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« Les bourgeois du Cap-Ferret » : un député LFI dérape en pleine crise des incendies, son message effacé en urgence

Publié par Elodie le 27 Juil 2026 à 10:32

La Gironde brûle depuis cinq jours et la France retient son souffle face à l’ampleur du désastre. Pendant que les pompiers luttent sans relâche, la parole politique s’invite dans le chaos, parfois de façon maladroite. Un député de La France insoumise a choisi ce moment précis pour viser une catégorie de Français, provoquant une vague de réactions qui l’a contraint à effacer son message presque aussitôt.

Un incendie hors de contrôle depuis cinq jours

Depuis le 22 juillet, un incendie de grande ampleur ravage la Gironde, forçant des milliers de familles à quitter précipitamment leurs habitations. Le feu progresse vite, alimenté par la sécheresse et les vents, et menace désormais les portes de Bordeaux.

Face à l’urgence, l’État a mobilisé des moyens considérables : 500 militaires ont été envoyés en renfort, et l’aviation civile a même testé de nouveaux moyens de lutte au sol. Deux pompiers ont perdu la vie à Mérignac en combattant les flammes, un drame qui a marqué les esprits dans tout le pays.

C’est dans ce contexte de tension extrême que Jean-François Coulomme, député LFI de Savoie, a publié sur X un message qui allait faire parler bien au-delà de la Gironde.

Le message qui vise « les bourgeois du Cap-Ferret »

Dans son post, le député décrit le Cap-Ferret comme « une des communes les plus riches de France. Lieu de villégiature et de résidence de la haute bourgeoisie bordelaise ». Le ton monte rapidement dans la suite du texte.

Jean-François Coulomme interpelle directement les résidents aisés : « Les bourgeois du Cap-Ferret, et plus largement les riches de ce pays, vont-ils enfin accepter de contribuer fiscalement à une juste hauteur pour financer la sécurité civile, nos Canadair et nos sapeurs-pompiers, maintenant qu’ils réalisent que leur sort est lié à celui du peuple, ou bien vont-ils choisir de s’exiler toujours plus au nord de notre planète ? »

Une formulation qui tranche avec les nombreux messages de solidarité publiés par d’autres élus, à l’image de ceux évoquant les bons réflexes à adopter face au feu ou les moyens déployés comme le premier largage d’un A400M sur la zone sinistrée.

Vue aérienne d'un incendie de forêt en Gironde avec une épaisse fumée s'élevant au-dessus des pins

Un post supprimé et une polémique qui enfle

Très vite après sa publication, le message du député a été retiré de X, mais pas assez tôt pour échapper aux captures d’écran et aux réactions indignées. Un internaute a résumé la colère montante en qualifiant le propos d’« ignominie sans nom ».

Ce même internaute a détaillé sa réponse avec des chiffres précis : les contribuables aisés du Cap-Ferret paient l’IFI, la taxe foncière souvent majorée sur les résidences secondaires, et les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu. Selon lui, le dernier décile acquitte environ 75 % de l’impôt sur le revenu en France, et les Canadair sont financés par un budget auquel ces foyers contribuent bien au-delà de la moyenne nationale.

Pendant que la polémique enflait sur les réseaux, la situation sur le terrain restait dramatique. Dimanche 26 juillet, l’incendie avait déjà ravagé 42 000 hectares et atteignait les abords de Bordeaux, provoquant l’évacuation de 220 000 personnes. Plus de 500 pompiers étaient mobilisés, et une réunion interministérielle présidée par Emmanuel Macron était prévue le lundi 27 juillet.

Entre un feu toujours actif et une phrase qui ne l’était plus, l’épisode illustre à quel point la moindre prise de parole politique peut s’embraser aussi vite qu’une forêt en plein été. Reste à savoir si ce dérapage effacé changera quelque chose au débat, déjà ancien, sur qui doit payer la sécurité civile de demain.

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