« J’ai des difficultés en tant qu’homme féministe » : Glucksmann révèle ce qui pourrait l’empêcher de se présenter en 2027
Il est l’un des noms qui reviennent le plus quand on parle de la présidentielle de 2027. Pourtant, Raphaël Glucksmann hésite encore. Et la raison de cette hésitation n’a rien à voir avec les sondages ou les alliances politiques. Sur RTL, le député européen a livré une confidence rare — celle d’un homme tiraillé entre ses ambitions et l’impact qu’elles auraient sur la carrière de sa compagne, Léa Salamé.

Présidentielle 2027 : pourquoi Glucksmann repousse sa décision de 3 mois
Le dimanche 31 mai 2026, Raphaël Glucksmann était au micro de RTL. On lui a posé la question que tout le monde attend : sera-t-il candidat à l’Élysée ? Réponse : pas tout de suite. Le député européen, élu sous l’étiquette du Parti Socialiste en 2024, s’est accordé un délai de réflexion de trois mois. Pendant que d’autres se sont déjà lancés — Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal notamment — lui temporise.
Un journaliste a immédiatement flairé la piste : ce délai serait-il lié à Léa Salamé et à la fin de sa saison à la tête du JT de France 2 ? La question a visiblement touché une corde sensible. Glucksmann a d’abord tenu à saluer l’indépendance professionnelle de sa compagne, assurant qu’elle travaille « de manière complètement indépendante » de ses propres opinions. Mais derrière cette mise au point, quelque chose de plus personnel couvait.
Le « sacrifice immense » que Glucksmann refuse d’imposer à Léa Salamé
C’est là que l’échange a basculé. Un second journaliste a insisté : la carrière de Salamé fait-elle partie de l’équation ? Glucksmann n’a pas esquivé. « Comme je fais profession de sincérité radicale », a-t-il lancé avant de lâcher le mot qui a fait réagir : sacrifice. « C’est un sacrifice immense qui serait exigé. Et en 2026, j’ai des difficultés moi, en tant qu’homme féministe, à demander ce genre de sacrifice à une femme. »
Car les faits sont là. Léa Salamé a remplacé Anne-Sophie Lapix aux commandes du 20 heures cette saison. Un poste qu’elle a décroché en renonçant déjà à la matinale de France Inter. Et la journaliste a été claire : si Glucksmann se déclare candidat, elle quittera le JT. En parallèle, elle continue de présenter Quelle époque ! sur France 2 chaque semaine. Deux émissions, une carrière au sommet — et la perspective de tout suspendre pour une campagne qui n’est même pas encore déclarée.
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Candidature ou témoignage : la ligne rouge que Glucksmann se fixe
Le paysage politique français ne manque pas de candidats qui courent pour exister. Glucksmann veut être l’exception. Il l’a martelé sur RTL : pas question d’être « une candidature de témoignage ». Pas question non plus de vivre ce qu’il appelle « un moment warholien pour une petite gloire personnelle ». S’il y va, ce sera pour gagner — ou au moins pour peser réellement.
Cette exigence change tout. Elle transforme le délai de trois mois en vrai crash-test intime : est-il prêt à demander à sa compagne de mettre sa carrière entre parenthèses si — et seulement si — la dynamique électorale est réelle ? C’est une question que peu d’hommes politiques posent à voix haute. Et c’est précisément ce qui rend cet aveu aussi inhabituel dans le paysage de la présidentielle 2027.
Glucksmann a posé les termes du dilemme avec une franchise rare en politique : ambition collective contre sacrifice personnel. Reste à savoir si trois mois suffiront à trancher un cas de conscience qui dépasse largement les calculs d’appareil. Et vous, un candidat qui hésite par considération pour son couple, ça change votre regard sur lui — ou ça vous inquiète ?