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Le mâle de la jument, la femelle du sanglier : ces noms d’animaux de la forêt qu’on mélange tous

Publié par Elsa Fanjul le 02 Nov 2026 à 5:30

Le mâle de la jument, c’est l’étalon. Facile. Mais la femelle du sanglier, vous la connaissez ? Et le petit de la biche, on dit comment, déjà ?

Dans la forêt française, les noms d’animaux sont un vrai champ de mines. Cinq bêtes, cinq pièges, cinq anecdotes qui vont vous servir à la prochaine balade. Prêts à tester vos souvenirs d’école ?

Le cerf, la biche… et le petit que tout le monde rate

On commence par le grand classique. Le mâle, c’est le cerf. La femelle, c’est la biche. Jusque-là, tout va bien.

Le mot-piège, c’est le petit. Ce n’est pas un « bébé biche », ni un « petit cerf ». Il s’appelle le faon. Et il garde ce nom jusqu’à son premier hiver environ.

Un détail biologique vaut le détour : le faon naît avec un pelage tacheté de blanc. Ce camouflage lui permet de disparaître dans les feuilles mortes. Il est aussi quasiment sans odeur, pour échapper aux prédateurs. Sa mère le laisse seul de longues heures, caché dans les fourrés.

Et le bois du cerf, vous savez qu’il tombe et repousse chaque année ? C’est l’un des organes à la croissance la plus rapide du règne animal. Mais ce n’est pas le plus étonnant de la forêt.

Chevreuil : ce « bébé » qui n’en est pas un

Faon tacheté caché dans les feuilles mortes

Chez le chevreuil, le mâle se nomme le brocard. La femelle, c’est la chevrette. Le petit, lui, est un faon, comme chez le cerf.

Le piège classique ? Croire que le chevreuil est le petit du cerf. Pas du tout. C’est une espèce à part entière, bien plus petite, qui ne dépasse guère 25 kilos.

Côté anecdote, la chevrette a un truc de magicien : la gestation différée. L’ovule fécondé en été reste en pause pendant des mois. Il ne reprend son développement qu’en hiver, pour que les faons naissent au printemps, quand l’herbe est tendre.

Autrement dit, le chevreuil a mis la grossesse en mode attente. Mais un autre habitant de la forêt cache un nom encore plus surprenant.

Renard et blaireau : les noms que vous ne connaissiez pas

Pour le renard, la femelle se dit la renarde. Et le petit ? Le renardeau. Jusque-là, rien de fou. Le piège, c’est le lieu de vie : sa tanière s’appelle un terrier, ou parfois une renardière.

Le blaireau, lui, joue dans une autre catégorie. Le mâle est le blaireau, la femelle la blairelle, et le petit le blaireautin. Peu de gens connaissent ces deux derniers mots.

Son terrier, qu’on appelle blaireautière, est un véritable immeuble. Certains ont des dizaines de galeries et servent à des générations successives, parfois pendant plus d’un siècle. Il y a même des chambres tapissées d’herbe sèche, régulièrement renouvelée.

Ce voisin discret de la forêt est un maniaque du ménage. Et si vous croisez un jour des traces de pattes bien nettes autour d’un trou, vous saurez qui habite là. Reste un dernier acrobate à démasquer.

Le sanglier, l’écureuil… et la grande confusion finale

Randonneuse observant un chevreuil en forêt

Retour à notre question de départ. Chez le sanglier, le mâle est le sanglier, la femelle est la laie, et le petit est le marcassin. Le mot-piège, c’est « laie » : beaucoup pensent à tort à une « truie sauvage ».

Anecdote à glisser en soirée : les marcassins naissent avec un pelage rayé de bandes claires, comme de petits zèbres bruns. Ces rayures s’estompent vers l’âge de six mois. Pour en savoir plus sur le comportement des adultes, on vous conseille de lire les bons réflexes en cas de rencontre.

Et l’écureuil ? Là, c’est simple en apparence : l’écureuil mâle, l’écureuil femelle, et le petit… l’écureuillet. Mais la vraie surprise est ailleurs. Il oublie jusqu’à la moitié de ses cachettes de noisettes, ce qui fait de lui un planteur d’arbres involontaire.

Les forêts lui doivent donc une partie de leurs chênes et de leurs noisetiers. Un petit rongeur tête en l’air, mais un jardinier précieux.

Le récap pour briller à la prochaine balade

Entrée de terrier de blaireau et renardeau curieux

Le cerf et la biche font un faon. Le brocard et la chevrette font un faon aussi. La renarde élève des renardeaux, la blairelle des blaireautins. Quant à la laie, elle veille sur ses marcassins rayés.

Et si vous aimez la nature en général, ne ratez pas l’histoire de cette adolescente dont la mare de jardin a attiré une vie sauvage insoupçonnée. Autre sujet à connaître avant votre prochaine sortie en forêt : la règle de la laisse pour votre chien.

Vous avez eu combien de bonnes réponses ? Si vous avez craqué sur le blaireautin, rassurez-vous : vous n’êtes pas seul.

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