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« C’est maintenant ou jamais » : Olivier Faure officialise sa candidature face à Glucksmann

Publié par Elodie le 31 Août 2026 à 8:01
« C'est maintenant ou jamais » : Olivier Faure officialise sa candidature face à Glucksmann

Ça y est, il s’est enfin lancé. Dimanche soir, sur le plateau du 20 heures de TF1, Olivier Faure a annoncé ce que tout le monde pressentait depuis des mois : il sera candidat à la primaire de la gauche socialiste. Une décision qui arrive tout juste une semaine après celle de son ancien allié, devenu rival numéro un. Reste une question qui brûle les lèvres des militants : pourquoi maintenant, et surtout, pourquoi lui ?

Un premier secrétaire qui joue enfin sa carte

Il y a cinq ans, Olivier Faure avait choisi de s’effacer. Il avait laissé la place de candidate à Anne Hidalgo pour la présidentielle de 2022, préférant rester en retrait à la tête du PS. Cette fois, plus question de reculer.

À 58 ans, après huit années passées à diriger le parti à la rose, l’homme sait que l’occasion ne se représentera peut-être jamais. « C’est maintenant ou jamais », résume un de ses proches, cité dans la presse. Le climat politique reste par ailleurs tendu, entre les incertitudes sur l’avenir d’Emmanuel Macron et les manœuvres des autres forces de gauche, où Ségolène Royal elle-même s’est invitée dans le débat sur la primaire.

Le calendrier est serré. La primaire socialiste et sociale-démocrate doit se tenir en octobre, et chaque camp sait qu’il n’aura pas de seconde chance pour convaincre les militants.

Le duel frontal avec Glucksmann est officiellement lancé

La déclaration du député de Seine-et-Marne intervient précisément une semaine après celle de Raphaël Glucksmann, son ancien complice devenu adversaire direct. Même émission, même format, même volonté d’imposer son tempo dans cette bataille interne qui s’annonce féroce.

« Je suis candidat à la présidence de la République. Je le fais parce que je veux porter une France plus juste », a lancé Olivier Faure face aux caméras. Une phrase qui fait directement écho au titre de son prochain livre, La loi du plus juste, attendu le 17 septembre aux éditions Robert Laffont.

Sur le fond, le premier secrétaire a esquissé les grandes lignes de son programme social : il veut que « le travail paie », que le SMIC augmente, et que chacun se sente enfin respecté dans son quotidien professionnel. Un positionnement qui tranche avec les propositions plus centristes défendues par d’autres candidats à la présidentielle, à l’image des pistes fiscales avancées récemment autour d’une hausse de la TVA pour financer une baisse des cotisations sociales.

Olivier Faure

Une gauche toujours fracturée à l’approche du scrutin

Les tensions internes ne se limitent pas au PS. Derrière les embrassades officielles affichées lors des universités d’été à Blois, la compétition entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann a en réalité démarré depuis longtemps, sur fond de règlement de comptes larvé au sein du parti à la rose.

Le choix d’une primaire fermée, imposé par les militants socialistes contre l’avis de leur propre premier secrétaire, avait déjà sonné comme une première défaite personnelle pour Faure. Ce dernier plaidait pour un scrutin ouvert, capable d’inclure davantage de sympathisants de gauche.

À l’extérieur du PS, le climat n’est guère plus apaisé. Jean-Luc Mélenchon a déjà officialisé sa propre candidature et poursuit sa campagne en solo, laissant le reste de la gauche patauger sur la méthode et le calendrier d’une éventuelle union. L’absence d’unité idéologique, combinée à l’absence d’une figure fédératrice incontestée, transforme ce Front populaire 2027 en équation presque impossible à résoudre avant octobre.

Reste à savoir si les militants socialistes trancheront en faveur de l’expérience du numéro un du parti, ou du dynamisme plus récent de son rival social-démocrate.

La primaire d’octobre s’annonce comme un vrai référendum sur l’identité de la gauche pour 2027. Faure et Glucksmann incarnent deux visions, deux styles, deux paris différents sur l’avenir du socialisme français. Qui, des deux, saura convaincre les militants avant l’automne ?

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