« Bien sûr que non » : Gabriel Attal lâche un aveu glaçant sur son ex-conseiller et la cocaïne
Une interview qui devait porter sur le narcotrafic a pris un tour bien plus intime. Face à Apolline de Malherbe sur BFMTV, Gabriel Attal a dû répondre à une question qu’il n’attendait visiblement pas : celle de la consommation de cocaïne de son ancien conseiller en communication. Une confidence publique qui a réveillé une blessure bien plus ancienne chez l’ancien Premier ministre.

Une confidence qui remonte à la surface
Tout est parti d’une révélation faite cet été dans un magazine. Louis Jublin, ancien conseiller en communication de Gabriel Attal pendant plusieurs années, y a raconté avoir beaucoup consommé de cocaïne alors qu’il travaillait à ses côtés, notamment durant son passage à Bercy. Une déclaration qui n’a rien d’anodin quand on connaît la proximité qui liait les deux hommes.
Apolline de Malherbe n’a pas tourné autour du pot lors de l’interview, un exercice qui rappelle d’autres moments où des personnalités politiques ont dû s’exprimer sans filtre, comme lors des confidences sans détour d’Emmanuel Macron sur ses relations diplomatiques. La journaliste a demandé frontalement à Gabriel Attal s’il était au courant de la situation à l’époque des faits.
La réponse a été immédiate et sans ambiguïté. Gabriel Attal affirme n’avoir rien su, tout en reconnaissant la gravité du sujet. Un aveu qui interroge forcément sur la vigilance des cabinets ministériels, un thème récurrent quand la parole publique se libère, à l’image des révélations qui ont récemment secoué d’autres sphères comme le monde judiciaire avec l’affaire Sonia Bellina.
« Je ne l’ai pas vu sombrer » : la défense de Gabriel Attal
Face aux questions insistantes d’Apolline de Malherbe, Gabriel Attal a livré une explication personnelle. « Non et c’est un sujet qui est très douloureux pour moi », a-t-il d’abord lancé, avant de préciser que Louis Jublin avait traversé « une grande souffrance » à un moment donné de sa collaboration.
Mais l’ancien Premier ministre insiste : il n’a jamais vu son collaborateur « sombrer ». Une nuance importante, presque une ligne de défense, qui distingue la souffrance perçue de la dérive réelle qu’il dit ne pas avoir identifiée. La journaliste pousse alors plus loin en lui demandant s’il aurait continué à travailler avec Louis Jublin s’il avait su.
« Bien sûr que non », répond sans hésiter Gabriel Attal, à 37 ans. Une phrase qui tranche et qui montre que, pour lui, la question ne se pose même pas. Ce type de révélation en cascade sur l’entourage rapproché des puissants n’est pas sans rappeler d’autres dossiers sensibles, comme celui autour de la vie privée protégée de certaines célébrités après leur disparition.
Émilie Tran Nguyen, Dechavanne : Attal balaie la nostalgie de Beigbeder
L’entretien a ensuite glissé vers un débat de société plus large, celui de la tolérance envers l’usage de stupéfiants dans les milieux professionnels exposés. Apolline de Malherbe a évoqué le cas d’Émilie Tran Nguyen, évincée de France Télévisions après un test positif aux stupéfiants, et les propos de Frédéric Beigbeder à ce sujet.
L’écrivain avait rappelé une époque révolue en affirmant que « de son temps », la consommation de drogue relevait de la vie privée, citant même le souvenir de Christophe Dechavanne. Une nostalgie que Gabriel Attal refuse catégoriquement d’endosser aujourd’hui, dans un contexte où le narcotrafic gangrène des territoires entiers, à l’image de ce qui touche des villes comme Marseille.
« Oui, bien sûr » : c’est ainsi que Gabriel Attal répond, sans détour, à la question de savoir si toute personne testée positive dans les ministères ou services publics doit être écartée. Pour lui, « le monde a changé » et la comparaison avec les décennies passées n’a plus lieu d’être face à l’ampleur actuelle du phénomène.
L’homme politique justifie cette fermeté par un constat sans appel sur l’implantation des réseaux criminels en France. Une position qui tranche avec la légèreté d’antan et qui s’inscrit dans un climat plus large de vigilance accrue, semblable à celui observé dans d’autres affaires sensibles touchant les institutions ces derniers mois.

Un drame familial qui explique son intransigeance
Comme d’autres figures politiques ayant traversé des épreuves personnelles, Gabriel Attal a choisi de dévoiler la source profonde de son engagement contre la drogue. Loin d’un simple discours de circonstance, sa fermeté puise dans un traumatisme d’enfance qu’il n’a jamais caché entièrement.
« J’ai un rapport presque épidermique sur ces sujets », confie-t-il, avant de lâcher une phrase bouleversante : la drogue « a pourri » son enfance et aurait « probablement contribué à la mort » de son père. Une révélation glaçante qui éclaire d’un jour nouveau son combat contre le narcotrafic.
Cette blessure intime transforme son discours politique en quelque chose de bien plus personnel. « Je suis intraitable sur ces questions et je me mobiliserai toujours sur ces sujets », martèle-t-il en conclusion de l’entretien. Une phrase qui résonne différemment quand on connaît désormais son histoire familiale, loin des postures habituelles observées chez d’autres responsables politiques comme lors des annonces récentes de Monique Barbut sur un tout autre sujet sensible.
Une chose est sûre : derrière le discours politique bien rodé, Gabriel Attal a laissé transparaître une part rare de vulnérabilité. Ce mélange de fermeté publique et de blessure privée risque de marquer durablement ceux qui ont suivi cet échange. La question reste ouverte : cette confidence personnelle changera-t-elle le regard porté sur son combat contre le narcotrafic ?