Messe géante du pape à Paris : Macron absent, ces figures du RN et de la droite bien présentes place de la Concorde
Une foule immense, une place chargée d’histoire, et un absent remarqué. Samedi 26 septembre, le pape Léon XIV a célébré une messe place de la Concorde, moment fort de sa visite en France. Dans les tribunes, tout le monde ou presque avait fait le déplacement. Sauf, justement, celui qu’on attendait peut-être le plus.

Une messe place de la Concorde, et une absence qui saute aux yeux
La place de la Concorde, à Paris, s’est transformée en immense lieu de recueillement. Des milliers de fidèles se sont massés pour assister à la célébration présidée par Léon XIV, dans le cadre de sa visite officielle en France.
Cette étape parisienne suivait des premiers jours de visite déjà scrutés dans les moindres détails. Le souverain pontife avait été accueilli vendredi par Emmanuel Macron, à son arrivée en France puis à l’Élysée.
Mais samedi, changement de décor. Ce n’est plus l’Élysée qui reçoit le pape, c’est la place publique qui l’accueille. Et dans les tribunes réservées aux personnalités, l’absence du président de la République ne passe pas inaperçue.
Pourquoi Emmanuel Macron, qui avait pourtant multiplié les gestes protocolaires la veille, ne s’est-il pas montré à cette messe ? La question circule déjà dans les rangs des observateurs présents.
Des tribunes bondées de responsables politiques, de tous bords

Face à cette absence présidentielle, le gouvernement avait tout de même envoyé du monde. Le Premier ministre Sébastien Lecornu était présent, entouré du président du Sénat Gérard Larcher et de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait fait le déplacement, tout comme la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse. Un défilé d’anciens Premiers ministres complétait le tableau : Gabriel Attal, Édouard Philippe, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier et Dominique de Villepin siégeaient côte à côte.
Cette accumulation de figures politiques de tous horizons donne une idée de l’ampleur de l’événement. Certaines rumeurs autour de la sécurité de cette visite avaient déjà circulé, avant d’être démenties par les autorités concernées.
Mais c’est du côté des figures les plus offensives de la scène politique française que la présence a le plus surpris. Car dans cette foule de tribunes, un autre rassemblement se dessinait, presque en creux : celui des prétendants déclarés ou supposés à la présidentielle de 2027.
Le clan Le Pen, Zemmour et Sarkozy réunis dans les mêmes tribunes
Alors que des tensions internes agitent déjà certains partis dans la perspective de 2027, la messe de la Concorde a offert une image inattendue : celle de rivaux politiques assis dans les mêmes gradins.
L’ancien président Nicolas Sarkozy figurait parmi les invités. À droite, Bruno Retailleau et le maire de Meaux Jean-François Copé assistaient eux aussi à la célébration.
Le Rassemblement national avait dépêché ses figures les plus en vue : Marine Le Pen et Jordan Bardella, accompagnés de Sébastien Chenu et de Laure Lavalette. À quelques rangs de là, Marion Maréchal, le président de Reconquête Éric Zemmour et l’eurodéputée Sarah Knafo avaient eux aussi pris place.
Ce concentré de figures engagées dans la course à 2027, réunies pour un même événement religieux, n’a rien d’anodin. Et une dernière présence, discrète mais commentée, achève de rendre cette scène particulièrement singulière : celle de Brigitte Macron.
Ce que cette absence révèle sur les priorités présidentielles
Brigitte Macron avait bel et bien pris place dans les tribunes, seule représentante directe du couple présidentiel. Une présence qui contraste d’autant plus avec l’absence de son mari.
Emmanuel Macron avait pourtant multiplié les marques d’attention envers le pape lors de leur entretien au Vatican quelques mois plus tôt, preuve que la relation entre les deux hommes ne se limite pas à cet épisode.
Reste que ce choix d’absence, en plein cœur d’une visite pontificale suivie par des millions de Français, alimente les interprétations. Certains y voient une volonté de respecter la séparation stricte entre l’État et les cultes, d’autres un agenda tout simplement incompatible.
Quoi qu’il en soit, l’image restera : celle d’une messe place de la Concorde où toute la classe politique française, de la majorité à l’extrême droite en passant par les oppositions historiques, s’est retrouvée côte à côte, sans le chef de l’État.
Une messe, une place historique, et un absent qui a fait presque autant parler que les présents. Et si cette visite du pape en France vous a intrigué, les inscriptions gratuites pour d’autres étapes à Lourdes et Metz pourraient bien vous concerner directement. Et si vous pensiez tout savoir sur les petits secrets de cette tournée pontificale, les raisons précises de cette absence présidentielle méritent qu’on s’y attarde encore un peu.