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Sondage 2027 : Mélenchon en forte hausse, il se qualifierait au 2nd tour

Publié par Elodie le 24 Août 2026 à 8:58

À moins de deux ans du scrutin, les instituts commencent déjà à tester les scénarios de la présidentielle. Un nom surprend dans les derniers résultats : celui de Jean-Luc Mélenchon, dont la courbe grimpe nettement. De quoi rebattre les cartes d’une élection qu’on pensait déjà écrite ?

Jean-Luc Mélenchon s'emporte

Un sondage qui bouscule les pronostics pour 2027

C’est un sondage Harris interactive-Toluna réalisé pour M6 et RTL qui met le feu aux poudres. Publié lundi, il teste cinq configurations différentes de premier tour pour la présidentielle de 2027. Et dans trois d’entre elles, un scénario revient : Jean-Luc Mélenchon décroche sa place pour le second tour.

Le timing n’est pas anodin. L’enquête tombe alors que le leader insoumis vient d’effectuer sa rentrée politique devant plusieurs milliers de militants à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme. Un climat qui pourrait rappeler d’autres annonces politiques qui redessinent l’année à venir sur le plan économique et social.

Reste que ce sondage arrive dans un climat politique tendu, où chaque prise de parole compte double. Difficile d’oublier les récentes sorties médiatiques, à l’image des déclarations sans filtre d’Emmanuel Macron sur la scène internationale. Autant dire que la présidentielle de 2027 s’annonce déjà comme un sujet brûlant.

La progression spectaculaire de Jean-Luc Mélenchon

Le chiffre parle de lui-même. En avril, ce même institut créditait Jean-Luc Mélenchon de seulement 12 % d’intentions de vote. Aujourd’hui, il navigue entre 16 et 17 %, selon les hypothèses testées. Une progression de plusieurs points qui n’est pas anodine à cette étape du cycle électoral.

Dans le scénario le plus complet, avec Raphaël Glucksmann (10 %), Gabriel Attal (8 %), Édouard Philippe (14 %) et Bruno Retailleau (6 %) en lice, le candidat insoumis obtient 16 % des voix. Mais c’est surtout dans les hypothèses de désistement que ça se corse pour ses rivaux du centre.

Sans Gabriel Attal en piste, Mélenchon et Philippe se retrouvent à égalité parfaite : 17 % chacun. Et si c’est Édouard Philippe qui renonce, Attal plafonne à 14-15 % pendant que Mélenchon conserve ses 17 %. De quoi alimenter les commentaires sur les réseaux, un peu comme ces polémiques qui enflamment régulièrement les débats sur les réseaux sociaux.

Bulletin de vote et urne dans un bureau de vote

Le détail qui change tout au second tour

Une seule configuration permet à Édouard Philippe de repasser devant Mélenchon : celle où Gabriel Attal renonce et où c’est François Hollande, crédité de 8 %, qui porte les couleurs de la social-démocratie à la place de Raphaël Glucksmann. Dans ce cas précis, le maire du Havre grimpe à 19 %, contre 17 % pour le leader insoumis.

Mais le vrai twist de ce sondage se joue au second tour. Car Marine Le Pen domine toutes les configurations testées, oscillant entre 35 et 38 % dès le premier tour. Et surtout, elle l’emporterait face à n’importe quel adversaire : 68 % contre 32 % face à Mélenchon, 57-43 face à Attal, et même 55-45 face à Philippe.

C’est ce dernier point qui change la donne. Jusqu’ici, Édouard Philippe passait pour le candidat le mieux placé pour barrer la route à la présidente du RN. Ce sondage suggère l’inverse : aucun scénario testé ne permet actuellement de la battre, quel que soit le champion de l’opposition.

L’enquête a été menée en ligne les 18 et 19 août sur un échantillon de 1 764 personnes, avec une marge d’erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points.

Un an et demi avant l’échéance, tout reste ouvert. Ce genre de sondage peut vite être balayé par le suivant. Qui l’aurait cru capable de rattraper Édouard Philippe il y a encore quelques mois ?

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