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« Il me restait dix ans à vivre » : Pamela Anderson enfin livre la vérité sur son hépatite C

Publié par Hannah le 09 Sep 2026 à 14:12

Un prix d’honneur, une salle qui retient son souffle, et une confidence que personne n’attendait. Pamela Anderson a profité du gala de l’amfAR à la Mostra de Venise pour raconter, sans filtre, le diagnostic qui a failli briser sa vie il y a plus de vingt ans.

Pamela Anderson sans maquillage

Un médecin, une sentence, et une actrice qui a dû apprendre à vivre avec l’idée de sa propre mort. Ce qu’elle a dit sur scène va bien au-delà d’un simple souvenir médical.

Un diagnostic reçu comme un arrêt de mort

C’était en 2002. Pamela Anderson apprend qu’elle est porteuse de l’hépatite C, une infection virale qui s’attaque au foie et qui, à l’époque, se soigne mal. Le verdict tombe sans ménagement : il ne lui reste, selon son médecin, qu’une dizaine d’années à vivre.

« C’était un arrêt de mort à l’époque », a-t-elle confié lors du gala. Une phrase brute, presque clinique, mais qui dit tout de la violence du moment. À l’image d’autres personnalités confrontées à des annonces médicales bouleversantes, comme la famille de Bruce Willis qui a dû composer avec un diagnostic tout aussi lourd, l’actrice a dû réorganiser toute son existence autour d’une échéance qu’on venait de lui imposer.

Le plus dur, dit-elle, n’était pas la peur de mourir. C’était la peur de laisser derrière elle ses deux fils, Brandon et Dylan, nés de son union avec le musicien Tommy Lee. « Cela a totalement bouleversé ma vie », a-t-elle résumé, comme le rapporte amfAR lors de la soirée.

Une angoisse de parent qui a, selon ses propres mots, « corrompu » certaines de ses décisions pendant des années. Un climat de tension qu’on retrouve parfois dans des témoignages de parents bouleversés par des situations hors de leur contrôle.

Un combat de treize ans contre le virus

Entre le diagnostic et la guérison, il s’écoule plus d’une décennie. Pamela Anderson ne guérit officiellement de l’hépatite C qu’en 2015, après treize ans de traitements, de suivis médicaux et d’incertitude. Un parcours long, coûteux, et physiquement éprouvant.

« Cela a vidé mon compte en banque », a-t-elle admis sans détour. La comédienne ne cache pas que les progrès de la médecine ont fini par jouer en sa faveur, mais que le prix à payer, financier autant qu’émotionnel, a été considérable.

Ce genre de récit rappelle à quel point une maladie chronique peut peser sur une vie entière, bien au-delà du corps médical, un peu comme certains chiffres marquants qu’on retrouve dans d’autres histoires de santé traitées avec la même gravité.

Aujourd’hui âgée de 59 ans, l’actrice n’est plus porteuse du virus depuis dix ans. Mais si le corps a guéri, l’esprit, lui, garde des traces. Et c’est peut-être là que se situe la partie la plus poignante de sa confession, celle qui a le plus marqué le public venu l’applaudir lors de la remise de son prix du courage.

Rapport médical et photo ancienne sur un bureau

La honte, une blessure plus tenace que le virus

Pamela Anderson l’a dit clairement à Venise : le plus dur n’a pas été le virus, mais ce qu’il a laissé derrière lui. « Mon expérience de la honte et de la culpabilité a aussi été un cheminement inconscient. Cela me poursuit, cela me hante », a-t-elle confié devant l’assistance de l’amfAR.

Elle établit un parallèle troublant avec les abus sexuels qu’elle a subis enfant. « J’avais l’impression que c’était gravé sur mon front : produit abîmé. Et c’est ainsi que je me présentais », raconte-t-elle. Une phrase qui résonne avec la manière dont certaines figures publiques finissent, parfois, par se réinventer face à l’adversité, à l’image de récits recueillis dans des grandes traversées personnelles marquées par l’histoire.

Mais ce discours n’est pas celui d’une victime résignée. « Ma vérité est apparue à travers mon travail, en trouvant des moyens de m’exprimer par les arts », explique-t-elle. L’actrice affirme avoir puisé dans la création une forme de reconstruction. « Je ne suis pas une victime, je suis victorieuse », a-t-elle lancé, avant de conclure : « Je ne suis pas la jeune fille en détresse, peu importe à quel point ce rôle est facile à jouer. »

Une phrase qui claque comme un point final, vingt-trois ans après le diagnostic. Pamela Anderson ne se raconte plus à travers la maladie qu’elle a vaincue, mais à travers ce qu’elle en a fait. Reste une question, presque vertigineuse : combien de personnes vivent aujourd’hui avec ce même verdict, sans jamais oser en parler à voix haute ?

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