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Nagui auditionné au Parlement : ce qu’il a répondu sur son salaire

Publié par Gabrielle Nourry le 03 Avr 2026 à 10:26

Ce mercredi 1er avril, Nagui n’était pas sur le plateau de N’oubliez pas les paroles. Il était à l’Assemblée nationale. Convoqué par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, l’animateur de 64 ans a dû répondre à des questions sur ses revenus. Et visiblement, il n’a pas apprécié la tournure des débats.

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Nagui auditionné au Parlement : ce qu'il a répondu sur son salaire

L’ambiance était électrique. Et les mots échangés, tranchants.

Un député qui avait mis le feu aux poudres

Tout remonte à fin 2025. Le député Charles Alloncle, proche d’Éric Ciotti, avait lâché une bombe lors d’une interview aux Incorrectibles. Selon lui, Nagui serait « la personne sur les dix dernières années en France qui s’est le plus enrichie sur l’argent public ».

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Des mots forts. Très forts. Et qui n’étaient pas passés inaperçus. Nagui avait alors décidé de porter plainte contre le parlementaire, estimant que ces déclarations mettaient sa famille en danger.

Ce 1er avril, les deux hommes se retrouvaient donc face à face. Et l’animateur n’est pas venu pour faire de la figuration.

Nagui auditionné au Parlement : ce qu'il a répondu sur son salaire
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« Vous ne faites que des insinuations »

Dès le début de l’audition, Nagui a tenu à recadrer le débat. « Vous avez plutôt commencé votre travail par la fin, le jugement d’abord et ensuite l’audience aujourd’hui », a-t-il regretté, selon des propos rapportés par Le Figaro.

Il a ensuite répondu point par point aux accusations. « Vous ne faites que des insinuations, monsieur le rapporteur. Moi, je me suis défendu face à vos attaques. Je pense le faire avec beaucoup de pudeur, malgré ce que vous avez dit. »

L’échange a été suffisamment tendu pour nécessiter l’intervention du président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus.

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Son argument sur les audiences

Accusé d’être « omniprésent » sur le service public en tant qu’animateur et producteur, Nagui a sorti l’argument massue : les chiffres. Ses émissions sont recommandées par les chaînes parce qu’elles font de l’audience. Pas parce que France Télévisions lui ferait des faveurs.

« C’est l’audience qui justifie ma présence à la télé », a-t-il martelé. Il a balayé d’un revers de la main les rumeurs de « favoritisme de la part de la direction de France Télévisions ».

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Pour ceux qui suivent l’avenir de N’oubliez pas les paroles, l’animateur a été clair : l’émission restera sur France 2 tant qu’elle sera numéro un sur le petit écran.

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« Je gagne très bien ma vie » : la mise au point sur son salaire

Voilà le moment que tout le monde attendait. Sur la question de ses revenus, Nagui a été direct, sans détour. Il a d’abord précisé qu’il ne perçoit aucun salaire de France Télévisions à proprement parler.

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C’est Banijay, le groupe de production, qui le rémunère. « Je gagne très bien ma vie. J’ai négocié mon salaire avec Banijay », a-t-il simplement déclaré. Il a toutefois reconnu être « salarié du service public » via Radio France.

Une mise au point nette. Pas d’enrichissement sur fonds publics, selon lui, mais une rémunération privée, négociée avec un groupe audiovisuel. La nuance est importante — et c’est précisément ce que ses producteurs avaient déjà tenté d’expliquer lors d’une précédente audition.

Quand son producteur l’avait déjà défendu

Le 28 février dernier, c’est Stéphane Courbit, le producteur de Nagui, qui avait été auditionné en premier. Et il n’avait pas mâché ses mots pour défendre son poulain.

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Nagui est « très bien payé », a-t-il reconnu sans détour. Mais pas par hasard. « C’est un métier où les talents sont assez rares. C’est pour ça qu’ils sont si bien payés par rapport aux métiers de 99 % des Français. » Selon les propos rapportés par le magazine Stratégies, il a même sorti la comparaison avec le football : « C’est un peu comme les footballeurs, ce sont des gens très bien payés parce qu’ils ont un talent assez unique. »

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Une comparaison qui avait elle-même fait réagir. Mais qui résume bien la position du camp Nagui : une valeur de marché, pas un abus du système public.

Nagui auditionné au Parlement : ce qu'il a répondu sur son salaire
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Une commission qui a brassé beaucoup de grand noms

Nagui n’est pas le seul à avoir été convoqué. Avant lui, David Pujadas, Michel Drucker et Patrick Sébastien ont également comparu devant cette commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

La question des rémunérations dans le secteur public agite depuis des mois le paysage médiatique français. Élise Lucet avait elle aussi levé le voile sur son salaire lors de cette même commission, dans un contexte tout aussi scruté.

Les salaires des animateurs stars du PAF sont un sujet qui fascine autant qu’il énerve. Jean-Pierre Foucault avait lui aussi vu son cachet pour le Loto dévoilé, dans une polémique similaire. Et du côté du privé, le salaire de Cyril Hanouna avait lui aussi provoqué un malaise en plateau.

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La question qui reste en suspens

Nagui a dit ce qu’il avait à dire. Il a défendu sa légitimité, contesté les accusations et posé les limites de ce qu’il considère comme des attaques injustes. Sa plainte contre Charles Alloncle est toujours en cours.

Mais la commission n’a pas clôturé ses travaux pour autant. Le débat sur le financement de l’audiovisuel public, sur les contrats des animateurs et sur la frontière entre argent public et argent privé n’est pas près de s’éteindre.

Pour Nagui, dont la relation avec France 2 a parfois été tumultueuse, cette audition marque une étape supplémentaire dans un feuilleton qui dure depuis plusieurs mois. La suite appartient à la justice — et aux audiences.

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