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« Il n’y a pas de fumée sans feu » : Zazie brise le silence sur les accusations visant Patrick Bruel

Publié par Cassandre le 29 Mai 2026 à 11:18

Patrick Bruel fait face à une vague d’accusations de viols et d’agressions sexuelles qui secoue la variété française. Jusqu’ici, rares étaient les voix du milieu artistique à se positionner publiquement. Ce jeudi 28 mai 2026, sur Europe 1, Zazie a choisi de briser le silence — et ses mots ne laissent aucune place à l’ambiguïté. Voici ce qu’elle a déclaré, pourquoi ses propos marquent un tournant, et ce qui s’est passé la veille au théâtre.

zazie devoile son nouveau look

Zazie sur Europe 1 : entre présomption d’innocence et trouble profond

La chanteuse de 62 ans était initialement venue présenter son nouveau titre Peu importe dans l’émission Culture Médias. Mais le journaliste l’a rapidement interrogée sur l’affaire qui monopolise l’attention. Zazie connaît Patrick Bruel depuis des décennies. Elle a côtoyé l’artiste sur scène, en coulisses, lors d’événements professionnels. Sa parole porte donc un poids particulier.

Premier réflexe : rappeler la présomption d’innocence. Le chanteur de 67 ans n’a pas été jugé. Mais la compositrice n’en est pas restée là. Elle a reconnu un « trouble profond » face à la multiplication des témoignages. « Le grand séducteur, le dragueur, ce n’est pas un scoop », a-t-elle d’abord concédé. Avant d’ajouter qu’elle n’avait jamais été témoin direct du moindre comportement criminel. « Si j’avais vu le tiers du quart de ce qui est décrit par ces femmes, je vous en parlerais. »

« 2, puis 15, puis 30 femmes » : les mots forts qui changent la donne

C’est la suite de l’interview qui a fait basculer la prise de parole. Zazie a détaillé ce qui, selon elle, rend ces accusations impossibles à ignorer. « Quand il y a 2, puis 15, puis 30 femmes qui parlent, il n’y a pas de fumée sans feu. » L’argument est simple mais redoutable : ces plaignantes ne se connaissent pas entre elles. Elles viennent de milieux différents, d’époques différentes.

« Il doit forcément y avoir quelque chose », a-t-elle poursuivi. La chanteuse a ensuite franchi un cap supplémentaire en qualifiant la nature des faits reprochés. « Là, d’après ce qui est décrit, on est dans la criminalité. » Des mots lourds, pesés, prononcés sur une antenne nationale. « J’attends de savoir toute la vérité, mais moi, je crois ces femmes », a-t-elle affirmé sans détour. Pour elle, « elles sont trop nombreuses pour que ce soit un truc à mettre sous le tapis ». Cette sortie publique d’une artiste de premier plan dans le paysage musical français signale un changement de climat dans la variété hexagonale.

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La veille de cette interview, mercredi 27 mai, Patrick Bruel jouait la pièce Deuxième partie au prestigieux Théâtre Édouard VII à Paris. Malgré la tempête judiciaire, l’artiste maintient ses représentations. Mais la soirée a été brutalement perturbée.

Trois militantes du collectif féministe NousToutes se sont levées dans la salle dès les premières minutes. Elles ont scandé « Bruel, violeur » à plusieurs reprises, portant des masques à l’effigie du chanteur barrés de la mention « violeur ». La sécurité a évacué les activistes, et la pièce a finalement repris depuis le début. Un incident qui illustre la pression croissante autour de cette affaire, bien au-delà des prétoires.

Entre les mots de Zazie et l’action de NousToutes, la muraille de silence qui protégeait les figures intouchables de la chanson française se fissure à vue d’œil. Reste la question qui plane : d’autres voix du milieu artistique oseront-elles suivre ? On parie que les prochaines semaines vont être bruyantes.

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