Selma Blair arrêtée après une agression présumée sur une hôtesse de l’air
Un vol Delta entre Los Angeles et New York, dimanche. Une actrice dont les rôles ont marqué les années 2000. Et, selon le quotidien allemand BILD, une tentative d’ouvrir une porte en plein vol, puis deux membres d’équipage blessés. Selma Blair a été arrêtée à l’atterrissage, mais son entourage avance une tout autre explication, et un détail de son passé la rend encore plus délicate.

Vol 938 : ce qui se serait passé à 10 000 mètres d’altitude
Selma Blair a 54 ans. Le grand public la connaît pour Sexe Intentions et La Revanche d’une blonde, deux films devenus cultes. Dimanche, c’est pour une tout autre raison que son nom s’affiche partout.
Selon BILD, qui s’appuie sur un rapport américain, l’actrice aurait tenté d’ouvrir une porte de l’appareil pendant le vol. Il s’agissait d’un Delta reliant Los Angeles à New York, le vol 938. Rien ne dit, dans les éléments rapportés, jusqu’où elle serait allée.
L’équipage serait intervenu. C’est là que la scène aurait basculé : l’actrice aurait frappé une hôtesse ou un steward, puis en aurait mordu un second. Les faits restent présumés, et la comédienne n’a pas été jugée.
Ce genre de scène hante les compagnies aériennes depuis longtemps. Un passager agité qui s’en prend à une porte ou à un cockpit, cela s’est déjà terminé de façon dramatique sur un vol Kenya Airways. Ici, l’avion s’est posé sans que l’on parle de blessé parmi les passagers.
Le plus troublant arrive pourtant après l’atterrissage, quand la police entre dans l’avion. Et la chronologie des heures suivantes en dit long.
Police à JFK, deux blessés et un hôpital : la nuit après l’atterrissage
Il est environ 23 heures quand la police de l’aéroport est appelée au John F. Kennedy Airport. L’avion est déjà à la porte d’embarquement, passagers et équipage encore sur place pour une partie. L’intervention se fait donc au sol, loin des turbulences.
La police aéroportuaire a confirmé à BILD que deux membres du personnel de bord ont signalé des blessures. L’un des deux a été conduit à l’hôpital pour examens complémentaires. Aucun détail n’a été donné sur la gravité de ces blessures.
Selma Blair, elle aussi, a été placée en garde à vue. Mais elle n’a pas pris la direction d’un commissariat : la police l’a emmenée dans une clinique pour des examens. Dans l’avion comme à l’hôpital, la situation ne ressemblait pas à une arrestation ordinaire.
Un incident de cette nature se joue souvent en quelques minutes à bord. Quand un vol doit faire demi-tour ou se poser plus tôt, comme sur ce vol Air France Paris-Venise, l’équipage dispose de protocoles précis. Ici, l’appareil a poursuivi sa route jusqu’à New York.
Restait une question : que s’était-il passé dans la tête, ou dans le corps, de l’actrice ? La réponse est arrivée par son entourage, et elle change la tonalité de l’affaire.
Un porte-parole de la comédienne a transmis ce message au site américain TMZ, repris par BILD : « Selma a subi une urgence médicale qui a conduit au comportement présumé. » Il ajoute qu’après l’atterrissage, elle a été immédiatement prise en charge et qu’elle se trouve désormais dans un état stable.

Sclérose en plaques, 2016 et FBI : le contexte qui complique tout
Face à une arrestation, l’alcool, les médicaments et les addictions reviennent vite dans les conversations. Les stars arrêtées sous influence font souvent la une, mais rien, dans la source, ne permet de rapprocher ce cas de cette catégorie.
Ce que l’on sait, c’est que Selma Blair a révélé en 2018 souffrir de sclérose en plaques. Cette maladie chronique du système nerveux provoque chez elle des troubles de la parole et des phénomènes de paralysie. L’actrice en parle publiquement depuis.
Le lien avec l’incident d’aujourd’hui, en revanche, n’est pas établi. Selon BILD, on ignore si l’urgence médicale évoquée par son porte-parole a quoi que ce soit à voir avec la maladie. On ignore aussi ce qui l’a déclenchée.
Il existe aussi un précédent aérien. En 2016, lors d’un vol du Mexique vers Los Angeles, l’actrice s’était mise à pleurer et à crier. Elle avait ensuite reconnu avoir mélangé alcool et médicaments, ce qui avait provoqué un trou noir.
À l’époque, elle avait quitté l’avion sur une civière. Elle s’était excusée publiquement pour son comportement. Rien ne permet, à ce stade, de dire que les deux épisodes se ressemblent, mais le souvenir de 2016 refait forcément surface.
Il reste une inconnue de taille : le FBI. Et son intervention montre que l’affaire dépasse la simple altercation de cabine.
Ce que l’enquête du FBI peut changer dans les jours qui viennent
D’après BILD, au moment où le rapport américain a été publié, Selma Blair se trouvait encore à l’hôpital. Depuis, le FBI a repris l’enquête. Interrogé par le quotidien allemand, le bureau a dit avoir été alerté par la Port Authority Police Department d’une possible agression à bord d’un vol atterri à JFK.
Le FBI n’a pas souhaité commenter davantage une enquête en cours. La source ne mentionne ni chef d’accusation précis ni date de comparution. Tant que ces éléments manquent, la prudence reste de mise sur la suite judiciaire.
Autre point à suivre : la version médicale. Le porte-parole parle d’un état stable, mais personne n’a précisé la nature de l’urgence. C’est sans doute cette explication, si elle vient, qui pèsera le plus dans la perception de l’affaire.
Dans ce type de dossier, l’enjeu se déplace vite de la cabine vers les certificats médicaux et les témoignages. Les deux membres d’équipage concernés ont eux aussi leur version, que la source ne détaille pas. Les compagnies comme Delta sont très attentives à la sécurité de leur personnel.
La peur à bord n’est pas rare, même quand tout se passe bien. Certains passagers racontent des chutes brutales ou des moments où l’on croit que tout va s’arrêter, comme dans ce vol Delta qui a perdu 8 200 mètres en dix minutes. Là, la menace venait des machines. Ici, elle viendrait d’un passager en détresse.
Autre rappel utile : un hublot ou une porte, ce n’est pas un détail. Un hublot qui explose à 61 ans de vie de passager suffit à rappeler pourquoi les équipages réagissent au quart de tour dès qu’on touche à une issue.
Les prochains jours diront si l’actrice est poursuivie, si les analyses médicales sont rendues publiques et si l’explication de son équipe tient face aux faits.
Une chose est sûre : un malaise, même réel, n’efface pas deux blessés et une porte d’avion. Et la question de la sécurité à bord reste entière. Pour la suite de vos propres vols, ce siège que cet expert juge le plus sûr de l’avion vaut le détour, et ce pays qui menace de deux ans de prison pour un simple chargeur va vous surprendre.