Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Politique

« Désespérant » : après Anne-Claire Coudray, Mélenchon rallume la guerre avec Apolline de Malherbe

Publié par Elodie le 03 Nov 2026 à 8:11
Jean-Luc Mélenchon actu

Un plateau annulé, une présentatrice vedette, une intervieweuse matinale qui s’agace. En quelques heures, le torchon a brûlé entre Jean-Luc Mélenchon et les grands visages de l’info télé. Et l’échange n’a pas tardé à s’envenimer sur les réseaux. Mais quelle phrase a fait réagir Mélenchon sur X, et pourquoi parle-t-il d’un attentat ?

Le boycott du 20h de TF1 qui a mis le feu aux poudres

Tout démarre ce dimanche 1er novembre 2026. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, annule brutalement sa venue sur le plateau du journal de 20 heures de TF1.

Le déclencheur ? La diffusion d’une interview d’Édouard Philippe, menée par Anne-Claire Coudray. L’ancien Premier ministre y a tenu des propos sur les jeunes issus de l’immigration.

Mélenchon dit être furieux, à la fois contre ces propos et contre l’attitude de la présentatrice. Il dénonce des « calomnies racistes » qui auraient été reprises sans contradiction.

La réaction ne s’est pas fait attendre. La direction de la première chaîne a défendu le professionnalisme de sa journaliste, d’après les informations rapportées par Public.

Ce n’est pas la première fois que le tribun s’en prend à la presse en direct. Il y a déjà eu cette sortie contre BFM sur les remarques racistes, qui avait fait beaucoup de bruit.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée aux portes de la tour TF1. Le lendemain, une autre figure de l’info est montée au créneau.

Apolline de Malherbe monte au créneau sur BFMTV

Lundi 2 novembre, c’est le rendez-vous politique matinal de BFMTV. Face à Raphaël Glucksmann, Apolline de Malherbe change de registre.

Elle quitte le questionnement classique pour défendre sa consœur. Très remontée, selon la source, elle exprime sa vive inquiétude face aux propos de Jean-Luc Mélenchon.

Le sujet n’est pas nouveau sur la chaîne. Il y a quelque temps, la déprogrammation de Zemmour par BFMTV avait déjà montré à quel point les chaînes d’info sont sous pression politique.

Dans l’entretien, la journaliste dépasse le cas particulier. Elle parle d’un climat général, qui toucherait tous les médias et tous les camps.

Elle cite M6, BFM, TF1. Selon elle, les politiques créent partout la même ambiance. Une ambiance qu’elle juge lourde à porter pour les journalistes.

Puis vient la phrase qui résume son malaise, adressée à son invité. Elle demande : « Comment on fait pour tenir six mois ? »

Six mois. Cela ressemble à un compte à rebours. Reste à savoir ce que la journaliste a dit précisément de Mélenchon, et comment il a répondu.

« Ma consœur s’est fait insulter » : la phrase et la riposte sur X

Smartphone posé près d'un micro dans un plateau de télévision, symbole de la bataille sur les réseaux sociaux

Voici le passage clé, tel que rapporté. Apolline de Malherbe déclare : « Ma consœur Anne-Claire Coudray s’est fait insulter par Jean-Luc Mélenchon. »

Elle ajoute : « On a l’impression que, désormais, que ce soit un jour M6, un jour BFM, un jour TF1, que ce soient vous les politiques, on est dans un climat vraiment de violence, de haine. »

Le leader insoumis n’a pas laissé passer. Ce n’est pas la première fois qu’une de ses déclarations fait réagir, et celle-ci n’a pas fait exception.

Sur X, il écrit : « D’après Apolline de Malherbe sur BFM, j’aurais insulté Anne-Claire Coudray de TF1. Pour cette caste, poser des questions racistes est normal. Le dénoncer est insultant. »

Le mot « caste » est lâché. Il vise les journalistes de télévision en bloc. Mélenchon maintient que sa critique portait sur les questions posées, pas sur la personne.

Puis il élargit le débat. Il évoque l’attentat de Trappes, dont l’ambiance, selon lui, aurait été préparée par certains. Il parle d’un sujet « pas encore médité » et juge cela « désespérant ».

Il cite aussi le maire de Trappes. Dans son hommage de vendredi, ce dernier aurait invité l’opinion et les médias à « ouvrir les yeux ». Mélenchon reprend l’expression à son compte.

Voilà le fond de la querelle : deux lectures opposées d’un même épisode. Pour l’une, une insulte. Pour l’autre, une dénonciation.

Un duel qui dépasse les deux journalistes

Dans cette affaire, il n’y a pas que des noms propres. Il y a une défiance installée entre une partie de la classe politique et les grands rendez-vous télé.

Le cas Mélenchon n’est pas isolé non plus. D’autres tensions agitent les plateaux, comme la colère de Pascal Praud contre une proviseure qui a refusé CNews, preuve que le climat dépasse un seul camp.

Plusieurs choses restent à surveiller. D’abord, la suite côté TF1, dont la direction a déjà pris position pour sa journaliste. Ensuite, la tonalité des prochaines interviews politiques.

Il faudra aussi voir si Jean-Luc Mélenchon reviendra sur un plateau de la chaîne. La source ne dit rien d’une éventuelle nouvelle date, ni d’une réaction de BFMTV au-delà de la prise de parole de sa journaliste.

Autre point : la question posée par Apolline de Malherbe, « tenir six mois », laisse entendre que ce climat va durer. Elle ne précise pas l’échéance visée dans l’extrait rapporté.

Ce type d’échange, rapide et public, se joue désormais autant à l’antenne que sur X. Chaque camp y répond en direct, et chaque phrase est reprise en boucle. Les dossiers qui rebattent les cartes de 2027 pourraient bien nourrir encore ces frictions.

Un fait, enfin, mérite d’être noté : les propos de chacun ont été rapportés par Public, et plusieurs éléments reposent sur ces seules citations.

Reste que la bataille des mots entre un leader politique et deux figures de l’info est loin d’être éteinte. Et la campagne n’a même pas encore commencé.

Une insulte pour les uns, une dénonciation pour l’autre : tout se joue sur un mot. Et si les écrans ont leurs tensions, les coulisses ont leurs secrets. Dans les coulisses de France 2, le sort de Léa Salamé au 20 heures intrigue autant que ce duel. Et côté Élysée, cet étrange SMS reçu par Macron avant une annonce fatidique n’a pas fini de faire parler.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *