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« Sa place est en prison » : Mélenchon exige la « neutralisation » de militaires après une messe filmée

Publié par Elodie le 21 Sep 2026 à 9:36

Une vidéo de deux minutes, diffusée par Le Canard enchaîné, vient de mettre le feu aux poudres. On y voit un aumônier prononcer un sermon aux accents politiques devant des soldats du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, à Carcassonne. Jean-Luc Mélenchon a immédiatement dégainé sur X, avec des mots d’une rare violence. Jusqu’où le leader insoumis est-il prêt à aller pour faire tomber des têtes dans l’armée française ?

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Une messe filmée au régiment de Carcassonne qui dérape

Tout part d’un extrait vidéo publié ce vendredi 18 septembre par Le Canard enchaîné. On y découvre un aumônier militaire s’adressant à l’assistance lors d’une messe organisée pour le 3e RPIMa, une unité basée à Carcassonne.

Le sermon ne ressemble pas à un office ordinaire. Le prêtre y oppose les bâtisseurs de « basiliques » et de « cathédrales » à ceux qu’il qualifie de « gauchistes », sous les rires approbateurs des militaires présents. Il évoque aussi, selon Le Canard enchaîné, une société où « la loi du plus fort » régnerait.

Ce type de propos, tenu devant des soldats en uniforme, relance immédiatement un débat sensible : celui de la neutralité exigée des aumôniers militaires, censés accompagner spirituellement les troupes sans jamais franchir la ligne du politique. Une ligne que ce contexte politique tendu rend d’autant plus explosive. Reste à savoir jusqu’où la réaction allait monter.

« Sa place est en prison » : la charge frontale de Mélenchon

La réponse de Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas fait attendre. Sur X, le candidat de La France insoumise à la présidentielle écrit : « À supposer qu’un tel discours ait sa place dans l’Église catholique, il n’en a aucune dans l’armée française. »

Il va plus loin encore. Selon lui, l’aumônier aurait commis des « injures racistes » et tenu des « propos séditieux ». Sa conclusion, sans détour : « Sa place est en prison », tranche-t-il, sans attendre une éventuelle qualification judiciaire des faits par la justice.

Un ton frontal qui n’est pas sans rappeler d’autres sorties récentes sur les tensions autour de l’armée et de son rôle. Mais la charge du tribun insoumis ne s’arrête pas au seul religieux : elle vise aussi tous ceux qui étaient dans la salle ce jour-là.

Chapelle militaire vide avec béret sur un banc

« Neutralisés » : Mélenchon vise aussi les militaires silencieux

C’est là que la sortie de Jean-Luc Mélenchon prend une tournure encore plus radicale. Dans son message, il exige que les soldats présents lors de la cérémonie soient eux aussi sanctionnés, y compris ceux qui n’ont rien dit.

« Les participants à ce rassemblement dégoûtant que cela fait rire, et ceux qui sont restés en place, doivent être identifiés et neutralisés dans leur rôle militaire éventuel », écrit-il noir sur blanc. Une formule qui vise donc autant les rieurs que les simples spectateurs muets, un périmètre extrêmement large pour un régiment entier.

Il ajoute : « Il y a des lieux, des rôles et des métiers où de tels comportements n’ont aucune place et nous ne devons tolérer aucune exception. » Une phrase qui, pour beaucoup d’observateurs, évoque un climat d’épuration collective plutôt qu’une simple demande de sanction ciblée.

Reste une question centrale, que la polémique laisse pour l’instant en suspens : que va décider la hiérarchie militaire face à cette affaire, entre respect de la liberté de culte et exigence de neutralité des armées ? Le dossier n’a, pour l’heure, fait l’objet d’aucune annonce officielle du ministère, ni d’une qualification judiciaire des faits par la justice.

Une messe, un sermon filmé, et voilà tout un régiment sommé de rendre des comptes. Entre liberté religieuse et discipline militaire, la ligne rouge n’a jamais semblé aussi fine. L’affaire est-elle appelée à connaître des suites judiciaires, ou restera-t-elle une polémique de plus vite oubliée ?

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