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« La chirurgie oculaire au laser a ruiné ma vie : les effets secondaires cachés dont vous devez être conscients »

Publié par Killian le 31 Mai 2026 à 12:12
Cette policière a fêté sa promotion avec une opération des yeux : 5 ans plus tard, elle ne peut toujours pas conduire de nuit

Chaque année, plus de 100 000 Britanniques passent sur la table pour une chirurgie laser des yeux. La promesse : jeter ses lunettes pour toujours. Mais pour Briana Coria, policière de Chicago, cette promesse s’est transformée en cauchemar. Vision double, halos lumineux, carrière brisée — et une spirale dépressive qui a failli tout emporter. Son témoignage révèle une face de l’opération que les cliniques préfèrent garder floue.

Briana Coria, myope sévère et policière ambitieuse : pourquoi elle a choisi le Lasik

Depuis l’enfance, Briana portait des lunettes à verres épais — prescription de -9,5 aux deux yeux. Le genre de monture que les gamins surnomment « cul de bouteille ». Les moqueries l’ont poursuivie pendant des années. À 25 ans, tout semblait enfin s’aligner. Elle venait d’intégrer un régiment d’élite dans la police de Chicago, son mari Riccardo et elle avaient acheté leur première maison, et le projet d’avoir des enfants se dessinait.

Alors, pour marquer le coup, elle s’est offert une chirurgie laser des yeux. Un cadeau qu’elle s’est fait à elle-même, convaincue que l’opération était « sûre à 95-99 % », comme l’affichent la plupart des cliniques. Les brochures vantaient un retour au travail sous 48 heures. Briana y croyait dur comme fer. Ce qu’aucun dépliant ne mentionnait, c’est ce qui pouvait arriver quand le corps ne réagit pas comme prévu.

Halos, vision double, arrêt total : les effets que la FDA elle-même qualifie de dévastateurs

Au réveil, tout était flou. Briana a suivi chaque consigne de récupération à la lettre. Mais les jours ont passé, puis les semaines, et sa vue ne s’améliorait pas. La nuit, des halos lumineux envahissaient son champ visuel. Des floaters — ces points et filaments sombres — recouvraient tout. Lire un écran devenait un supplice : chaque ligne de texte apparaissait en double.

La conduite nocturne ? Impossible. Son poste dans la police ? Jamais occupé un seul jour. Pendant six mois, la clinique lui a répété que « ça allait passer ». Un ophtalmologue indépendant a fini par trancher : sa vision ne se rétablirait probablement jamais. Le problème viendrait d’une erreur de mesure de sa pupille, le laser n’ayant pas couvert toute la surface nécessaire de la cornée. Pourtant, une étude clinique de la FDA datant de 2017 montrait déjà que près de la moitié des patients développaient de nouveaux symptômes visuels après l’opération. L’agence américaine a depuis reçu plus de 700 plaintes pour douleurs sévères, certaines décrites comme pires qu’un accouchement.

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Les risques sous-estimés de la chirurgie réfractive ne sont pas qu’une affaire de statistiques. En janvier 2025, Ryan Kingerski, policier de 26 ans et ami de Briana, s’est suicidé après des mois de douleurs et de troubles visuels post-Lasik. En 2018, la présentatrice météo Jessica Starr avait mis fin à ses jours pour les mêmes raisons. Des groupes de soutien au Royaume-Uni et aux États-Unis rassemblent aujourd’hui quelque 16 000 membres.

La professeure Cynthia MacKay, ophtalmologue à Columbia University, explique que les millions de nerfs cornéens sectionnés pendant l’opération repoussent souvent de manière chaotique — déclenchant des douleurs chroniques. Au Royaume-Uni, la militante Sasha Rodoy réclame depuis 2011 une obligation légale d’information complète avant toute intervention. Un projet de loi a été présenté au Parlement britannique en 2013. Il n’a jamais été voté.

Briana, elle, a vendu sa maison, emménagé chez ses parents, traversé une dépression profonde. Aujourd’hui, elle travaille comme garde d’animaux et milite sur les réseaux. Sa phrase revient comme un refrain : « Je donnerais n’importe quoi pour récupérer mes lunettes. »

Une opération de dix minutes, une vie entière à reconstruire. Avant de signer pour un Lasik, la vraie question n’est peut-être pas « est-ce que ça marche ? » — mais « est-ce qu’on m’a vraiment dit tout ce qui pouvait mal tourner ? ». Si cette histoire vous a fait réfléchir, elle mérite probablement d’atterrir dans la conversation de quelqu’un que vous connaissez.

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