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Marine Tondelier veut interdire X, Elon Musk répond en l’accusant de trahison

Publié par Elodie le 07 Août 2026 à 11:13
Musk réclame que Marine Tondelier soit « réduite au silence » pour « trahison »

Une phrase sur l’algorithme de X, et voilà tout un dossier qui explose. Marine Tondelier a proposé d’interdire le réseau social le temps de la présidentielle, accusant son propriétaire de vouloir faire basculer l’Europe dans la soumission aux États-Unis. Elon Musk n’a pas laissé passer l’attaque : sa réplique, publiée sur sa propre plateforme, dépasse largement la simple pique politique.

Une accusation qui vise directement le propriétaire de X

Tout part d’un entretien accordé à Libération, mercredi. La chef de file des Écologistes y défend une idée radicale : interdire X en France durant la campagne présidentielle. Son argument ne porte pas seulement sur les contenus qui y circulent, mais sur la mécanique même du réseau.

Selon elle, l’algorithme de la plateforme exerce « un impact structurel, quotidien, de chaque minute » sur la désinformation. Le contexte n’est pas anodin : trois personnalités, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann, ont récemment été visées par une opération malveillante attribuée à la Russie, remettant les ingérences étrangères au cœur des débats.

Marine Tondelier va plus loin encore. Elle qualifie le propriétaire de X d’« une personne, basée aux États-Unis, avec une idéologie suprémaciste », qui chercherait à faire basculer l’Europe dans une soumission totale à Washington. Une charge frontale, adressée sans détour à l’homme le plus riche du monde, déjà coutumier des interventions dans les débats politiques européens.

La réplique glaçante d’Elon Musk sur X

La réponse ne s’est pas fait attendre. Jeudi, sur sa propre plateforme, Elon Musk a réclamé que Marine Tondelier soit « réduite au silence » pour « trahison contre la France ». Une formule d’une violence inhabituelle, même pour un homme habitué aux prises de position tranchées.

Le patron de Tesla n’est pas un inconnu dans le paysage politique français. Il avait qualifié, il y a quelques semaines, Marine Le Pen de « dernier espoir » pour le pays. Cette fois, c’est une élue écologiste qu’il vise, transformant un débat sur la régulation des réseaux sociaux en affrontement personnel direct.

Marine Tondelier, elle, refuse de céder du terrain. Elle affirme ne trouver aucun « sens » à cette sortie et rétorque : « La France n’a pas à recevoir de leçons de patriotisme d’un milliardaire étranger qui estime pouvoir décider quels responsables politiques européens doivent être réduits au silence.

» Elle ajoute préférer « être accusée de défendre la démocratie que d’essayer de l’acheter », une pique à peine voilée qui rappelle les tensions autour de la fortune et de l’influence des grandes figures de la tech.

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Pourquoi elle ne pouvait pas fuir X, malgré tout

Le paradoxe est là, et il est tenace. Contrairement à d’autres députés écologistes comme Sandrine Rousseau, Marie Pochon, Charles Fournier et Damien Girard, Marine Tondelier n’a jamais rejoint le mouvement #JeQuitteX, lancé en janvier 2025 au moment du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

La raison est simple, presque cynique : quitter X revient à disparaître de la caisse de résonance politique la plus puissante du moment. Avec ses 135 000 abonnés, l’ex-élue d’Hénin-Beaumont n’a eu d’autre choix que de répondre à Elon Musk… sur la plateforme même qu’elle voudrait voir interdite.

Une situation qui illustre à quel point les responsables politiques restent prisonniers d’un outil qu’ils dénoncent, comme le montrent régulièrement d’autres controverses touchant les réseaux et la désinformation en ligne.

À l’approche de la présidentielle, cette dépendance devient un enjeu stratégique majeur. Difficile d’imaginer un candidat renoncer à des millions d’impressions potentielles, même quand le propriétaire de la plateforme prend position pour ses adversaires. L’épisode Tondelier-Musk n’est probablement qu’un prélude à une campagne où chaque déclaration publique pourrait déclencher une réaction en chaîne internationale.

Entre accusation de trahison et défense de la démocratie, l’échange Tondelier-Musk résume à lui seul le vertige de la campagne à venir : la France peut-elle encore débattre sans qu’un milliardaire étranger s’invite dans la conversation ? La question, elle, reste ouverte.

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