« Je suis content que ma mère soit partie » : au procès, Stéphane Plaza révèle sa descente aux enfers
Stéphane Plaza est revenu vendredi 26 juin 2026 au Palais de justice de Paris pour son procès en appel. L’ancien visage star de M6 a livré des confidences d’une rare brutalité sur sa chute. Addictions, perte de revenus, insultes dans la rue… voici ce qu’il a déclaré à la barre.

Stéphane Plaza au tribunal : le visage méconnaissable d’un empire effondré
Pendant près de 20 ans, il incarnait l’immobilier à la télévision française. Recherche appartement ou maison, Chasseurs d’apparts, Maison à vendre… Stéphane Plaza avait bâti un empire télévisuel doublé d’un réseau de 500 agences immobilières à son nom, développé avec le groupe M6.
Tout a basculé quand trois anciennes compagnes l’ont accusé de violences conjugales. Le tribunal l’a condamné à 12 mois de prison avec sursis. Un verdict qu’il conteste et qui l’a poussé à faire appel.
C’est donc accompagné de ses avocats, Me Julien Roelens et Antonin Gravelin-Rodriguez, qu’il s’est présenté ce vendredi au Palais de justice de Paris. L’homme souriant des plateaux télé a laissé place à un accusé qui n’a rien esquivé. Les révélations sur ses addictions ont sidéré l’audience.
Car au-delà des faits reprochés, c’est un autre récit qui a émergé à la barre. Celui d’un homme qui dit avoir touché le fond — et qui remercie presque le destin d’avoir épargné sa mère.
Drogue, alcool et « descente aux enfers » : les mots glaçants de Plaza à la barre
Sur l’alcool d’abord, l’ancien animateur a choisi la franchise. « Je suis plutôt festif. J’ai peut-être bu un peu plus que d’autres. Je m’en suis rendu compte. J’ai fait un marathon pour limiter ma consommation », a-t-il déclaré.
Puis est venu le sujet de la drogue. « Je n’ai jamais pris de drogue avant ma condamnation. Je suis d’une famille de sportifs. J’ai eu une descente aux enfers mais ça a duré trois mois. Mon père m’a repris en main. » Trois mois qui, selon lui, ont suivi le choc du verdict.
Mais la phrase la plus marquante est venue après. « Je suis content que ma mère soit partie, car elle n’aurait pas supporté ça. » Prénommée Christiane, sa mère avait succombé à un cancer de la plèvre en juin 2016. Une perte qui l’avait déjà profondément ébranlé.
Ces propos, rapportés par le journaliste du Parisien Benoît Daragon sur X, ont provoqué une onde de choc bien au-delà du prétoire. L’ancien roi de l’audimat du dimanche soir apparaît désormais comme un homme qui mesure l’ampleur de sa chute.
Reste la question des moyens. Car l’empire Plaza, lui aussi, s’est effondré.

Plus de salaire M6, 500 agences perdues : ce qu’il lui reste aujourd’hui
Côté finances, la chute est vertigineuse. « Je ne suis plus salarié de M6. Je n’ai plus de salaire. J’ai perdu 500 agences. J’ai des procédures sur le dos car les agences m’attaquent », a détaillé Stéphane Plaza à la barre. Il a toutefois précisé vivre aujourd’hui de ses activités restantes, avec des revenus situés « entre 9 000 et 12 000 euros par mois ».
« Je ne suis pas à plaindre », a-t-il ajouté. Mais le contraste avec l’époque dorée est saisissant. L’homme qui remplissait les écrans, vendait des appartements et signait des contrats publicitaires se retrouve aujourd’hui attaqué par ses propres franchisés.
À la barre, il a aussi parlé de la rue. « Quand je sors, on me traite de violeur. Je n’ai jamais été violent. » Puis : « J’ai été un goujat, un lâche, infidèle. Je fuis le conflit. Je ne suis pas un homme parfait mais pas un homme violent.
J’ai fait du mal sans le vouloir. Un incident n’est pas une agression. » Des mots pesés, prononcés face à un tribunal qui a déjà statué une première fois contre lui.
« Je veux qu’on me redonne mon honneur. » C’est la phrase qui résume tout. Ce procès en appel tranchera — mais l’honneur, lui, ne se rend pas par un jugement. Il se reconstruit. Et la suite dira si Stéphane Plaza en a encore les moyens.