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La gauche refuse la perpétuité pour les violeurs d’enfants : un scandale politique

Publié par Elodie le 19 Juil 2026 à 11:16
Budget Vote Assemblee Nationale

Un vote qui devait sembler évident. Et pourtant, ce vendredi 17 juillet, l’Assemblée nationale a rejeté la perpétuité pour les auteurs de viols en série sur des mineurs de moins de 15 ans. À quatre voix près. La droite et l’extrême droite ont crié à la trahison, mais la gauche assume : cette mesure ne réglerait rien. Alors, qui a raison ?

Un texte né d’un drame, durci sous la pression

Ce projet de loi sur la protection des enfants n’était pas censé finir en champ de bataille politique. Il visait au départ à corriger des failles dans l’aide sociale à l’enfance, un sujet sur lequel la gauche réclame depuis des années plus de moyens, comme le rappelle l’actualité récente sur le pouvoir d’achat.

Puis l’affaire Lyhanna a éclaté, et le gouvernement a musclé son texte à la hâte. L’article 11, celui qui instaurait la perpétuité pour les viols en série sur mineurs, est devenu la mesure vitrine. Exactement ce que le RN réclamait depuis des années, comme l’a reconnu sans détour la députée Marine Hamelet.

Face à des drames aussi lourds que ceux révélés dans certaines affaires judiciaires marquantes, la tentation du symbole fort est grande. Mais un symbole suffit-il à protéger un enfant ? C’est précisément la question qui a divisé l’hémicycle vendredi.

Pourquoi la gauche a dit non à la perpétuité

La réponse tient en un chiffre, brandi par la députée écologiste Marie-Charlotte Garin : seuls 3 % des auteurs de viols sur mineurs sont aujourd’hui condamnés. Pour elle, durcir la peine maximale ne change rien si 97 % des agresseurs échappent déjà à toute condamnation.

La rapporteure insoumise Marianne Maximi a enfoncé le clou en séance : « On est en train de prendre toute l’énergie de l’Assemblée nationale alors que le vrai sujet, ce sont les 97 % de personnes qui ne sont jamais condamnées. » Sa collègue Danièle Obono a parlé d’un « échec de la société » plutôt que d’un problème de barème pénal.

La gauche préfère miser sur la prévention : des programmes d’éducation à la vie affective et sexuelle réellement appliqués dans les classes, et davantage de moyens pour la justice et la police afin d’éviter la récidive. Une logique qui rejoint des débats de fond sur le fonctionnement même de nos institutions, comme on l’a vu récemment avec France Travail et ses failles ou encore les critiques adressées à certains dispositifs sociaux jugés inadaptés.

Léa Salamé auditionnée à l’Assemblée nationale lors d’une commission sur l’audiovisuel public (salaire au 20h de France 2)

La riposte cinglante de la droite, et le vote qui rebat les cartes

La ministre Aurore Bergé a défendu la mesure jusqu’au bout, citant le cas glaçant de Joël Le Scouarnec, condamné à seulement vingt ans de réclusion pour des viols et agressions sur 299 victimes. « Il n’est pas normal que la justice n’ait pas pu le condamner à plus de vingt ans », a-t-elle martelé avant le vote.

Le rejet a déclenché une avalanche de réactions. L’eurodéputé François-Xavier Bellamy a parlé de « folie absolue » sur X, Nicolas Dupont-Aignan a jugé la décision « honteuse », et la députée RN Valérie Joron a lâché : « Vous ne pourrez plus dire que vous ne le saviez pas. » Même le vice-président du Sénat, soutien de la majorité présidentielle, s’est dit atterré que la gauche préfère rejeter un texte plutôt que l’amender.

Mais l’histoire n’est pas terminée. Le texte a été rejeté à seulement quatre voix près, et Aurore Bergé a immédiatement demandé un nouveau vote, prévu ce mardi 21 juillet.

En attendant, la loi prévoit déjà une peine de 30 ans pour les viols en série sur des victimes de 15 à 18 ans, grâce à un amendement de la députée MoDem Perrine Goulet.

Autre avancée votée jeudi, presque passée sous les radars : l’extension de l’imprescriptibilité, jusqu’ici réservée aux crimes contre l’humanité, aux crimes commis sur des mineurs, une mesure saluée par le Premier ministre Sébastien Lecornu mais dont le garde des Sceaux Gérald Darmanin questionne déjà la solidité juridique.

Ce mardi, l’Assemblée revote. Perpétuité symbolique ou moyens concrets pour la justice : la France devra bientôt trancher entre deux visions de la protection de l’enfance. Et vous, quelle réponse vous semble la plus efficace face à ces drames ?

11 commentaires

  • R
    ROUSSETTE
    19/07/2026 à 21:40
    J ai trouvé la solution : peine de mort ou castration ! Un point de non retour : tu violes un enfant: tu n as plus rien a faire.sur cette terre! Sinon on devra faire justice soi même !
  • P
    Palko
    19/07/2026 à 21:17
    C'est toujours ça 3% en prison a perpète comme cela on n'aura plus a s'occuper d'eux et on pourra s'occuper des autres qu'on n'a pas encore condamné. Mais la gauche actuelle veux faire leur éducation sexuelle aux enfants pour qu'en cas d'agression sexuelle il ne portent pas plainte et trouve cela normal
  • R
    ROUSSETTE
    19/07/2026 à 21:10
    J ai trouvé la solution : tu violes un enfant : peine de mort ou castration ,! Point de non retour! Tu violes un enfant tu n as plus rien a foutre sur cette terre!

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