Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Je n’ai pas pu rester à tes côtés » : Yoo Ji-won, 25 ans, meurt près de l’arrivée du semi de Séoul

Publié par Elodie le 16 Oct 2026 à 10:45
Coureuse anonyme au visage grave sous la pluie

Un semi-marathon, une foule massée sur la dernière ligne droite, des coureurs qui serrent les dents pour finir. Le 11 octobre, à Séoul, l’une d’entre eux n’a jamais franchi la ligne. Yoo Ji-won, 25 ans, créatrice de contenu autour de la course à pied, s’est effondrée à quelques centaines de mètres de l’arrivée. Un ami coureur a raconté sa matinée, et les organisateurs ont livré leur version.

À 20,6 km sur 21, la course de Séoul bascule dans le silence

Un semi-marathon, c’est 21,1 kilomètres. À 20,6, on sent presque l’arrivée. Le public, les haut-parleurs, l’arche au-dessus de la route : tout est là, à portée de foulée.

C’est précisément à cet endroit que, selon le comité d’organisation de la Seoul Race, une participante du parcours semi-marathon s’est effondrée, le 11 octobre vers 8 h 49. Les premiers secours sont intervenus sur place. Une ambulance, appelée via le 119, l’a ensuite conduite vers un établissement médical.

Elle y a reçu des soins, mais elle n’a pas survécu. Le comité l’a annoncé dans un message publié sur Instagram, traduit du coréen, en adressant ses condoléances aux proches et aux amis de la coureuse.

Son nom, lui, est venu d’ailleurs. C’est un ami, coureur et créateur de contenu comme elle, qui a identifié Yoo Ji-won, influenceuse fitness de 25 ans. Selon PEOPLE, la cause du décès n’est pas encore déterminée.

Aucune explication n’est avancée à ce stade, et ce n’est pas ici qu’on en inventera une. Pour qui veut simplement comprendre ce que le corps encaisse à l’effort, le fonctionnement d’un cœur qui ne s’arrête jamais reste un bon point de départ.

Mais avant ce 11 octobre, il y avait une amitié née sur les routes. Et c’est elle qu’on lit entre les lignes du message de ce coureur.

Une amitié née sur le bitume, un message écrit après l’hôpital

Pour comprendre ce texte, il faut remonter à leur rencontre. Le coureur, qui publie sous le pseudo @bummy_5, raconte avoir croisé Yoo Ji-won lors d’un semi-marathon à Chuncheon, qu’ils ont parcouru ensemble. Sur le moment, écrit-il, il pensait à une relation passagère.

Puis le hasard a recommencé. Ils se sont retrouvés lors d’un autre rendez-vous, désigné dans son texte par les lettres GMW. Il n’aurait jamais cru, dit-il, devenir si proche d’elle, et courir ensemble était devenu une routine toute naturelle.

Bruine ou grosse pluie, il se disait toujours heureux au moment de partir à ses côtés. Il attribue même son goût pour la course à son soutien. Les souvenirs communs étaient si nombreux qu’il a mis du temps à choisir une photo pour accompagner son hommage.

Cette routine, des milliers de coureurs amateurs la connaissent : on court à deux, on se motive, on s’attend. Beaucoup y voient d’ailleurs l’un de ces exercices simples qui rallongent l’espérance de vie selon les chercheurs. C’est ce qui rend la suite si brutale.

Ce matin-là, il se trouvait à l’arrivée. Près de la ligne, il a vu un attroupement et pensé que quelqu’un s’était blessé. Une fois la ligne franchie, il a cherché Yoo Ji-won du côté du podium des récompenses.

Puis est tombée une nouvelle qu’il ne voulait pas croire. Il a tout lâché pour filer à l’hôpital, dans l’espoir de la voir une dernière fois. Il écrit regretter de ne pas avoir pu rester à ses côtés jusqu’à la fin.

Reste une question que tout le monde se pose : qu’ont promis les organisateurs, et que sait-on vraiment de ce qui s’est passé ?

Ligne d'arrivée déserte d'une course urbaine au petit matin

Ce que promettent les organisateurs, et ce que personne ne sait encore

Quand un malaise frappe un sportif en pleine épreuve, l’entourage se retrouve toujours sous le choc. Le drame d’un jeune espoir du football mort à 18 ans l’avait rappelé. Ici, aucun élément ne permet encore de rapprocher les deux histoires.

Côté organisation, le comité a indiqué qu’il allait suivre de près la situation et prendre les mesures de suivi nécessaires. Le texte rapporté ne précise pas lesquelles. Il ne détaille pas non plus le déroulé des secours au-delà des premiers soins et du transfert en ambulance.

Vient alors la question centrale. Selon PEOPLE, la cause du décès n’est pas encore connue. Aucune information sur d’éventuels antécédents ne figure dans les éléments disponibles, et rien ne permet d’avancer une hypothèse.

Dans ce type de situation, une cause se précise en général après des examens médicaux, ce qui prend du temps. Ce délai n’a rien d’inhabituel, et il impose de la prudence, aux médias comme aux internautes.

Voici donc l’essentiel : une coureuse de 25 ans s’effondre à 20,6 km d’un semi-marathon, des secours interviennent, elle décède après son transfert, la cause reste inconnue. Le reste appartient à ses proches.

Ce qu’il reste à suivre pour la Seoul Race et pour les proches

D’abord, les mesures annoncées. Le comité n’a pas détaillé son plan : la manière dont la course sera organisée à l’avenir reste donc inconnue. On sait seulement qu’il a communiqué vite et présenté ses condoléances.

Ensuite, la cause. Quand elle sera établie, elle dira peut-être si l’événement était évitable, mais personne ne peut l’affirmer aujourd’hui. Sans aucun lien établi avec cette affaire, des histoires comme celle de Sébastien Chabal, victime d’un infarctus sur l’autoroute, rappellent que même un sportif aguerri n’est jamais totalement à l’abri.

Enfin, la communauté des coureurs. Le message de @bummy_5 circule et reste l’hommage le plus visible à Yoo Ji-won. Il dit simplement ce que beaucoup ressentent : une passion partagée, et soudain un vide.

Pour ceux qui reprennent la route après avoir lu cette histoire, la question du bon nombre de marches par jour a de quoi occuper les esprits. Toujours selon PEOPLE, il faudra attendre pour en savoir plus sur cette affaire.

Une ligne d’arrivée à quelques centaines de mètres, un message d’adieu, une cause encore inconnue : derrière chaque dossard, il y a une amitié.

Et si vous pensiez que le ravitaillement n’était qu’un détail de course, ce qu’un coureur y a fait avec un sac rempli à ras bord lui a coûté deux ans d’exclusion.

Autre sujet, autre inquiétude : ce dépôt brunâtre au bord de l’eau que les chiens adorent renifler peut se révéler redoutable.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *