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Asperges au homard, caviar, volaille à la truffe… le menu du dîner Trump-Macron à Versailles était royal

Publié par Elodie le 18 Juin 2026 à 19:33

Un dîner sous les ors de Versailles, un menu digne d’un banquet royal et deux présidents qui jouent la carte de l’amitié retrouvée. Ce mercredi 18 juin 2026, Emmanuel Macron a reçu Donald Trump dans le château le plus célèbre du monde pour célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine. Homard, caviar, truffe : voici ce qui se cachait dans les assiettes.

macron et donald trump @DR

Versailles, « du lourd » selon Trump : pourquoi Macron a misé sur le château

Le choix du lieu n’a rien d’anodin. L’Élysée a présenté Versailles comme un « haut lieu de l’amitié » franco-américaine, un symbole qui remonte à la guerre d’Indépendance. Pour Donald Trump, dont le goût pour les dorures et la grandeur n’est plus un secret, le cadre était taillé sur mesure.

Le président américain l’a d’ailleurs reconnu sans détour : « C’est du lourd. » Emmanuel Macron lui a concocté une visite privée incluant la Galerie des Glaces, une galerie consacrée à l’indépendance des États-Unis et un concert dans la chapelle royale. Rien que ça.

L’enjeu dépassait largement la gastronomie. Après un G7 à Évian jugé « extrêmement réussi » par Trump, il fallait verrouiller la bonne entente. Le président américain avait quitté prématurément le G7 au Canada l’an dernier. Cette fois, Macron voulait s’assurer qu’il resterait jusqu’au bout — et même au-delà.

La déambulation dans les galeries a été entrecoupée de moments diplomatiques décisifs. Les deux présidents ont passé un appel téléphonique avec Volodymyr Zelensky, à l’initiative de l’Élysée. Trump a également signé un accord avec l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Entre deux colonnes de marbre, la géopolitique mondiale se jouait en coulisses.

Homard, caviar, truffe et chocolat : le menu détaillé du dîner présidentiel

Passons aux choses sérieuses. Selon la Maison Blanche, le menu se composait de trois temps forts. En entrée : des asperges accompagnées de homard et de caviar. Un classique de la haute gastronomie française, calibré pour impressionner sans choquer le palais américain.

Le plat principal était une volaille à la truffe, servie avec des pommes de terre. Un choix malin : la truffe incarne le luxe à la française, la volaille reste un terrain familier pour un convive texan. Le dessert, lui, a tranché dans le registre réconfortant : une tarte au chocolat.

Une trentaine de personnes se sont attablées dans la somptueuse Galerie basse du château. Parmi les convives, pas uniquement des diplomates. Les grands patrons Bernard Arnault (LVMH), Patrick Pouyanné (TotalEnergies) et Rodolphe Saadé (CMA CGM) étaient de la partie. Le business et la diplomatie partageaient la même nappe.

Trois heures après son arrivée, Donald Trump a été raccompagné vers 1 heure du matin par le couple Macron. Une soirée longue, signe que les échanges ne se sont pas limités aux amuse-bouches. Le président américain a qualifié son homologue français d’« ami spécial » et Brigitte Macron de « personne fantastique ».

emmanuel macron respect

Derrière les ors et le caviar, une opération diplomatique sous haute tension

Si le faste de cette soirée historique fait rêver, tout le monde n’a pas applaudi. L’opposition française a critiqué un dîner « en grande pompe » jugé complaisant envers le milliardaire républicain. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle 2027, a lancé : « Il faut définitivement apprendre à vivre sans Trump. »

Emmanuel Macron a balayé les critiques. « Ce n’est pas un dîner de gala », a-t-il répondu, avant d’assumer : « N’ayons pas honte de ce que nous sommes. Versailles est un instrument diplomatique et un instrument de puissance. » Il a affirmé n’avoir jamais été « ambigu ou faible » face à son homologue.

La relation entre les deux hommes n’a pourtant pas toujours été aussi cordiale. Ces derniers mois, Trump avait multiplié les piques, raillant le président français en fin de mandat et allant jusqu’à se moquer de la vie conjugale du couple Macron. Avant Évian, il avait même menacé d’imposer 100 % de droits de douane sur le vin français.

Finalement, le sujet des taxes n’a jamais été remis sur la table — ni celle du dîner, ni celle des négociations. Les Européens semblent satisfaits de leurs échanges, notamment sur l’Ukraine. Emmanuel Macron savoure ce qu’il considère comme une victoire diplomatique, conscient que l’amitié affichée avec un président aussi imprévisible reste un exercice d’équilibriste.

Homard, caviar, truffe et Galerie des Glaces : quand la France sort le grand jeu, même Trump dit « c’est du lourd ». Reste à savoir si ce festin versaillais aura des retombées concrètes — ou si, comme souvent en diplomatie, les promesses faites entre deux coupes de champagne s’évaporent au petit matin.

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