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Cadmium dans les pâtes : ces marques épinglées et le geste de cuisson qui change tout

Publié par Cassandre le 28 Août 2026 à 4:57

Un paquet de spaghettis qui traîne dans le placard depuis des semaines. Un geste banal, machinal, qu’on répète sans y penser trois fois par semaine.

Et pourtant, une étude relayée par 60 Millions de Consommateurs et RMC vient jeter un pavé dans la mare. Des pâtes vendues en supermarché contiendraient du cadmium, un métal lourd classé cancérogène par l’OMS.

Avant de paniquer et de vider vos placards, on fait le point calmement. Ce que dit vraiment l’étude, ce que dit la loi, et surtout ce que vous pouvez faire dès ce soir.

Le cadmium, ce voisin discret de votre assiette

Eau de cuisson des pâtes versée dans l'évier

Le cadmium n’est pas un poison qu’on ajoute volontairement. C’est un métal lourd naturellement présent dans les sols, absorbé par les plantes au fil de leur croissance.

Le blé dur, matière première des pâtes, en capte une partie via ses racines. Plus le sol est pollué ou traité chimiquement, plus la concentration grimpe. On retrouve d’ailleurs ce même métal dans d’autres denrées du quotidien : certains aliments consommés chaque jour en contiennent sans que personne ne le sache.

L’Anses, l’agence sanitaire française, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur ce sujet il y a quelques mois. Elle pointait une surexposition des Français à ce métal toxique, présent dans des produits qu’on ne soupçonnerait jamais.

Femme lisant l'étiquette d'un paquet de pâtes

Ce que révèle vraiment l’étude sur les pâtes

L’analyse pointe plusieurs références de spaghettis et de penne vendues en grande distribution. Certains lots afficheraient des taux de cadmium proches, voire légèrement au-dessus, des seuils recommandés par les autorités sanitaires.

Rien d’alarmant à court terme selon les experts consultés. Le cadmium est un poison à effet cumulatif : c’est l’exposition répétée sur des années qui pose problème, pas un paquet de pâtes isolé.

Reste que l’info a fait grimper les recherches Google en flèche. Beaucoup de Français se demandent aujourd’hui si leur marque habituelle fait partie de la liste pointée du doigt.

Faut-il jeter son paquet de pâtes tout de suite ?

Non, et c’est le message que martèlent les nutritionnistes interrogés sur le sujet. Un paquet de pâtes contaminé à un niveau légèrement supérieur au seuil ne représente pas un danger immédiat pour la santé.

La réglementation européenne fixe des limites strictes pour le cadmium dans les céréales, révisées à la baisse ces dernières années. Les produits qui dépassent largement ces seuils font l’objet de rappels officiels, comme cela s’est déjà vu pour des melons retirés des rayons Carrefour pour la même raison.

Si aucun rappel officiel n’a été émis pour votre référence précise, pas besoin de tout jeter par précaution. La clé, c’est plutôt de varier ses sources de féculents sur la durée.

Le geste de cuisson qui change (un peu) la donne

Voici l’info qui circule le plus depuis la publication de l’étude : l’eau de cuisson des pâtes capte une partie du cadmium présent dans le blé. Jeter cette eau plutôt que la réutiliser en sauce limiterait donc légèrement l’exposition.

Ce n’est pas une solution miracle, mais un réflexe simple et gratuit. Beaucoup de foyers gardent l’eau de cuisson pour épaissir une sauce ou cuire des légumes : dans le doute, mieux vaut s’en abstenir avec les pâtes.

Autre habitude à adopter : rincer rapidement les pâtes après cuisson élimine une fine pellicule qui contient une part des résidus. Un geste de trente secondes qui ne change rien au goût.

Les alternatives pour varier sans se compliquer la vie

Diversifier ses féculents reste le conseil numéro un des diététiciens, cadmium ou pas. Les pâtes complètes, issues d’une agriculture souvent plus contrôlée, présentent généralement des taux plus bas.

Le riz, la semoule de couscous ou le quinoa constituent d’excellentes alternatives à intercaler dans la semaine. Ils apportent aussi d’autres nutriments que le blé dur classique.

Certaines marques distributeur s’en sortent d’ailleurs très bien face aux grandes marques historiques, comme le montrent régulièrement les comparatifs entre pâtes, riz et conserves réalisés par les associations de consommateurs.

Ce n’est pas la première fois qu’un métal lourd s’invite dans le débat alimentaire. Des avocats vendus chez Lidl avaient connu le même sort il y a peu, tout comme des verres de table qui libéraient du plomb et du cadmium au contact des aliments.

Femme comparant deux marques de pâtes au supermarché

Trois réflexes simples à garder au supermarché

Premier réflexe : ne pas acheter uniquement la même marque de pâtes en boucle. Alterner entre deux ou trois références réduit mécaniquement l’exposition à une origine de blé unique.

Deuxième réflexe : jeter un œil aux rappels produits avant de paniquer sur les réseaux sociaux. Les autorités communiquent officiellement dès qu’un lot dépasse réellement les seuils, comme cela arrive régulièrement pour d’autres denrées, des charcuteries aux fromages en passant par le café.

Troisième réflexe, le plus simple : varier les féculents dans l’assiette familiale. Un peu de riz, un peu de semoule, quelques pâtes complètes : c’est ce mélange qui protège le mieux sur la durée, bien plus qu’un seul paquet évité par peur.

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