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« J’envoyais des textos pour dire je t’aime » : ce vol Delta chute de 8 200 mètres en 10 minutes

Publié par Ambre Détoit le 10 Sep 2026 à 8:57
Passager portant un masque à oxygène en cabine d'avion

Un vol domestique banal entre Los Angeles et Salt Lake City. Puis, en plein ciel, les masques à oxygène tombent du plafond sans prévenir. À bord du vol Delta 2311, 174 passagers et six membres d’équipage viennent de vivre dix minutes qui ont changé leur définition du mot « turbulence ». Ce que révèlent les enregistrements du contrôle aérien donne le vertige.

Un problème de pressurisation en plein vol

Le 6 septembre, le vol Delta 2311 file tranquillement vers l’Utah quand un incident de pressurisation survient dans la cabine. Selon un porte-parole de la compagnie cité par Fox News, l’équipage a immédiatement appliqué les procédures prévues pour ce genre de situation rare.

La priorité absolue : ramener l’appareil à une altitude respirable, et vite. Un peu comme lorsqu’une batterie externe défectueuse impose une réaction immédiate à bord, chaque seconde compte quand l’air se raréfie en cabine.

Le vol a finalement été dévié vers Las Vegas, l’aéroport le plus adapté pour un atterrissage d’urgence à ce moment précis du trajet. Un choix qui rappelle à quel point les incidents en vol, comme récemment lors d’une grève chez EasyJet, peuvent bouleverser un simple trajet aérien en quelques minutes seulement.

Une descente de 27 000 pieds en dix minutes

Les chiffres donnent le tournis : l’appareil est descendu d’environ 27 000 pieds, soit plus de 8 000 mètres, en seulement dix minutes. Une manœuvre qui s’entend clairement dans les échanges radio entre les pilotes et le contrôle aérien.

« Delta 2311 est actuellement en descente rapide. On voudrait descendre à 9 000 pieds, et on va directement sur Las Vegas », annonce le pilote dans un enregistrement diffusé. Quand le contrôleur demande si les masques sont déployés, la réponse tombe, sèche : « Affirmatif. »

Ce type de manœuvre reste extrêmement rare aux États-Unis, selon Matthew « Whiz » Buckley, ancien pilote de chasse de l’US Navy avec près de 40 ans d’expérience aérienne. Pour lui, la logique est implacable : il faut « atterrir dès que possible, sur la piste adaptée la plus proche ».

L’appareil finit par se poser sans encombre à l’aéroport international Harry Reid de Las Vegas. Les passagers en descendent normalement, presque incrédules face à ce qu’ils viennent de traverser — un scénario qui n’est pas sans rappeler les tensions vécues lors de la pénurie de kérosène ayant paralysé le trafic européen cet été.

Avion de ligne en descente rapide dans le ciel

« Je ne savais pas si j’allais dire je t’aime »

Delta a mis en place un appareil de remplacement pour permettre aux passagers de finir leur trajet, présentant ses excuses via un communiqué officiel. Mais pour ceux qui étaient à bord, le choc dépasse largement la logistique.

Un passager raconte sur Reddit que « la partie la plus effrayante n’était même pas la descente, c’était de ne pas savoir ce qui se passait ». Les hôtesses tentaient de faire des annonces avec leur propre masque sur le visage, presque inaudibles dans le chaos.

Réveillé en sursaut, ce voyageur décrit une confusion totale : « Ça m’a pris une seconde de plus pour me demander si c’était réel ou si je rêvais. » Il confie avoir cherché frénétiquement du wifi, ne sachant pas s’il devrait envoyer un dernier message d’amour à ses proches.

D’autres internautes ont réagi en partageant des expériences similaires, preuve que ce genre d’épisode marque durablement ceux qui le vivent. L’un raconte une descente de 34 000 à 10 000 pieds sur un précédent vol Delta, « plutôt secouante » jusqu’à ce que le commandant reprenne enfin la parole.

Un souvenir qui, comme la pénurie de kérosène observée sur les vols de cet été en Europe, rappelle que le transport aérien reste, malgré la technologie, un domaine où l’imprévu garde toujours sa place.

Dix minutes, 27 000 pieds, et une question qui hante encore les passagers : et si ça n’avait pas été qu’une frayeur ? La prochaine fois que les masques tomberont, ce sera peut-être vous qui chercherez du wifi à tâtons.

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