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Ce médecin alerte les hommes chauves sur un risque méconnu au niveau du crâne

Publié par Cassandre le 20 Août 2026 à 11:43

Un crâne qui se dégarnit, ce n’est pas qu’une question d’esthétique. C’est aussi une porte ouverte vers un danger qu’on ne soupçonne pas.

Le Dr Abdulaziz Balwi, spécialiste de la greffe de cheveux, reçoit chaque jour des patients obsédés par leur perte de cheveux. Mais très peu d’entre eux pensent à regarder ce qu’il se passe juste en dessous.

« La perte de cheveux est vécue comme un problème esthétique immédiat, alors que les changements de la peau sont plus faciles à ignorer, parce qu’ils ne font pas mal », explique-t-il à UNILAD.

Un signal que la plupart des hommes ignorent complètement

Homme âgé portant un chapeau à large bord au jardin

Selon le médecin, certains signes cutanés méritent d’être pris très au sérieux. Un grain de beauté qui change, qui saigne ou qui ne guérit pas doit alerter immédiatement.

« Toute tache qui change, qui saigne, qui forme une croûte de façon répétée, qui ne guérit pas ou qui semble nettement différente des marques environnantes doit être examinée », insiste-t-il.

Il ajoute une phrase qui résume tout : « Les hommes n’ont pas besoin d’une routine de soins compliquée, mais ils doivent arrêter de considérer la protection solaire et les contrôles cutanés comme optionnels. »

Homme chauve examinant son crâne devant un miroir

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Le Dr Balwi va plus loin. Selon lui, les hommes chauves ou en pleine perte de cheveux courent un risque plus élevé de développer un cancer de la peau.

Son explication remonte à une théorie évolutionniste bien connue des scientifiques. Contrairement à nos cousins bonobos ou chimpanzés, couverts de poils sur tout le corps, l’être humain a concentré sa pilosité épaisse sur le crâne.

Le but ? Protéger le cerveau du soleil, bien avant l’invention des chapeaux. « Un crâne qui se dégarnit ou qui est chauve n’est plus protégé du rayonnement solaire direct, et beaucoup d’hommes n’ajustent pas leurs habitudes de protection solaire à mesure que leur perte de cheveux progresse », précise le spécialiste.

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Le réflexe qui manque à la majorité des patients

Quand il interroge ses patients sur leur routine de soins, la réponse est presque toujours la même. « Bien souvent, ils me disent qu’ils utilisent de la crème solaire seulement à la plage, qu’ils n’en ont jamais appliqué sur le crâne et qu’ils ne vérifient leur peau que si quelque chose leur fait mal », raconte le Dr Balwi.

Ce comportement expliquerait en grande partie pourquoi les hommes développent plus souvent des cancers de la peau. « Beaucoup d’entre eux ne pensent pas à l’exposition solaire quotidienne comme quelque chose qui s’accumule », ajoute-t-il.

Conduire, jardiner, faire du sport en extérieur, travailler dehors ou simplement s’asseoir en terrasse : autant de moments qui comptent, même sans intention de bronzer. « La peau ne fait pas de différence entre des vacances à la plage et un après-midi ordinaire au soleil », résume le médecin.

Homme appliquant de la crème solaire sur son crâne dégarni

Les gestes simples qui font toute la différence

Bonne nouvelle : il n’y a pas besoin d’un protocole complexe pour se protéger efficacement. « L’autosurveillance n’a pas besoin d’être compliquée », rassure le Dr Balwi.

Pour un homme aux cheveux clairsemés, trois réflexes suffisent. Appliquer de la crème solaire sur le crâne exposé, porter un chapeau qui couvre réellement la zone, et vérifier régulièrement l’état du crâne, des oreilles et du cou.

Il conseille aussi une astuce toute simple pour les zones difficiles à voir soi-même. « Demander à son partenaire d’examiner les zones difficiles à observer peut vraiment faire la différence », conclut-il.

Un dernier détail à ne jamais négliger : chez certaines personnes, un lien a même été observé entre cheveux grisonnants et mélanome, preuve que la santé du cuir chevelu mérite toute notre attention. Ces conseils valent aussi pour surveiller d’autres signaux du corps trop souvent balayés d’un revers de main, comme certains démangeaisons persistantes qui peuvent, elles aussi, cacher bien plus qu’une simple irritation.

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