« Si Céline Dion pouvait être ma dernière invitée » : à 84 ans, Michel Drucker dit où il veut mourir
Michel Drucker n’a jamais été du genre à parler de sa retraite. À 84 ans, il va plus loin et aborde sans détour la question de sa propre fin. Il a choisi l’endroit, l’ambiance et même l’invitée de ses rêves. Reste un détail pour le moins inattendu sur son maquillage.

Pourquoi Michel Drucker refuse de quitter l’antenne, même à 84 ans
Dans une interview publiée dimanche 18 octobre, l’animateur s’est confié à nos confrères de La Tribune Dimanche. Le message est limpide : il n’entend pas quitter la télévision.
« Moi je veux mourir sur scène, devant les projecteurs ». La formule fait écho à la chanson de Dalida. Et il en remet une couche : « Le jour où je ne fais plus de télé, je meurs ! C’est aussi simple que ça. »
Difficile de le contredire sur l’engagement. Michel Drucker reste aux commandes de « Vivement dimanche » sur France 3, pour une 29e saison. Le 15 octobre, il a aussi sorti un livre de souvenirs, Je vous ai tant aimés.
Autrement dit, l’homme n’a rien d’un retraité en puissance. Il enchaîne plateau et librairie, comme si l’idée de ralentir ne l’avait jamais effleuré.
Pourtant, sa position sur la retraite n’est pas nouvelle. Ce qui l’est, c’est la précision avec laquelle il décrit la suite. Et là, il ne s’est pas contenté de généralités.
Le canapé rouge, le générique et une drôle de coquetterie
Michel Drucker dit ne pas imaginer d’autre fin que là où il est le plus heureux. Son idée : mourir sur son canapé rouge, celui de « Vivement dimanche », une fois le générique de fin passé.
Ce canapé a vu défiler des générations d’invités. Il en fait désormais le décor de son dernier acte, avec une pointe d’autodérision assumée. Le ton reste léger, même sur un sujet aussi grave.
Il ajoute d’ailleurs un argument de poids, dit sur le ton de l’humour : il aurait l’air « super jeune », car il serait encore maquillé. Un détail de télévision, très drucker, qui désamorce tout le reste.
Cette manière de rire de tout n’est pas qu’une posture. Les critiques sur son côté indéboulonnable ne le dérangent pas, elles le font plutôt rire. Il raconte qu’une plaisanterie l’a récemment « énormément amusé ».
La blague en question : si Michel Drucker vous propose une maison en viager, méfiez-vous, c’est un piège. Il la répète sans broncher. Quand on se moque de lui, il applaudit.
Et ses confidences sur ses obsèques vont encore plus loin. Mais c’est un autre nom qui, dans cette interview, a surpris : celui qu’il glisse en fin de phrase.
Car Michel Drucker ne s’est pas arrêté au décor. Il a aussi choisi, avec un sourire, celle qu’il voudrait voir assise en face de lui pour ce dernier rendez-vous.

Céline Dion en dernière invitée : le vœu qui a tout fait basculer
Voilà le détail qui donne son titre à l’interview. « Et si Céline Dion pouvait être ma dernière invitée, ce serait formidable ! », a lancé l’animateur, non sans humour.
Le choix n’est pas anodin. La chanteuse revient aujourd’hui sur le devant de la scène, comme le raconte son retour parisien. Michel Drucker en fait, dans une plaisanterie, l’invitée idéale de son dernier générique.
Selon La Tribune Dimanche, il l’a dit sur le ton de la boutade, comme tout le reste de l’entretien. On comprend l’esprit : un dernier plateau, un dernier canapé, une dernière voix.
Reste que derrière la blague, l’animateur a aussi abordé un terrain plus intime. Il a parlé sans fard de son rapport à la mort et des directives anticipées communiquées à ses proches.
Ainsi, il ne souhaite pas d’obsèques religieuses, lui qui n’est « pas croyant ». Il veut une cérémonie laïque, simple, sans fioritures.
Et sur sa tombe, il a même prévu l’épitaphe : « Il a aimé les gens et ils l’ont bien aimé ». Une phrase qui résume une carrière entière passée face au public.
Ce que ces confidences disent de la fin de carrière d’un monument
Ces mots tombent à un moment particulier. Avec la 29e saison de « Vivement dimanche » et un livre de souvenirs tout juste paru, Michel Drucker semble plus que jamais installé. Son discours est cohérent : la télé n’est pas un métier pour lui, c’est une façon de vivre.
D’autres figures de la scène française font le choix inverse. Michel Sardou, à 79 ans, a dit stop à la scène et aux disques. Deux générations d’artistes, deux façons de regarder la sortie.
Chez Drucker, aucune amertume apparente. Il rit des critiques, assume son côté indéboulonnable, et transforme les moqueries en anecdotes. C’est sans doute l’une des clés de sa longévité à l’antenne.
Son enfance, elle, reste une part plus grave de son histoire. Ce qu’il a découvert sur son passé familial éclaire autrement cet attachement à la vie publique et à ceux qui l’ont suivi.
Reste à voir si l’invitée de ses rêves viendra un jour s’asseoir sur le canapé rouge. Rien ne l’annonce à ce stade dans l’interview. Mais la seule évocation de son nom suffit à nourrir la curiosité.
Le plus frappant, finalement, c’est le ton. Parler de sa mort avec légèreté, sans théâtre ni pathos, c’est une élégance que peu de gens maîtrisent. Michel Drucker, lui, en a fait une dernière séquence de télé.
Michel Drucker veut finir comme il a vécu : maquillé, souriant et en direct. Un canapé rouge, un générique, et peut-être Céline Dion au bout du tunnel.
Et si cette complicité avec la star québécoise vous intrigue, ce qu’elle confie sur sa raison de vivre pourrait bien vous retourner. Quant à l’autre grand nom de la chanson française, la maladie qui éloigne Goldman de sa guitare garde sa part de mystère.