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« Lui président » : François Hollande prépare-t-il en coulisses son retour pour 2027 ?

Publié par Elodie le 19 Août 2026 à 10:25
« Lui président » : François Hollande prépare-t-il en coulisses son retour pour 2027 ?

Huit ans après avoir quitté l’Élysée sans pouvoir se représenter, François Hollande semble retrouver le goût de la campagne. Des affiches réhabilitant son bilan fleurissent, un livre programmatique sort début septembre, et ses soutiens s’agitent déjà en coulisses. Rien n’est officiel, mais tout ressemble à une machine qui se remet doucement en marche pour 2027.

Un anniversaire qui ressemble à un lancement de campagne

Le 12 août dernier, pour les 72 ans de François Hollande, ses proches lui ont offert un cadeau pour le moins politique : le placardage de 500 affiches vantant son bilan présidentiel. Une opération relayée massivement sur les réseaux, avec un slogan qui ne doit rien au hasard : «Lui président», écho direct au fameux «Moi Président» de 2012.

L’une des affiches assène : «Lui président, 650.000 Français sont partis à la retraite», une pique à peine voilée contre Emmanuel Macron, empêtré durant ses deux mandats dans la bataille des retraites. L’initiative vient de l’élu de la Drôme Wilfrid Pailhès, épaulé par le maire de Libourne Philippe Buisson, qui assure que l’ex-président n’était pas informé du coup mais a apprécié la surprise.

Reste que ce genre de coïncidence arrive rarement par hasard en politique. Après deux échecs cuisants — écarté en 2017 par son propre ministre Emmanuel Macron, puis relégué en 2022 derrière Anne Hidalgo et son 1,74% des voix — François Hollande n’a jamais vraiment renoncé au fameux «pourquoi pas lui». Un climat qui rappelle d’ailleurs les tensions permanentes qui traversent la vie politique française à l’approche de chaque échéance majeure.

Un livre, un local à Paris et un agenda qui se remplit

Le vrai signal, c’est peut-être son prochain ouvrage. Intitulé Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche, il paraît le 3 septembre chez Robert Laffont et se présente comme «une vision de ce que doit devenir la France dans 10 ans». Son entourage promet des réponses à trois questions : préparer l’avenir autour de la jeunesse, protéger les Français, et unir la République face aux forces de division.

Mais l’indice le plus concret reste ailleurs. Wilfrid Pailhès a confirmé avoir déjà loué un local de campagne de 90 m² dans le centre de Paris, jusqu’à fin décembre. «S’il est désigné, on changera d’espace. Mais si en décembre c’est Raphaël Glucksmann, on fermera», a-t-il glissé, sans détour.

L’agenda de François Hollande confirme la dynamique : présence au campus d’été du Parti socialiste à Blois le 28 août, puis débat le lendemain à Sens face au candidat d’Horizons Édouard Philippe, sur «les perspectives pour la France en 2027». Depuis 2022, il siège déjà comme député de Corrèze sous les couleurs du Nouveau Front populaire, un retour en politique amorcé pas à pas.

Bureau vide avec affiches de campagne enroulées

Glucksmann, le rival qui a «le maillot jaune»

Face à lui se dresse l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, qui prépare une primaire avec le PS pour tenter de décrocher l’investiture et s’appuyer sur l’appareil socialiste. Un format que François Hollande a toujours refusé de rejoindre, jugeant l’exercice mal calibré.

«Un corps électoral extrêmement restreint et une organisation matérielle qui n’est pas taillée pour créer d’enthousiasme populaire», résume Wilfrid Pailhès pour justifier cette distance. Une manière polie de dire que l’ancien président ne croit pas au jeu des primaires, préférant peser directement dans le débat public via son livre et ses interventions.

«Aujourd’hui, c’est Raphaël qui a le maillot jaune, c’est à lui de pédaler», concède tout de même l’élu drômois, «mais s’il ne pédale pas, on est là».

Il ajoute que les socialistes refuseront de «refiler les clés du camion à Raphaël Glucksmann», estimant que ce scénario signerait purement et simplement la disparition du PS. Un discours qui trouve un écho jusque dans les rangs du parti : «Cela change la donne.

On entend la petite musique : Hollande, on ne l’aime pas plus que ça mais il est socialiste».

Affiches, livre, local loué : chaque pièce du puzzle raconte la même histoire, celle d’un homme qui se prépare sans le dire. Rendez-vous en décembre pour savoir si François Hollande tentera vraiment un troisième round face à l’Élysée.

5 commentaires

  • M
    Madeleine
    21/08/2026 à 13:03
    Combien lui reste-t-il de dents quand il enlève son dentier pour aller dormir? Il est moche, enrobé de graisse et ventru. Il n'a jamais travaillé de sa vie. N'a jamais obéi aux ordres d'un chef qu'il n'a jamais eu. Mais très attiré par l'argent, celui de la famille de sa femme. Aime le grand luxe, yeux exorbités à l'intérieur du palais d'un pays du Golfe. Sa posture préférée : se plier en deux avec respect face à un "prince" arabe. A de l'esprit, certes, mais intelligence limitée, Q.I. autour de 115-120. Sa présidence fut une catastrophe. Mais il passe outre et ose se représenter, le culot, privilège des c..s.
  • H
    Hélène
    20/08/2026 à 12:22
    La place est bonne. Mais ce n'est pas moi qui voterai pour lui. Il a fait son temps et ses BETISES il faut laisser la place è d'autres plus compétents surtout qu'ils se bousculent tous au portillon
    p
    papapa
    20/08/2026 à 13:37
    J'espère que les sans dents ne vont pas voter pour ce truc de merde qu'on a eu et grâce à lui on a eu ce guignol de Macronard qu'il a mis ministre dans son gvt, qu'elle honte ce pingouin....
  • g
    gream42
    20/08/2026 à 07:55
    Hollande un président qui n'a rien fait pour la grandeur de la France et qui nous a amené le désastre Macron.....Qu'il s'achète un autre scooter et nous fout la paix. Il est resté avec le Moyen âge.Il ne faut pas compter sur lui pour arrêter l'hémorragie de la France.Pourtant je suis un ancien partisan du PS

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