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« Vous êtes responsables Doucet ! » : le maire de Lyon pris à partie place Bellecour au lendemain du 17 octobre

Publié par Elodie le 18 Oct 2026 à 12:04

Lyon se réveille groggy. Au lendemain du 17 octobre, les vitrines brisées de la Presqu’île racontent la nuit passée. Le maire, Grégory Doucet, sort dans la rue pour constater les dégâts aux côtés du préfet. Et là, selon un compte relayant des images de CNews, des habitants lui lancent des phrases qu’il n’avait sans doute pas envie d’entendre.

Image extraite de la vidéo publiée sur X par Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷

Place Bellecour, un maire sous les micros et sous les cris

Dimanche 18 octobre, au matin, la vidéo diffusée en direct par CNews montre Grégory Doucet et le préfet du Rhône, Étienne Guyot, avançant place Bellecour. Autour d’eux, un important cordon de sécurité, une nuée de journalistes et de caméras. Devant eux, des bâtiments endommagés.

Selon le compte « Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 », qui relaie ces images, le maire écologiste ne pourrait pas faire un pas sans que des Lyonnais lui rappellent sa responsabilité. Les phrases rapportées : « Vous êtes responsables Doucet ! », « C’est l’extrême-gauche qui a fait ça ! Grâce à LFI ! » et « Doucet démission ! ». Le compte y voit un lien avec les alliances du maire. Ce sont ses mots, pas ceux de la vidéo.

Le saccage a aussi été documenté ailleurs : l’office du tourisme de Lyon ravagé par un incendie en est l’un des symboles. Reste ce que le préfet a dit, micro en main, devant la foule de journalistes.

Le préfet parle de « pilleurs », pas de manifestants

Pendant que Grégory Doucet se tient en retrait, c’est Étienne Guyot qui prend la parole. Il dit avoir fait le tour des commerces avec le maire et avoir vu « de visu » l’ampleur des dégâts, après une journée passée en salle de crise. Il évoque un « caractère insupportable » et une colère qu’il partage avec les commerçants.

Puis il tranche : « Des pilleurs, des voleurs qui ont méthodiquement, je le dis bien méthodiquement, pillé un certain nombre de magasins. » Il cite les montres, les jeux vidéo, les magasins de luxe. Et ajoute : « Ça n’a rien à voir avec des revendications. Rien. »

Il rappelle aussi qu’un gros dispositif de police existait. Derrière chaque commerce, insiste-t-il, il y a des familles, des gens dont c’est la vie, et « c’est détruit ». Le tout dans un brouhaha où l’on entend des « reculons, s’il vous plaît ».

Côté politique, la tension est la même qu’au lendemain de la journée la plus lourde à Paris.

Le préfet qualifie les faits de pillages. Une partie des habitants, elle, vise le maire.

Deux lectures, une même place dévastée.

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