulait pas s’interposer.
Douglas affirme alors avoir mis fin à l’histoire et être retourné auprès de sa femme, « pour Cameron ». Il explique aussi avoir été marqué, enfant, par le divorce de ses parents, et avoir voulu épargner cela à son fils. Mais avec le recul, il tranche : ils n’auraient pas dû se remettre ensemble.
« Après cette première séparation, plus rien n’a jamais été pareil entre nous. » Diandra Luker déposera finalement une demande de divorce en 1995. Et Turner, dans tout ça ?
Ce que ça change pour Turner, pour le duo et pour les mémoires de Douglas
Du côté de Kathleen Turner, aujourd’hui âgée de 72 ans, pas de réaction à ce stade. E! News indique avoir sollicité son entourage, sans réponse pour l’instant. Difficile donc de savoir comment elle réagit à cette version.
L’histoire ne s’arrête pas là pour autant. Après un bras de fer juridique entre l’actrice et le studio 20th Century Fox, les deux comédiens se retrouvent en 1985 pour Le Diamant du Nil, la suite du film.
Selon Douglas, ce second tournage a été une forme de réparation. Turner l’a même aidé à retravailler le scénario, et il raconte avoir eu le sentiment de « réparer les choses » entre eux, de tourner enfin la page.
« Échanger des pages, négocier des répliques, rire des scènes… C’était bon de se sentir de nouveau sur un terrain solide », écrit-il. Une manière de dire que cette relation, aussi brève et secrète soit-elle, s’est terminée sans rancune apparente.
Reste à voir ce que le reste du livre réserve. Si ce chapitre est une réponse à des rumeurs de quarante ans, rien n’interdit de penser que d’autres souvenirs de carrière y sont racontés avec la même franchise. Et ce genre de confession tardive n’est pas isolé : les séparations et secrets de couples de stars continuent de nourrir la curiosité du public, tout comme ces prises de parole longtemps retenues.
Quarante ans de silence, un livre, et la vérité qui arrive enfin : Michael Douglas a fini par dire ce que tout Hollywood murmurait. Mais d’autres histoires de stars cachent encore bien des zones d’ombre.
Par exemple, la réponse étonnante de Laurent Voulzy aux critiques sur son couple montre que certaines confidences ne laissent personne indifférent. Et quand on se demande qui a su rester discret, la vie très secrète d’une icône des années 90 offre un contraste saisissant.