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Selon Donald Trump, la charia serait « presque un deuxième mode de vie » à Paris et Londres

Publié par Elodie le 28 Août 2026 à 16:30
Selon Donald Trump, la charia serait « presque un deuxième mode de vie » à Paris et Londres

Donald Trump ne s’arrête jamais à mi-chemin quand il s’agit de critiquer l’Europe. Cette fois, c’est sur un plateau de télévision conservateur qu’il a lâché sa dernière sortie. Le sujet : la charia, cette loi islamique qu’il jure vouloir bannir des États-Unis. Mais c’est sa comparaison avec deux capitales européennes qui a fait bondir les internautes.

Une interview qui tourne au réquisitoire contre l’Europe

Tout part d’une question posée par l’animateur Glenn Beck, figure bien connue de la droite américaine passée par Fox News. Sur le plateau de The Glenn Beck Show, il interroge le président sur un sujet brûlant outre-Atlantique : faut-il une loi interdisant explicitement la charia sur le sol américain ?

La réponse de Donald Trump ne se fait pas attendre. « Concernant la charia, je dirais catégoriquement qu’elle n’a pas sa place dans ce pays : pas de charia », tranche-t-il. Une déclaration qui s’inscrit dans une ligne politique déjà bien connue, à mille lieues des débats qui agitent par ailleurs la scène politique française.

Mais le président américain ne s’arrête pas là. Il enchaîne aussitôt avec une pique visant deux métropoles emblématiques du Vieux Continent. « Vous allez à Londres, vous allez à Paris, c’est presque comme un deuxième mode de vie. C’est ridicule », lance-t-il, sans jamais préciser quelles pratiques concrètes il vise.

Une accusation qui ne repose sur aucun exemple daté ni aucune source citée, à l’image de certaines polémiques qui enflamment aussi le débat public français ces derniers mois.

Une promesse d’interdiction et un système jugé « meilleur »

Interrogé plus précisément sur ses intentions, Donald Trump n’a laissé planer aucun doute sur sa volonté d’agir. « J’interdirais absolument la charia, et elle est présente dans une certaine mesure dans ce pays. Et là où nous la voyons, nous la supprimons. Il faut la supprimer », affirme-t-il, sans détailler les mécanismes juridiques envisagés pour une telle mesure.

Le président américain a ensuite défendu l’existence d’« un seul système » juridique pour les États-Unis, qu’il qualifie de « meilleur » malgré, selon ses propres mots, quelques imperfections. Une manière de justifier sa position sans pour autant apporter d’éléments factuels sur l’ampleur réelle du phénomène qu’il dénonce.

Ce discours n’est pas une première. Il s’inscrit dans une longue série de sorties similaires, tenues avec une régularité presque mécanique depuis plusieurs années. Un schéma qui rappelle d’autres prises de parole musclées à l’international, comme celles qui ont récemment marqué l’actualité judiciaire française.

Vue d'une avenue parisienne avec la Tour Eiffel au loin

Un refrain déjà entendu, y compris contre le maire de Londres

Car Donald Trump avait déjà tenu des propos quasiment identiques concernant Londres. En septembre 2025, lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, il s’en était directement pris au maire de la capitale britannique, Sadiq Khan. « Je regarde Londres où vous avez un maire épouvantable, un maire vraiment épouvantable. Tout a tellement changé. Maintenant ils veulent instaurer la charia », avait-il déclaré à l’époque.

Problème : aucune procédure officielle visant à instaurer la loi islamique à Londres n’était engagée à ce moment-là. Une affirmation qui n’avait alors aucun fondement institutionnel vérifiable, un peu comme certaines rumeurs qui circulent parfois sur les personnalités publiques sans jamais être confirmées.

En 2024 déjà, le républicain avait franchi un cap supplémentaire en jugeant Paris et Londres « méconnaissables », allant jusqu’à affirmer que les deux villes avaient « ouvert leurs portes au djihad ». Une escalade verbale qui se répète donc, année après année, sans jamais s’accompagner de faits précis ni de statistiques vérifiables sur la réalité du terrain dans ces deux capitales européennes.

Entre punchlines calibrées pour son électorat et absence totale de preuves concrètes, Donald Trump signe une nouvelle sortie qui fera parler bien au-delà de l’Atlantique. Reste une question : combien de fois encore le président ressortira-t-il cette même antienne sur Paris et Londres avant la fin de son mandat ?

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