« Je pensais être un fardeau » : Noémie Lenoir se confie sur sa tentative de suicide face à son fils de 5 ans
Elle a incarné le glamour absolu dans les années 2000, égérie adulée et actrice courtisée. Mais derrière les projecteurs, Noémie Lenoir traversait un enfer silencieux fait d’addictions et de dépression. Aujourd’hui âgée de 46 ans, elle lève enfin le voile sur l’un des moments les plus sombres de son existence : le jour où elle a voulu mettre fin à ses jours, alors que son fils n’avait que 5 ans.

Une gloire éclatante qui cachait une lente descente
Dans les années 2000, Noémie Lenoir trône au sommet du mannequinat mondial. Les plus grandes maisons se l’arrachent, le cinéma lui tend les bras. Pourtant, cette réussite éclatante masque une réalité bien plus sombre.
Dès l’adolescence, la jeune femme bascule dans une consommation problématique. « Je fumais déjà beaucoup de marijuana à 14 ans, et, à 19 ans, j’ai bu mon premier verre d’alcool », confie-t-elle à ELLE. Ce qu’elle croyait être une consommation festive dérape peu à peu vers quelque chose de bien plus inquiétant.
Les tentatives de soins ne l’aident pas toujours. Certains traitements, mal ajustés à son cas, aggravent même son mal-être. Des médecins évoquent alors une possible bipolarité, un diagnostic qu’elle réfute aujourd’hui fermement.
Cette période trouble n’est pas sans rappeler d’autres parcours de reconstruction personnelle où tout semble s’effondrer avant de pouvoir repartir. Un basculement qui, pour elle, se joue aussi sur le plan intime, comme en témoignent parfois des confidences tardives sur des années de silence chez d’autres personnalités confrontées à leurs failles.
Le jour où tout a basculé, avec son fils à ses côtés
De retour en France après les attentats de 2001, à New York, Noémie Lenoir rencontre le footballeur Claude Makelele. Ensemble, ils ont un fils, Kelyan, né en 2005. Un nouveau chapitre s’ouvre, porteur d’espoir.
Mais les rechutes continuent de la rattraper, jusqu’à une dépression si intense qu’elle finit par tenter de se suicider, en 2010. Son fils n’a alors que 5 ans. « Mon fils avait 5 ans à ce moment-là. J’étais si mal en point, je pensais être un fardeau pour lui, je me disais que partir allait le rendre plus heureux », révèle-t-elle avec une honnêteté bouleversante.
Cette phrase résume à elle seule la violence de ce que traverse une personne en pleine détresse psychologique : la conviction erronée que sa disparition soulagerait ceux qu’elle aime. Un mécanisme que de nombreux spécialistes de la santé mentale cherchent aujourd’hui à mieux faire connaître au grand public, tant il reste tabou. Ce type de récit intime rejoint d’ailleurs d’autres prises de parole rares de personnalités publiques qui choisissent, un jour, de tout dire.

La rencontre qui a tout changé pour se reconstruire
Après ce drame, la reconstruction passe rarement par une solution unique, et Noémie Lenoir n’échappe pas à la règle. Elle multiplie les tentatives de soins jusqu’à trouver enfin la bonne personne : son psychiatre.
Ce professionnel devient une figure centrale de son parcours. « Il m’a fait comprendre qu’il fallait que je cherche en moi cette force pour m’en sortir », confiait-elle déjà à Konbini en juin 2025. Une phrase simple, mais qui a visiblement posé les bases de sa reconstruction psychologique.
En parallèle de ce suivi, le mannequin s’est aussi tournée vers la médecine intégrative, lors d’un séjour à Ashford, en Angleterre. Une approche complémentaire qui, associée à un accompagnement thérapeutique solide, a marqué selon elle un véritable tournant.
Aujourd’hui maman d’un second enfant, Tosca, âgée de 10 ans, Noémie Lenoir semble avoir trouvé un équilibre longtemps hors de portée. Elle en parle sans détour dans les colonnes de ELLE, où l’intégralité de son témoignage est à retrouver en intégralité pour les abonnés.
De la gloire à l’abîme, puis de l’abîme à une paix retrouvée : le parcours de Noémie Lenoir rappelle que la souffrance psychique ne fait pas de distinction entre les vies rêvées et les autres. Et si son témoignage aidait, aujourd’hui, un parent à se sentir moins seul face à ses propres démons ?