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Stéphane Plaza condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis, sa défense prépare la cassation

Publié par Hannah le 20 Sep 2026 à 8:17

Le nom de Stéphane Plaza a longtemps rimé avec petites annonces et sourire télégénique sur M6. Depuis quelques mois, c’est une tout autre histoire judiciaire qui colle à son image. Ce vendredi, la cour d’appel a rendu un verdict que personne n’attendait dans ces proportions.

Stéphane Plaza dans la tourmente

Une peine largement plus lourde qu’en première instance

Retour en arrière nécessaire. En février 2025, Stéphane Plaza avait déjà été condamné à douze mois de prison avec sursis pour des violences habituelles envers son ex-compagne Amandine. Une décision qui avait déjà bouleversé sa carrière, un peu à la manière dont certaines institutions françaises changent de visage sans prévenir.

Cette fois, le dossier concernait deux anciennes compagnes, pas une seule. Le procès en appel s’était ouvert le 26 juin dernier, et le suspense a duré plusieurs mois avant que la cour ne tranche. Contrairement à ce que beaucoup imaginaient, le parquet général avait pourtant demandé une peine bien plus clémente : six mois avec sursis probatoire et 12 000 euros d’amende, pour un seul fait retenu.

La cour n’a pas suivi cette recommandation. Elle a préféré s’appuyer sur l’ensemble du dossier, un choix qui rappelle que la justice française peut parfois surprendre, comme dans d’autres affaires où des décisions inattendues viennent bousculer les pronostics.

Ce que la présidente a retenu contre l’ex-animateur

Le verdict de dix-huit mois de prison avec sursis repose sur une motivation détaillée. La présidente de la cour a évoqué des déclarations « précises, concordantes et, pour partie, corroborées » de la part des deux plaignantes. Un vocabulaire juridique qui pèse lourd dans la balance.

Elle s’est appuyée sur plusieurs éléments matériels : témoignages de proches, constatations médicales et messages SMS versés au dossier. La magistrate a été catégorique sur un point précis : « Il n’y a aucun élément dans le dossier qui permet de penser que ces femmes ont une tendance à l’affabulation. »

Autre détail qui a pesé dans la décision : la cour a qualifié les déclarations de Stéphane Plaza lui-même d’« évolutives » et de « mensongères ». Deux adjectifs rarement anodins dans une motivation de justice, un peu comme certains détails qui font basculer une affaire sans qu’on les ait vus venir.

Cette condamnation confirme donc, en l’aggravant, le premier jugement rendu en 2025 sur l’affaire Amandine, cette fois étendu à une seconde ex-compagne. Un basculement qui change radicalement la lecture du dossier.

Marteau de juge posé sur des dossiers judiciaires

Le pourvoi en cassation, dernière carte de la défense

Dès l’annonce du verdict, les avocats de l’ancien animateur ont réagi sans attendre. Ils ont annoncé un pourvoi en cassation, dernière voie de recours possible dans ce type de dossier. Dans leur communiqué, ils dénoncent « une motivation manifestement erronée et contradictoire ».

La défense va plus loin dans sa contestation. Elle affirme que « l’ensemble des éléments prouvant son innocence a été balayé d’un revers de main » par la cour. Un argument qu’elle appuie sur l’écart entre les réquisitions du parquet général et la sévérité finale du jugement, six mois demandés contre dix-huit mois prononcés.

Pendant ce temps, la vie professionnelle de Stéphane Plaza a déjà pris un tournant définitif. M6 a coupé les ponts avec ses émissions phares après la première condamnation, et Recherche appartement ou maison a repris l’antenne sans lui dès septembre 2026. Le groupe s’est aussi désengagé du réseau d’agences qui portait son nom.

L’affaire est donc loin d’être close. Avec ce pourvoi, le dossier va désormais atterrir devant la Cour de cassation, dernière étape d’une procédure qui s’étire depuis plus d’un an.

Entre une carrière télévisuelle mise entre parenthèses et un dossier judiciaire qui repart pour un tour, Stéphane Plaza n’en a visiblement pas fini avec les tribunaux. La Cour de cassation aura le dernier mot, mais pas avant plusieurs mois de procédure. Cette affaire continuera-t-elle à peser sur l’image de l’immobilier à la télévision française ?

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