Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Je l’ai vu mourir » : Victor Belmondo bouleversé en repensant à Jean-Paul Belmondo

Publié par Hannah le 06 Sep 2026 à 14:28

Invité de C à vous sur France 5, Victor Belmondo s’est livré comme rarement sur son rapport au cinéma et à la figure de son grand-père. Face à un extrait tourné il y a plus de quarante ans, l’acteur a laissé remonter un souvenir d’enfance resté enfoui. Ce qu’il a confié en quelques mots suffit à comprendre pourquoi ce nom pèse encore autant sur ses épaules.

« Même aujourd’hui tu nous fais des blagues » Cette anecdote inattendue le cercueil de Jean-Paul Belmondo par son petit-fils

Un extrait qui ravive une blessure d’enfant

Tout part d’un passage précis : une scène du Professionnel, le film de Georges Lautner sorti en 1981, où le personnage incarné par Jean-Paul Belmondo est abattu par un tireur. C’est ce moment précis que l’équipe de France 5 a choisi de montrer à son petit-fils sur le plateau.

La question semblait anodine : qu’avait-il ressenti, enfant, en découvrant cette séquence ? La réponse, elle, ne l’était pas. Comme souvent avec les grandes carrières du cinéma français, l’histoire personnelle se mêle à l’imaginaire des années 1980 et à ses images marquantes.

Victor Belmondo a expliqué avoir été bien trop jeune pour comprendre les codes de la fiction. À l’époque, aucune distance possible entre l’acteur et le père de famille, entre le rôle et l’homme réel. Cette confusion, banale chez un enfant, a pourtant laissé une trace durable, presque physique, comme une frayeur jamais tout à fait digérée.

Le réalisme propre au cinéma d’action de cette décennie n’a rien arrangé. Les tournages spectaculaires, les grands rôles marquants du 7e art et les cascades signées Jean-Paul Belmondo ont façonné une génération de spectateurs. Mais pour un petit garçon assis devant l’écran familial, ce spectacle a d’abord été un choc.

« Je l’ai vu mourir » : l’aveu qui a marqué le plateau

C’est là que la confidence prend tout son poids. « J’étais trop jeune pour voir cette scène et je l’ai vu mourir et je n’avais pas compris que c’était du cinéma », a lâché Victor Belmondo, sans détour ni pudeur excessive.

La phrase claque parce qu’elle dit exactement ce qu’elle veut dire. Pas de mise en scène, pas de récit enjolivé : un enfant a cru assister à la mort réelle de son grand-père. Ce genre de souvenir, quand il touche une figure familiale populaire, prend une dimension particulière une fois raconté des décennies plus tard.

L’acteur, aujourd’hui âgé de 32 ans, a aussi relié cet épisode à sa vocation. Il a grandi entouré de DVD, de films et d’un univers culturel façonné par son aïeul. « Tout ça a infusé quelque part et m’a donné envie de faire ce métier », a-t-il résumé, sans détacher l’admiration de la blessure.

Né en 1993 à Boulogne-Billancourt, fils du pilote automobile Paul Belmondo, il a débuté au cinéma en 2015 dans La Vie très privée de monsieur Sim. Depuis, les rôles se sont enchaînés, jusqu’au thriller Bastion 36, sorti en 2025.

Vieux projecteur de cinéma et pellicule dans pièce sombre

Le poids d’un nom que rien n’efface

Ce que révèle vraiment cet échange, c’est la difficulté à séparer l’homme du monument. Jean-Paul Belmondo est mort le 6 septembre 2021, à 88 ans, laissant derrière lui l’une des figures les plus populaires du cinéma français, aussi présente dans les décors emblématiques de Paris que dans les mémoires collectives.

Trois jours après cette disparition, c’est justement Victor Belmondo qui avait pris la parole lors de l’hommage national organisé aux Invalides. Un discours au nom de toute la famille, très remarqué, où le jeune homme portait déjà, à visage découvert, l’héritage d’un patronyme immense.

En choisissant à son tour la comédie, il s’inscrit dans une filiation rare, comparable à d’autres grandes trajectoires du cinéma français. Mais il cherche aussi, film après film, à exister pour lui-même, loin de la simple étiquette de petit-fils de légende.

Ses confidences sur le plateau de C à vous disent surtout une chose : ce lien intime entre mémoire familiale et vocation d’acteur ne s’efface jamais complètement, même quand on porte fièrement le même nom.

Derrière l’acteur confirmé, il reste donc cet enfant qui a longtemps cru voir mourir son grand-père. Et si c’était justement cette confusion originelle qui avait fait naître, sans qu’il le sache encore, sa passion pour le cinéma ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *