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« Je n’ai pas trébuché » : dix mois après sa chute virale, Miss Jamaïque attaque Miss Univers en justice

Publié par Hannah le 27 Sep 2026 à 11:24
miss jamaique chute violente

Tout le monde a vu la vidéo. Une reine de beauté qui défile, sourire aux lèvres, robe de soirée orange… et qui s’écroule d’un coup, la tête la première. La scène avait fait le tour du monde en novembre dernier. Dix mois plus tard, Gabrielle Henry, l’ancienne Miss Jamaïque, sort enfin du silence, et pas pour tourner la page : elle attaque en justice.

Une chute filmée par le monde entier, un silence de dix mois

Le 19 novembre 2025, en Thaïlande, Gabrielle Henry participe à une épreuve préliminaire de Miss Univers 2025. Elle marche, s’arrête au signal, regarde les caméras comme prévu. Puis elle se tourne vers la gauche, exactement comme répété. Et elle tombe, violemment, sous les yeux de millions de spectateurs qui regardent le direct ou la vidéo devenue virale en quelques heures.

La jeune femme de 27 ans, interne en ophtalmologie dans la vie civile, perd connaissance sur place. Elle est transportée d’urgence à l’hôpital, admise en soins intensifs.

Pendant que la polémique enfle sur les réseaux, elle reste muette pendant près de dix mois, un silence long qui contraste avec l’ampleur du scandale qui a touché, comme d’autres affaires récentes autour de Miss Univers, ce que révèlent parfois les dossiers judiciaires quand ils sortent enfin.

Un silence qui, on le sait désormais, cachait autre chose qu’une simple convalescence : une bataille juridique en préparation, et une colère qui n’a fait que grandir, un peu à l’image de ces prises de parole publiques qui finissent par exploser après des mois de tension contenue.

« Je suivais exactement ce qu’on m’avait demandé »

Le 24 septembre, Gabrielle Henry accorde un entretien à ABC News et lâche enfin sa version. « C’est l’une des expériences les plus traumatisantes qui soient. Je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi », confie-t-elle. Elle insiste : elle n’a jamais dévié des consignes transmises par l’organisation, elle a respecté chaque étape répétée en amont, du regard caméra au signal de départ.

Cette version, elle la défend d’autant plus fort qu’elle porte plainte deux jours avant l’interview, le 21 septembre. Cinq chefs d’accusation figurent dans le dossier : négligence, embauche et supervision négligentes, infliction de détresse émotionnelle par négligence, et intentionnellement.

Un dossier lourd, qui vise directement l’organisation Miss Univers et sa gestion de la sécurité sur scène, un peu comme d’autres institutions se retrouvent régulièrement pointées du doigt pour leur manque de vigilance, qu’il s’agisse de produits mal contrôlés ou de dispositifs de sécurité défaillants, comme lors de certains événements publics qui tournent mal.

miss jamaique

Des nuits blanches, des frais médicaux toujours impayés

Contactée par Paris Match, l’organisation Miss Univers affirme ne pas encore avoir reçu la plainte et ne peut donc « commenter des allégations dont elle n’a pas pris connaissance ». Une réponse prudente qui ne devrait pas suffire longtemps, tant les faits rapportés par Gabrielle Henry sont précis et graves.

Car au-delà du manquement à la sécurité, c’est un autre grief qui pèse lourd : selon elle, l’organisation aurait cessé de régler ses frais médicaux dès son retour en Jamaïque. « Au début, l’organisation s’est montrée très présente et m’a soutenue pendant mon séjour en Thaïlande.

Depuis mon retour, j’ai eu peu de nouvelles concernant la prise en charge de mes frais médicaux, qui sont toujours en cours », détaille-t-elle. Elle décrit aussi des nuits sans sommeil, rongées par une « douleur intense », des séquelles qui n’ont manifestement rien d’anodin dix mois après la chute.

De son côté, le comité conteste fermement : il affirme n’avoir « reçu aucune demande ni réclamation concernant des frais médicaux supplémentaires ». Deux versions qui s’affrontent, et un scandale de plus qui vient s’ajouter à une année déjà marquée par de sérieux soupçons de fraude lors de la dernière élection, au point que le comité Miss France avait préféré n’envoyer aucune candidate pour l’édition 2026.

Une chute filmée par le monde entier, un silence de dix mois, et maintenant une plainte à cinq chefs d’accusation : l’histoire de Gabrielle Henry est loin d’être terminée. Pendant que la justice tranchera, d’autres affaires continuent d’agiter la sphère people, comme ces polémiques financières qui refusent de s’éteindre ou ces situations où la confiance aveugle finit par tout faire dérailler.

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