Coup de chaleur : ces 3 gestes du Dr Mascret que 80 % des Français ne font pas assez vite

La France suffoque sous une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai. Les urgences débordent, les courses à pied virent au drame, et cinq personnes sont déjà mortes par noyade en quelques jours. Invité du 20 Heures de France 2 le 25 mai, le Dr Damien Mascret a détaillé trois gestes décisifs qui peuvent sauver une vie en cas de coup de chaleur — et un réflexe alimentaire que presque tout le monde a tort de garder.
Pourquoi les 3 premiers jours de canicule sont les plus meurtriers
Le chiffre glace le sang : lors de cet épisode, la mortalité a bondi de 80 % pendant les trois premières journées de chaleur intense. L’explication tient en un mot — thermorégulation. L’organisme n’a tout simplement pas eu le temps de s’adapter. Dans certaines régions, le mercure a grimpé de 15 °C en 48 heures, un choc thermique brutal.
Les personnes de plus de 75 ans paient le plus lourd tribut : elles représentent trois quarts des décès liés à la chaleur. Leur capacité à réguler la température corporelle décline avec l’âge. Mais le danger ne se limite pas aux aînés. Plusieurs coureurs ont été hospitalisés ces derniers jours après des malaises en pleine compétition. Faire du sport par forte chaleur multiplie par 20 la production de chaleur interne, alors même que le corps lutte déjà contre la fournaise extérieure. Le Dr Mascret est formel : au-delà de 30 °C, on ne s’entraîne qu’avant 7 heures du matin ou après 20 heures. Au-delà de 41 °C de température interne, c’est le coup de chaleur, avec un risque réel de décès.
Les 3 gestes vitaux que le Dr Mascret recommande en urgence
Vertiges, maux de tête tenaces, irritabilité, transpiration abondante puis peau brûlante et sèche — quand ces signes apparaissent, la déshydratation est déjà sévère. Il faut mettre la victime à l’ombre et appeler le 15 immédiatement. En attendant les secours, trois actions simples peuvent tout changer.
Première urgence : faire boire de l’eau. La réhydratation permet au corps de fabriquer à nouveau de la sueur, son seul système de refroidissement naturel. Deuxième réflexe : ventiler. Éventail, ventilateur, tout ce qui accélère l’évaporation de la transpiration évacue la chaleur interne. Troisième geste, souvent ignoré : appliquer une poche de froid — glaçons, canette fraîche — sur six points précis du corps. Au niveau du cou, sur les carotides. Sous les aisselles, où passe l’artère axillaire. Et à l’aine, au-dessus des artères fémorales. Ces zones sont stratégiques parce que de grosses artères y circulent juste sous la peau : le sang refroidi fait baisser la température de tout l’organisme en quelques minutes.
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L’erreur alimentaire que presque tout le monde commet pendant la canicule
Côté barbecue, la nouvelle est rude : le Dr Mascret recommande de l’éviter pendant les pics de chaleur. Les aliments caloriques et difficiles à digérer génèrent de la chaleur supplémentaire par thermogénèse alimentaire. Viandes grillées, plats lourds, tout ce qui demande un effort digestif intense est à proscrire temporairement.
À privilégier : les fruits et légumes gorgés d’eau. Pastèque, melon, tomate, pamplemousse — ils hydratent autant qu’ils nourrissent. Quant à l’alcool, la sentence est sans appel. Contrairement à l’idée reçue, il ne désaltère pas : il déshydrate. Chaque verre aggrave le déficit hydrique au moment précis où le corps a désespérément besoin d’eau. Un rosé en terrasse par 38 °C, c’est peut-être le pire service que vous puissiez rendre à votre organisme.
Trois gestes, six points du corps, zéro alcool : le protocole du Dr Mascret tient sur un post-it, mais il peut faire la différence entre un simple malaise et un drame. Reste une question que beaucoup se posent : quand cette canicule de mai finira-t-elle par lâcher prise ?