Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Recettes

Ce pot-au-feu du dimanche cuit une fois et nourrit toute la semaine grâce à son bouillon

Publié par Claire le 11 Oct 2026 à 11:45

Le dimanche, une grande marmite qui frémit sur le coin du feu, des vitres qui se couvrent de buée et une odeur qui prend toute la maison. Voilà le tableau. Mais ce que beaucoup oublient, c’est que ce plat de grand-mère est aussi un redoutable allié de la semaine.

Un seul pot-au-feu, trois repas. Le dimanche, on mange la viande et les légumes. Le lundi, on déguste un velouté. Le mercredi, on fait des pâtes ou du riz dans le bouillon. Et si on vous disait que le plus malin n’est même pas là ?

Pourquoi le pot-au-feu est le roi du batch cooking

Parce qu’il demande très peu d’efforts pour un résultat énorme. On épluche, on coupe en gros morceaux, on met dans la marmite et on laisse le temps faire le boulot. Pas de surveillance, pas de technique compliquée.

Et surtout, il produit deux trésors d’un coup : une viande fondante et un bouillon parfumé. C’est ce deuxième trésor qui change tout pour votre porte-monnaie et votre planning de la semaine.

Alors, qu’est-ce qu’on met dedans ? Voici la liste, sans chichi.

Les ingrédients (pour 6 personnes, et des restes)

Marmite de pot-au-feu fumante sur une cuisinière

Côté viande, comptez environ 1,2 kg de bœuf à mijoter. Un mélange de morceaux donne le meilleur résultat : un peu de macreuse, un peu de plat de côtes, et un os à moelle si votre boucher en a. L’os, c’est le secret d’un bouillon qui a du caractère.

Côté légumes d’automne, prévoyez 6 carottes, 4 poireaux, 3 navets, 1 céleri-rave et 6 pommes de terre. Ajoutez un gros oignon piqué de 3 clous de girofle, 2 gousses d’ail, un bouquet garni, quelques grains de poivre et du gros sel.

Un conseil qui fait la différence : garde les pommes de terre pour plus tard. Tu comprendras pourquoi dans un instant.

Les étapes, sans stress

Commence par plonger la viande dans une grande marmite d’eau froide. Porte à ébullition doucement, puis écume la mousse grise qui remonte à la surface. Ce geste simple donne un bouillon limpide.

Ajoute l’oignon piqué, l’ail, le bouquet garni et le poivre. Laisse frémir à feu doux pendant 2 heures. Surtout, ne fais jamais bouillir à gros bouillons : la viande durcirait et le bouillon se troublerait.

Après les deux premières heures, glisse les carottes, les navets, le céleri-rave et les poireaux ficelés en bottillons. Compte encore 45 minutes à 1 heure de cuisson douce.

Et la fameuse astuce pour les pommes de terre ? Cuis-les à part, dans une casserole d’eau salée, en les lançant à l’eau froide pour qu’elles cuisent à cœur sans s’effriter. Ainsi, ton bouillon reste clair et pas féculent. C’est ce qui le rendra réutilisable.

Le bouillon, ton joker de la semaine

Voici le moment où le pot-au-feu devient un plan malin. Une fois le repas du dimanche terminé, filtre le bouillon et laisse-le refroidir. Puis range-le au frais, ou mieux, divise-le en deux ou trois bocaux.

Le lundi soir, c’est le moment du velouté. Récupère quelques carottes, navets et un peu de céleri-rave cuits, mixe-les avec une louche de bouillon et un filet de crème. Dix minutes plus tard, tu as une soupe soyeuse. Si tu préfères la version gourmande, ce velouté de châtaignes sans éplucher un seul fruit fonctionne à merveille avec une base de bouillon à la place de l’eau.

Le mercredi, place à la soupe-repas : fais cuire de fines pâtes, du riz ou des vermicelles directement dans le bouillon chaud. Ajoute un peu de viande effilochée, un peu de persil, et le dîner est réglé en vingt minutes. Et ce n’est pas encore tout ce que ces restes peuvent donner.

Les astuces anti-gaspi qui changent la semaine

Écumage du bouillon de bœuf dans une grande marmite

Une fois le repas fini, il reste souvent de la viande. Ne la jette surtout pas. Effiloche-la et prépare un hachis parmentier le lendemain, ou une salade tiède de bœuf à la vinaigrette bien moutardée, avec des pommes de terre et des cornichons.

Les épluchures de légumes propres (carottes, poireaux, céleri) peuvent aussi finir au congélateur dans une boîte. Quand elle est pleine, tu t’en sers pour parfumer un prochain bouillon. Zéro déchet, zéro dépense.

Si tu veux pousser la logique, tu trouveras d’autres idées dans cet article sur les restes du frigo qu’on jette à tort. Tu risques de ne plus regarder ton frigo de la même façon.

Le piège à éviter avec le bouillon

Famille attablée autour d'une soupe au bouillon de pot-au-feu

Un bouillon gras peut vite tourner s’il reste à température ambiante. Dès qu’il est tiède, mets-le au frais. Il se conserve trois jours au réfrigérateur, et jusqu’à trois mois au congélateur dans des bacs à glaçons ou des petits contenants.

Pense aussi à retirer la couche de graisse figée qui se forme en surface une fois refroidi. Tu peux la garder pour faire revenir des légumes, c’est un vrai petit trésor de goût.

Au moment de réchauffer, fais-le doucement, sans jamais le laisser bouillir à gros bouillons. Tu garderas toute sa clarté et son parfum.

Et si tu voulais aller plus loin ?

Le pot-au-feu n’est qu’une porte d’entrée vers une semaine entièrement organisée. Si l’idée de cuisiner une fois pour manger plusieurs jours te séduit, ce batch cooking d’automne à moins de 20 euros pousse la méthode encore plus loin, avec cinq plats prêts pour la semaine.

Et si la courge te fait de l’œil en cette saison, jette un œil à ce dimanche pluvieux et ses 4 plats à la courge. Ton prochain dimanche pourrait bien ressembler à ça.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *