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« Il m’a attrapé le poignet » : le récit glaçant d’une hôtesse de l’air contre Patrick Bruel

Publié par Hannah le 19 Juin 2026 à 16:27

Patrick Bruel fait face à une avalanche de témoignages. Chaque semaine ou presque, une nouvelle voix s’ajoute au dossier. Cette fois, c’est une jeune hôtesse de l’air qui raconte comment le chanteur l’aurait saisie par le poignet pour l’entraîner dans des toilettes, avant qu’elle ne parvienne à se dégager.

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Le récit, publié par Paris Match, fait écho à un mode opératoire décrit par d’autres femmes. Et le parallèle avec un témoignage antérieur est troublant.

Patrick Bruel : une trentaine de femmes, une vingtaine de plaintes et un contrôle judiciaire

Le chanteur de 67 ans n’en finit plus de voir son passé le rattraper. Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, il est désormais visé par une vingtaine de plaintes et accusé par une trentaine de femmes. Des chiffres qui donnent le vertige, et qui continuent de grimper.

Après 48 heures de garde à vue, sa remise en liberté n’avait rien d’un soulagement pour l’entourage judiciaire des plaignantes. Sur BFMTV, l’avocate Corinne Hermann — qui représente notamment plusieurs victimes présumées dont Flavie Flament — avait prévenu : d’autres plaintes « non prescrites » allaient être déposées.

Promesse tenue. Le 12 juin dernier, deux nouvelles plaintes ont atterri au tribunal judiciaire de Nanterre. L’une pour tentative de viol et agression sexuelle. L’autre pour viol, émanant d’une fan qui aurait été repérée par le chanteur lors d’un concert.

Le dossier s’épaissit semaine après semaine. Les avocates des plaignantes affirment que les signalements se multiplient sans même qu’elles aient besoin de les solliciter. Un effet boule de neige que la justice va devoir démêler, mais qui dessine déjà un schéma que d’autres affaires ont tristement illustré.

Le témoignage d’Agnès R. : « Il a saisi très fort son poignet »

C’est dans l’édition du jeudi 18 juin que Paris Match a levé le voile sur le récit d’une certaine Agnès R. Hôtesse de l’air, la jeune femme accompagnait Patrick Bruel lors d’un voyage à destination de Pau. Un trajet qui aurait viré au cauchemar.

Selon le magazine, le chanteur aurait demandé à être accompagné aux toilettes. Jusque-là, rien d’inhabituel pour un passager un peu exigeant. Mais devant la porte des sanitaires, la scène bascule : Patrick Bruel aurait saisi le poignet de l’hôtesse « très fort » pour l’entraîner à l’intérieur.

La jeune femme serait parvenue à se dégager in extremis. Un drame évité de justesse, dont le traumatisme reste intact. Ce qui frappe dans ce récit, c’est la mécanique. Le poignet agrippé. La porte des toilettes. La tentative d’isolement forcé. Un schéma de contrainte physique qui revient comme un écho dans le dossier Bruel.

Et justement, ce n’est pas la première fois que ce scénario est décrit. Pas du tout. Le parallèle avec un autre témoignage rappelle d’autres affaires retentissantes où les victimes présumées décrivent le même modus operandi.

Porte de toilettes fermée dans un couloir d'avion institutionnel

Karine Viseur : le même scénario, les mêmes mots, la même porte verrouillée

Ce récit fait immédiatement penser à celui de ces femmes qui ont osé parler malgré la peur. Karine Viseur, attachée de presse en Belgique, a déposé plainte contre Patrick Bruel pour une tentative de viol qui remonterait au 23 avril 2010. Ce jour-là, elle accompagnait l’artiste dans les studios de la RTBF à Bruxelles pour la promotion du film Comme les cinq doigts de la main.

Dans le documentaire « Patrick Bruel : la chute d’une icône ? » diffusé sur BFMTV, elle a livré un récit d’une précision glaçante. Le poignet attrapé. La porte des toilettes verrouillée. Son dos plaqué contre le battant. Les mains du chanteur sous sa robe, remontant sous ses collants.

Et puis ces phrases, prononcées comme un monologue : « Mais si, tu vas aimer », « Je sais que tu attends ça depuis ce matin », « Elles apprécient toutes ». Pas de dialogue. Pas d’écoute. Un prédateur lancé vers son objectif, selon les mots de la plaignante. Karine Viseur a fini par se dégager. Et le visage de Bruel, dit-elle, « est redevenu tout à fait normal ».

Deux femmes, deux villes, deux époques — et un mode opératoire qui se superpose presque trait pour trait. Les toilettes comme piège, le poignet comme levier, l’isolement comme stratégie. C’est précisément cette répétition qui intéresse la justice et qui donne du poids à chaque nouvelle parole libérée.

Quand les récits se ressemblent à ce point sans que les victimes se connaissent, il ne s’agit plus de coïncidences. Il s’agit d’un schéma. Et ce schéma, désormais, c’est la justice qui devra dire s’il constitue un système. Une question reste ouverte : combien de femmes n’ont pas encore parlé ?

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