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« Des claques éducatives, j’en ai pris » : le dérapage de Pascal Soetens après la mort de Louis

Publié par Hannah le 02 Juil 2026 à 15:02
« Des claques éducatives, j'en ai pris » : le dérapage de Pascal Soetens après la mort de Louis

Un adolescent de 17 ans tué, cinq suspects interpellés, une France entière sous le choc. Le meurtre de Louis à Narbonne a rouvert une plaie que personne n’avait vraiment refermée : celle de l’autorité parentale et de la violence chez les jeunes. Sur le plateau de BFMTV, une phrase a suffi à transformer un débat de société en clash télévisé.

Un fait divers qui relance un vieux débat de société

Le drame remonte au 19 juin 2026. Louis, un lycéen de 17 ans, perd la vie à Narbonne après avoir été attiré dans un guet-apens sur un chantier. Cinq jeunes sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir participé à cette agression, une affaire qui a bouleversé la ville et bien au-delà, comme le racontent les confidences glaçantes de la mère d’un des suspects.

Comme souvent après un fait divers de cette gravité, la question revient en boucle : comment expliquer une telle violence chez des adolescents ? Certains y voient un effondrement des repères familiaux. D’autres pointent un climat social plus large, entre affaires criminelles non résolues et sentiment d’impunité chez certains jeunes.

C’est dans ce contexte tendu que Pascal Soetens a été invité à réagir le 1er juillet sur le plateau de BFMTV. L’ancien animateur de Pascal, le grand frère n’a jamais fait mystère de ses opinions tranchées sur l’éducation. Mais personne ne s’attendait à l’ampleur du dérapage qui allait suivre.

« La claque éducative » : la phrase qui a tout fait basculer

Face aux caméras, Pascal Soetens choisit la franchise brutale plutôt que la langue de bois habituelle des plateaux télé. « Je vais choquer des gens. Je peux vous dire que des claques éducatives, j’en ai pris », lance-t-il, comme pour légitimer une pratique que la loi française a pourtant explicitement bannie.

La réaction ne se fait pas attendre. Le journaliste Maxime Switek reprend immédiatement l’ancien animateur : « Mais c’est illégal. » Une remarque factuelle, presque évidente, mais qui ne suffit pas à faire taire Pascal Soetens, visiblement convaincu de son propos.

« On fait quoi du coup, on laisse faire ? », rétorque-t-il, décrivant des parents démunis face à des adolescents devenus incontrôlables. L’échange illustre à quel point le sujet de l’autorité parentale reste un terrain miné, capable de faire vaciller même les intervenants les plus rodés à l’exercice médiatique.

Le présentateur lui oppose alors qu’il existe « d’autres solutions » que la violence physique. Une phrase simple, mais qui rappelle une réalité législative : en France, les violences éducatives ordinaires sont interdites depuis 2019, une loi votée précisément pour mettre fin à ce type de justification.

Chantier abandonné clôturé au crépuscule, sol en béton fissuré et ferrailles éparpillées

Le service militaire, deuxième proposition choc de la soirée

Sans se démonter, Pascal Soetens enchaîne avec une autre idée qu’il défend depuis plusieurs années : le retour du service militaire obligatoire. « Moi je proposais de remettre en place le service militaire », explique-t-il, y voyant un outil pour réinstaurer discipline et sens des responsabilités chez une jeunesse qu’il juge en perte de repères.

Cette double sortie, la fessée puis l’armée, dessine une vision de l’éducation fondée sur la contrainte et l’autorité verticale. Une ligne qui trouve un écho chez une partie du public, notamment parmi les téléspectateurs les plus âgés, nostalgiques d’une époque où la discipline familiale se transmettait différemment.

Mais la majorité des réactions en ligne ont été bien plus critiques. De nombreux internautes ont rappelé que les spécialistes de l’enfance privilégient aujourd’hui des méthodes éducatives fondées sur le dialogue plutôt que sur la punition physique, jugée contre-productive sur le long terme.

D’autres estiment au contraire que Pascal Soetens a le mérite de remettre sur la table une question que beaucoup de parents n’osent plus aborder publiquement, tiraillés entre la loi et leur propre vécu d’enfant.

Le débat, lui, est loin d’être clos. Le drame de Narbonne continue d’alimenter les discussions sur les plateaux télé, chacun cherchant des réponses à une violence adolescente qui semble de plus en plus difficile à endiguer.

Entre la loi qui interdit et le vécu qui persiste, le fossé reste béant sur les plateaux télé. Cette polémique en dit peut-être plus long sur le désarroi de toute une génération de parents que sur les vraies solutions à apporter.

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