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« Je n’ai plus de salaire » : à la barre, Stéphane Plaza révèle ce qu’il touche réellement chaque mois

Publié par Hannah le 28 Juin 2026 à 10:35

Il était l’animateur préféré des Français, celui qui vendait des maisons avec le sourire et un humour bon enfant. Aujourd’hui, Stéphane Plaza se retrouve face aux juges de la cour d’appel de Paris. Et ce qu’il a lâché à la barre sur l’état de ses finances a de quoi surprendre.

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Un empire qui s’effondre en silence

Longtemps considéré comme le gendre idéal du PAF, l’animateur de 55 ans traverse une crise sans précédent. Depuis les accusations de trois anciennes compagnes pour violences, son univers professionnel s’est effondré comme un château de cartes. Le réseau de franchises qui portait son nom a subi une véritable hémorragie.

À la barre, Plaza a posé les mots que personne n’attendait : « Je ne suis plus salarié de M6. Je n’ai plus de salaire. » Une phrase brutale, prononcée par un homme qui incarnait à lui seul la grille des programmes de la chaîne depuis plus de dix ans. Fini les liens avec M6, fini les tournages.

Ces déclarations ont été rapportées sur X par le journaliste du Parisien Benoît Daragon, présent à l’audience. Elles donnent une idée assez nette de l’ampleur du naufrage. Mais la suite est encore plus parlante.

500 agences perdues et des franchisés en guerre

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Le chiffre fait tourner la tête. Stéphane Plaza affirme avoir perdu 500 agences immobilières. Celles-là mêmes qui portaient son nom et faisaient de lui un homme d’affaires prospère. Désormais, ce sont ses propres franchisés qui le traînent en justice.

« J’ai des procédures sur le dos car les agences m’attaquent », a-t-il précisé devant la cour. Une situation que l’on pourrait qualifier de bérézina industrielle. Ses anciens partenaires commerciaux, qui avaient misé sur sa notoriété, se retournent contre lui maintenant que cette notoriété est devenue toxique.

Agence immobilière fermée avec pancarte à vendre

Pour autant, l’ancien animateur ne se présente pas comme ruiné. Il a tenu à préciser qu’il percevait encore entre 9 000 et 12 000 euros par mois grâce aux agences qui lui restent. « Je vis de mes agences, mais je ne suis pas à plaindre », a-t-il ajouté. Un montant qui ferait rêver la plupart des Français, mais qui représente une chute vertigineuse par rapport aux revenus colossaux qu’il engrangeait à l’époque dorée.

En comparaison, d’autres figures du petit écran comme Jean-Pierre Foucault ou Jean-Luc Reichmann continuent d’afficher des revenus autrement plus impressionnants. Même Nagui, auditionné au Parlement sur ses revenus, évolue dans une autre galaxie financière.

« On me traite de violeur dans la rue »

Mais ce n’est pas l’argent qui semblait le préoccuper le plus à la barre. C’est son image. Stéphane Plaza a exprimé une détresse profonde face à ce que les Français pensent désormais de lui. Ses mots étaient sans ambiguïté.

« Je veux qu’on me redonne mon honneur. Quand je sors dans la rue, on me traite de violeur. Je n’ai jamais été violent. » Une déclaration qui rappelle la stratégie adoptée lors de sa comparution en appel, où il avait déjà cherché à se distinguer d’autres affaires médiatiques.

L’animateur, dont les prises de parole publiques se sont faites rares depuis le début de la tempête, espère que ce second procès changera la donne. Son passage devant la cour d’appel est pour lui une chance de réécrire le récit. Reste à savoir si les juges seront convaincus.

« Un goujat, un lâche, infidèle » : l’aveu calculé

Face aux témoignages accablants de ses ex-compagnes, la star de Maison à vendre a choisi une ligne de défense bien particulière. Reconnaître ses torts sentimentaux pour mieux nier les violences physiques. Un exercice d’équilibriste que d’autres personnalités, comme Jean Imbert ou Laurent Boyer, ont également dû affronter devant les tribunaux.

« J’ai été un goujat, un lâche, infidèle. Je fuis le conflit. Je ne suis pas un homme parfait mais pas un homme violent. J’ai fait du mal sans le vouloir. » Des mots soigneusement pesés, où chaque aveu moral sert de bouclier contre les accusations physiques.

Pour expliquer les blessures constatées sur ses ex-compagnes, Plaza a de nouveau brandi l’argument médical. Il souffre de dyspraxie, un trouble de la coordination motrice qui provoque des gestes incontrôlés. Selon lui, ce sont ces mouvements involontaires, et eux seuls, qui sont responsables des « accidents » survenus dans l’intimité.

Ce que la cour d’appel doit trancher

La question est désormais entre les mains des magistrats. L’argument de la dyspraxie suffira-t-il à expliquer des violences qualifiées d’« habituelles » par le premier tribunal ? Rappelons que Plaza a déjà été condamné en première instance pour violences habituelles sur conjoint.

Ses proches, eux, s’inquiètent. Plusieurs témoignages décrivent un homme au fond du trou, dont l’état de santé préoccupe son entourage. La période est d’autant plus sombre qu’un éventuel retour professionnel semble compromis tant que les procédures judiciaires ne seront pas terminées.

Entre un empire commercial en ruine, une image publique en lambeaux et un procès en appel aux enjeux considérables, Stéphane Plaza joue peut-être la dernière manche de sa carrière. Les 9 000 à 12 000 euros mensuels qu’il dit percevoir lui permettent de vivre. Mais c’est bien autre chose qu’il tente de sauver à la barre : ce qu’il reste de son nom.

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